Tommy Veilleux claque la porte

Le numéro 71 des Olympiques ne cache pas... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Le numéro 71 des Olympiques ne cache pas que le retrait de son titre d'assistant capitaine a miné sa confiance cette saison.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Entraîné dans une spirale descendante et ne sentant pas l'appui de son entraîneur-chef pour s'en sortir, Tommy Veilleux a pris la difficile décision de quitter les Olympiques de Gatineau.

L'attaquant de 20 ans est passé dans le bureau de Benoît Groulx mercredi matin. Apte à revenir au jeu après avoir subi une blessure au haut du corps, il voulait obtenir l'assurance de reprendre sa place pour y remplir un rôle important. L'entraîneur-chef gatinois n'a pas été en mesure de lui garantir ses souhaits. Veilleux a donc pris la porte.

Assistant capitaine l'an dernier après avoir été acquis des Tigres de Victoriaville à gros prix en compagnie de Yan-Pavel Laplante contre le jeune espoir Pascal Laberge et un choix de première ronde en 2016, Veilleux avait perdu ce titre en début de saison. Cette destitution a miné la confiance du Beauceron dès le départ.

«Je suis obligé de dire que ça m'a affecté. Je pense que j'étais un joueur apprécié dans le vestiaire. Je ne pense pas que je méritais de perdre mon titre d'assistant même si j'approuve les choix de ceux qui sont là maintenant.»

Dépouillé d'un titre qui lui tenait à coeur, Veilleux n'a pas connu le début de saison souhaité. Il avait marqué un but et totalisait sept points en 17 matches avant de quitter l'équipe. Reconnu pour ses solides coups d'épaules, Veilleux ne voyait pas comment il s'en sortirait sans un vote de confiance de Benoît Groulx.

«Notre conversation a été corsée, mais il a été honnête avec moi. J'aurais voulu produire pour lui. J'aurais tout fait pour m'améliorer, mais je ne sentais pas son support. À 20 ans, un joueur est censé sentir le support d'un coach quand ça va mal. Les adjoints à l'entraîneur m'ont aidé. Benoît m'a aidé un peu, mais pas comme j'aurais voulu. Je n'ai pas connu un bon début de saison. J'avais perdu ma confiance. Ça allait de mal en pis.»

«Ça me fait un pincement au coeur de partir, mais des fois dans la vie, il faut faire un pas vers l'arrière pour en faire deux vers l'avant.»

Tommy Veilleux

Veilleux a senti le besoin de poser un geste draconien pour sortir de sa torpeur. «Ça fait cinq ans que je suis dans la LHJMQ. J'ai réfléchi. J'ai pesé le pour et le contre. Je trouve ça plate de quitter, mais je pense que c'est pour mon bien. Quand je prends une décision, je ne suis pas du type à la regretter.»

Direction Terrebonne

L'ancien choix des Predators de Nashville devrait donc prendre le chemin de Terrebonne où il s'alignerait avec l'équipe de son frère jumeau, Steven. Avec les Cobras de la Ligue junior AAA du Québec, il pourrait garder la forme et reprendre confiance en attendant une possible transaction.

«Je veux jouer au hockey et avoir du plaisir. Ça me fait un pincement au coeur de partir, mais des fois dans la vie, il faut faire un pas vers l'arrière pour en faire deux vers l'avant. J'ai ma part du blâme pour mes insuccès cette saison, mais ce n'est pas toujours la faute du joueur non plus.»

Chez les Olympiques, Benoît Groulx a expliqué que Veilleux avait exigé un poste dans un trio régulier et sur l'attaque massive. «Nous avons de jeunes joueurs qui vont très bien et nous faisons jouer ceux qui le méritent. L'an passé, ça s'est bien passé pour Tommy ici. Ce n'est pas l'effort qui manque, mais ça n'a pas été le cas cette année.»

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