Groulx cache bien son jeu

L'entraîneur-chef des Olympiques n'entend pas dévoiler ses plans... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'entraîneur-chef des Olympiques n'entend pas dévoiler ses plans à l'aube de l'ouverture de la période des transactions.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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En plein coeur d'une séquence de cinq victoires consécutives et avec seulement cinq matches à jouer avant l'ouverture de la période des transactions dans la LHJMQ, les Olympiques de Gatineau n'ont qu'un point de retard sur les trois équipes qui se partagent le deuxième rang du classement général.

Malgré cette position enviée, l'entraîneur-chef et directeur général des Gatinois refuse de montrer son jeu. Pourtant, Benoît Groulx a été un «acheteur agressif» l'an dernier alors que son club occupait le bas du classement. Il avait notamment délié les cordons de la bourse pour aller chercher Tommy Veilleux, Yan-Pavel Laplante et Valentine Zykov.

La semaine dernière, Serge Beausoleil, de l'Océanic de Rimouski, suggérait qu'il n'en manquait pas gros aux Olympiques pour faire un bout de chemin dans les prochaines séries éliminatoires. Il a fait cette déclaration en affirmant qu'il avait tenté en vain d'échanger le Gatinois Michaël Joly aux Olympiques. Ceux-ci n'étaient cependant pas prêts à payer la facture salée que les Sreaming Eagles du Cap-Breton ont absorbée.

«Nous aimons notre club. Nous avons une équipe jeune, talentueuse, rapide et en pleine ascension. Il n'y a pas de ménage à faire ici cette année et la majorité de nos bons joueurs reviennent l'an prochain. Saint-Jean, Shawinigan et Rouyn-Noranda sont dans la même position que nous. Ils ont un de bons clubs cette année, mais ils seront encore plus forts l'an prochain. Nous allons faire nos affaires selon nos besoins. Nous n'allons pas réagir en fonction de ce que les autres font», a indiqué l'Olympique en chef jeudi.

Selon les informations qui circulent dans la LHJMQ, Benoît Groulx se serait subtilement glissé dans la peau du «vendeur», mais personne ne semble mordre à son hameçon. Si Michaël Joly a valu des choix de première et deuxième rondes ainsi qu'un jeune espoir, Groulx est en droit de se demander ce que pourrait lui rapporter Yan-Pavel Laplante. L'attaquant de 20 ans déjà 19 buts, dont cinq en désavantage numérique. C'est plus que Joly. À 19 ans, Alexandre Carrier est un des meilleurs défenseurs de la ligue. Il vaut aussi son pesant d'or.

Ce n'est pas la première fois que Benoît Groulx tente de connaître la valeur du marché en plaçant ses meilleurs joueurs dans la vitrine. En 2008, quand les Olympiques ont gagné la coupe du Président, Claude Giroux avait été offert aux Mooseheads d'Halifax, qui avaient préféré se tourner vers Brad Marchand. Heureusement...

Aujourd'hui, Benoît Groulx se dit toujours en mode d'évaluation du marché. «J'ai eu des discussions préliminaires avec certains clubs. Je m'informe de la disponibilité des joueurs. Nous avons une bibliothèque d'une vingtaine de joueurs, jeunes et moins jeunes que nous voulons évaluer.»

Dans l'esprit de Benoît Groulx, la course au championnat est ouverte. Selon lui, un seul club s'est démarqué des autres cette saison. «Rouyn-Noranda est premier depuis le début de l'année. D'autres clubs doivent agir maintenant. Val-d'Or arrive à maturité. Même chose pour le Cap-Breton. C'est leur année. Sherbrooke disait viser la coupe en mai dernier. Que vont-ils faire? Et Shawinigan, et Moncton, et Saint-Jean? Charlottetown va-t-il ravoir Daniel Sprong?»

Beaucoup de questions. Peu de réponses pour l'instant.

«Les négociations vont s'intensifier bientôt. Une chose est sûre. Notre club progresse bien. Il est en santé. Ça fait une différence. Mais nous gagnons aussi en équipe, à cause des quatre trios, de nos défenseurs, des unités spéciales ou de nos gardiens.»

Les Voltigeurs confiants pour le match contre les Olympiques

Les Olympiques n'auront pas à chercher bien loin pour se motiver en vue de leur prochain affrontement à Drummondville vendredi soir.

Les Voltigeurs garantissent la victoire à leurs partisans! Rien de moins. «Sinon, nous vous offrirons un billet pour le prochain duel entre les deux équipes le 19 janvier prochain», peut-on lire sur l'affiche promotionnelle publiée par l'équipe.

Chez les Olympiques, l'entraîneur-chef Benoît Groulx n'a pas semblé fouetté outre mesure. «Ce n'est pas la première fois qu'ils font une promotion semblable. Ils veulent du monde contre Gatineau? Ils ont besoin de leur foule pour nous vaincre», a-t-il lancé à la blague.

Dans le vestiaire des Gatinois, Élie Bérubé s'est montré amusé par la stratégie des Voltigeurs. «C'est spécial comme promotion! C'est sans doute une petite motivation pour nous, mais je ne pense pas que ça va changer notre façon de jouer. La plupart de nos joueurs ne sont même pas au courant, mais ça serait plaisant de gagner dans les circonstances.»

Mercredi soir, les Voltigeurs ont gagné leur premier match avec leur nouvel entraîneur associé, Jean-François Grégoire. Ce dernier est le père de Jérémy Grégoire, ancien des Saguenéens de Chicoutimi et du Drakkar du Baie-Comeau et espoir du Canadien de Montréal. Son autre fils, Thomas, est défenseur avec le Phoenix de Sherbrooke.

Les Olympiques recevront justement le Phoenix samedi dans l'avant-dernier match présenté à Guertin avant la pause de Noël. Des affrontements contre des équipes du haut du plateau sont également à l'horaire contre Val-d'Or, Rouyn-Noranda et Shawinigan avant l'ouverture du marché des transactions.

«Le peloton de tête commence à se détacher. Je m'attends à perdre Yakov Trenine après le week-end. L'an passé, quand nous l'avons perdu juste avant les Fêtes, ça nous a fait perdre notre sourire. Les défaites s'étaient accumulées. Ça sera tout un défi pour notre club de gagner sans notre meilleur joueur de centre», a avancé Benoît Groulx.

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