Chasseur de talents à 18 ans

Étienne Pilotte a fait son entrée avec les... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Étienne Pilotte a fait son entrée avec les Olympiques en octobre dernier, alors qu'il n'était âgé que de 17 ans.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Alex Dostie, Nicolas Meloche, Yakov Trenine, Alexandre Alain et Alex Breton font partie du noyau des joueurs clés de 18 ans des Olympiques de Gatineau.

Moins connu parce qu'il évolue dans l'ombre, un autre jeune homme de 18 ans occupe un rôle tout aussi vital auprès de l'équipe de Benoît Groulx. Étienne Pilotte ne porte pas l'uniforme noir et blanc, mais il est responsable d'identifier les prochains Dostie, Meloche et compagnie du club.

Il avait encore 17 ans quand les Olympiques en ont fait le plus jeune dépisteur de l'histoire de la LHJMQ en octobre dernier.

Né le jour de Noël 1997, le dernier recruteur embauché par Benoît Groulx n'a rien d'un néophyte en la matière malgré son âge. Son père Stéphane est recruteur à temps plein chez les Ducks d'Anaheim. Il avait fait ses débuts comme recruteur avec les Voltigeurs de Drummondville en 1989. Il était âgé de 22 ans.

«Il a de l'avance sur moi! Il a un bon oeil. Il va faire des erreurs comme tous les recruteurs, mais il devra s'assurer d'en faire moins que les autres», a rigolé Stéphane Pilotte, qui a été conseiller spécial de Benoît Groulx quand les Olympiques ont gagné leur dernière coupe du Président en 2008.

Pilotte était directeur du recrutement du Junior de Montréal et de l'Armada de Blainville-Boisbriand avant de s'associer aux Ducks d'Anaheim. 

Comme directeur général, il a mené les Foreurs de Val-d'Or à la coupe du Président ainsi qu'à la finale de la coupe Memorial en 1999. Pierre Desjardins, parrain d'Étienne Pilotte, est aussi directeur du recrutement avec le Drakkar de Baie-Comeau. Le jeune homme a donc baigné dans le monde du hockey toute sa vie.

«Quand je regarde une partie de hockey avec mon père, ce n'est pas avec les yeux d'un partisan normal. Nous analysons les joueurs sous toutes leurs coutures», avance l'étudiant du Collège Édouard-Montpetit.

Défenseur substitut du Collège Français de Longueuil junior AAA en début de saison, Étienne Pilotte s'est rendu compte qu'il n'aurait jamais la chance de gravir les échelons du hockey à titre de joueur. Il a donc décidé d'aller s'amuser dans le junior AA en plus de consacrer plus de temps à sa carrière de rêve.

«Je voudrais faire le même travail que mon père. Ça m'emballe. Ça me passionne», raconte celui qui est débarqué chez les Olympiques au moment propice.

Un dépisteur a dû quitter ses fonctions en octobre et Stéphane Pilotte a logé un coup de fil à Benoît Groulx pour lui présenter «son» candidat. Ce dernier n'a pas fait la sourde oreille.

«J'ai soumis le dossier à Christian Caron, notre directeur du recrutement. Sa rencontre avec Étienne l'a agréablement surpris. De mon côté, j'ai dit à Christian que si le fils avait la moitié du talent du père, on devrait l'engager! Le talent n'a pas d'âge. Raphaël Pouliot est directeur du recrutement des Huskies de Rouyn-Noranda. Il a 24 ans. Il faut essayer d'attirer les meilleurs talents.»

Établi à Longueuil, Étienne Pilotte est donc responsable du recrutement des joueurs de la région montréalaise, mais il est un spectateur attentif au tournoi midget espoir de Gatineau cette semaine.

«C'est un honneur pour moi de faire ce travail. Je ne me sens pas intimidé. Depuis le temps que j'écoute mon père parler de hockey, j'ai appris plein de trucs du métier. J'ai encore beaucoup à apprendre. J'ai des preuves à faire. Ce n'est pas parce que je suis le fils de Stéphane Pilotte que je vais monter les échelons du hockey.»

Quant à son âge, Étienne Pilotte ne s'en fait pas. «C'est juste un chiffre. Quand tu es mature, déterminé et que tu sais ce que tu veux dans la vie, tu peux réussir.»

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