D'artagnan Joly: l'histoire derrière un prénom

D'Artagnan Joly... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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D'Artagnan Joly

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Les Expos de Montréal ont eu Razor Shines. Le ski alpin a eu Picabo Street. Le basket a eu Magic Johnson. Le golf a eu Tiger Woods. En Outaouais, le temps est venu de faire la connaissance de D'Artagnan Joly.

Partout où ils sont passés, ces athlètes aux prénoms hors de l'ordinaire ont retenu l'attention. D'Artagnan Joly, meilleur compteur de l'Intrépide de Gatineau et espoir des Olympiques, n'échappe pas à la règle. Chaque fois que LeDroit a parlé de ses exploits, des questions ont suivi. «Il s'appelle vraiment D'Artagnan?»

Oui, le cadet des sept frères Joly doit son prénom à l'une des vedettes du mythique livre d'Alexandre Dumas. 

Comme il commence à faire scintiller la lumière rouge plus souvent qu'à son tour et qu'il est en voie de suivre les traces de son frère Michaël de l'Océanic de Rimouski, le moment est bien choisi de raconter les origines du nom accrocheur que lui ont attribué ses parents un an après la sortie du film Le Masque de fer en 1998. 

D'abord, soulignons que Josée Blom et Guy Joly ont donné naissance à sept garçons qui sont âgés de 16 à 35 ans aujourd'hui. Après avoir suivi les «normes conventionnelles» avec Christian, Jérémy, Brandon, Raphaël, Gabriel et Michaël, l'inventaire des noms de garçons commençait à se faire mince chez les Joly. Un soir où Josée était sur le point d'accoucher de son septième enfant encore sans nom, la famille a regardé Le Masque de fer. Et c'est là que l'histoire a commencé.

«Mom, D'Artagnan, ça c'est un très bon nom!», ont scandé les garçons en appréciant la bravoure de l'ami des trois mousquetaires.

Le père n'était pas certain de l'idée, mais la mère a penché avec reste de la famille.

«D'Artagnan, c'est unique et c'est cool. Alors, ç'a été notre choix.»

Mais afin d'éviter que leurs fils renient leurs noms en grandissant, les Joly avaient ajouté le nom de leurs parrains ainsi qu'un nom supplémentaire sur leurs actes de naissances au cas où ils voudraient faire une modification plus tard.

Dans le cas du petit dernier, le nom du grand-père de Josée et du père de Guy ont été retenus: Victor et Gérald. Gérald Joly n'évoque pas grand-chose? Sachez qu'il est l'auteur de l'immortelle chanson Mille après mille de Willie Lamothe et reprise par Fred Pellerin. «C'est la chanson chérie de la mère de Céline Dion. Gérald était un artiste. Il aurait tellement aimé savoir que Céline a aussi repris sa chanson», avance Josée Blom.

Certains soirs, avec ses mains agiles, il faut dire que d'Artagnan a aussi son côté artiste sur la glace. Il y a donc un peu de tout chez les Joly. Des sportifs de tout acabit, des artistes, des jumeaux et même un religieux. Brandon et Jérémy ont 30 ans et ils sont nés aux Pays-Bas, pays d'origine de leur mère. Brandon est un jeune moine établi à l'Abbaye cistercienne de Rougemont.

D'Artagnan Joly est fier de faire partie d'une famille aussi diversifiée. Son nom? Il aurait pu s'appeler Xavier ou Benjamin. Il préfère D'Artagnan. «Mon nom a fait jaser toute ma vie, mais ça ne me dérange pas. Je l'aime. C'est original. Je ne connais personne qui a le même nom que moi.»

De toute façon, ses amis le surnomment «Dart» ou «Jolz», prononcé à l'Anglaise, ce qui fait bien son affaire aussi.

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