Début de saison de rêve pour Laplante

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Yan-Pavel Laplante a marqué neuf buts depuis le début de la saison.

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La dernière fois que les Olympiques ont aligné un joueur prénommé Pavel, ils ont soulevé les coupes du Président et Memorial en 1997.

Pavel Rosa avait marqué 63 buts en 68 matches à sa dernière saison avec les Olympiques. Il est encore tôt dans la saison 2015-2016, mais Yan-Pavel Laplante produit à peu près au même rythme. Après neuf matches de sa cinquième et dernière saison junior, il domine tous les francs-tireurs de la LHJMQ avec neuf buts. Mieux, il a déjà égalé son total de buts de la saison dernière dans l'uniforme des Olympiques. Il avait compté neuf buts en 30 matches après son acquisition des Tigres de Victoriaville à deux jours de Noël.

Quand il est né, son père voulait l'appeler Pavel en l'honneur du «Rocket russe» Pavel Bure. Sa mère préférait Yan. Les parents ont donc décidé de joindre l'utile à l'agréable. Par contre, lorsqu'il compte un but, c'est le nom de Pavel qu'il veut entendre retentir dans l'aréna. «Dans l'entourage du hockey, tout le monde m'appelle Pavel. Les filles et les mamans m'appellent Yan!»

Repêché en troisième ronde par les Coyotes de l'Arizona en 2013, «Pavel» a encaissé un dur coup cet été quand ceux-ci ont décidé de libérer le marchand de vitesse. L'attaquant de 20 ans sait très bien qu'il s'agit de son dernier tour de piste dans le hockey junior et il entend profiter du moment pour attirer les regards des autres équipes de la LNH. Son entraîneur, Benoît Groulx, est convaincu que l'appel viendra si son «rocket junior» poursuit dans la même veine.

«Pavel est un joueur changé. Notre groupe d'entraîneurs a du plaisir à travailler avec lui. Nous sentons une grande ouverture d'esprit chez lui. Nous n'avions pas vu cela l'an dernier. Il veut s'améliorer. S'il continue comme ça, c'est sûr que des clubs de la LNH voudront lui faire signer un contrat.»

Remis à 100% d'une grave blessure à un genou qui avait affecté sa vitesse dans la deuxième moitié de la dernière saison, Laplante a retrouvé sa confiance. «J'ai connu un dur été quand les Coyotes m'ont libéré. C'est ma dernière année junior. Je vais tout faire pour obtenir un contrat. Les entraîneurs s'occupent bien de moi ici. C'est la première fois que je sens autant de support. Ils veulent m'aider à améliorer mes aptitudes. Je vais en profiter.»

Benoît Groulx s'est montré impressionné par le sérieux de son vétéran jusqu'ici. «Il vient me voir pour faire des heures supplémentaires. Il m'envoie des textos dans nos journées de congé parce qu'il veut embarquer sur la glace. Nous sentons qu'il est beaucoup plus au service de l'équipe qu'avant. Pavel a du caractère. Il est plus à l'écoute de ce qu'il a besoin de faire pour devenir un pro. Son début de saison est phénoménal. Il ne doit pas s'en satisfaire. Ça doit lui servir de départ.»

Sans hésiter, Groulx avance que Laplante et Vitalii Abramov ont été ses deux meilleurs joueurs depuis le début de la saison. «Il joue du gros hockey. Il patine à vive allure. Avec Abramov et Vincent Milot-Ouellet, il a complété notre meilleur trio du dernier voyage. Nous l'avons mis au centre récemment. Sa vitesse lui permet de se promener autant dans la zone offensive que défensive. Sa rapidité lui a déjà donné trois buts en désavantage numérique.»

Pavel Laplante n'a jamais rencontré Pavel Rosa, mais il dit en avoir attendu parler. «J'aimerais finir ma dernière saison comme la sienne! Nous avons une bonne équipe. Je connais mieux mon rôle. Je m'impose moins de pression et j'ai du plaisir.»

Simon Bourque est un défenseur à qui l'on confiera... (Archives Le Droit) - image 2.0

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Simon Bourque est un défenseur à qui l'on confiera de lourdes responsabilités chez l'Océanic.

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À Rimouski, Joly doit se réajuster au junior

Michaël Joly a rapidement apprivoisé le rythme de la LNH à son récent passage chez les Maple Leafs de Toronto.

Il s'est adapté à du jeu plus animé et plus rude. Le Gatinois de 20 ans s'en est rendu compte dès son retour au hockey junior. À ses premiers coups de patin de la saison avec l'Océanic de Rimouski, il a servi une percutante mise en échec à un adversaire des Foreurs de Val-d'Or. Nicolas Aubé-Kubel ne l'a jamais vu venir et Joly a été sévèrement réprimandé.

Expulsé du match dès les premières minutes de jeu, il a aussi été suspendu trois matches par le préfet de discipline de la LHJMQ. Doté de mains agiles qui lui permettraient de déjouer un adversaire dans une cabine téléphonique, Joly sera cependant de retour au jeu samedi soir au centre Robert-Guertin. Il s'agira de la première visite de l'Océanic en Outaouais depuis qu'il a éliminé les Olympiques en cinq matches au deuxième tour des séries éliminatoires.

«J'avais oublié que j'étais de retour chez les juniors. Je ne pense pas que j'aurais été suspendu pour mon geste chez les professionnels. J'aurais peut-être écopé de deux minutes pour assaut parce que j'ai sauté un peu à la fin. Là, j'ai hâte de revenir au jeu. Ça fait un bout que je n'ai pas joué», a-t-il dit hier juste avant d'affronter les Remparts à Québec.

Meilleur compteur de l'Océanic pendant le tournoi de la coupe Memorial à Québec au printemps dernier, Joly entame sa quatrième saison dans la LHJMQ. Il sait qu'il jouera gros à 20 ans. Il a été invité aux camps des Sabres de Buffalo et des Maple Leafs depuis deux ans. L'an prochain, il voudra obtenir une autre chance de jouer au hockey professionnel.

Son camp chez les Maple Leafs s'est mieux déroulé qu'à Buffalo l'année précédente. Dans un tournoi à quatre équipes, il a compté un but contre les recrues du Canadien de Montréal et il a ajouté un but et deux passes contre les Penguins de Pittsburgh. Invité au camp principal des Leafs par la suite, il n'aura toutefois fait que passer.

«Mon camp des recrues a vraiment bien été. Au camp principal, c'était différent. Nous étions regroupés en trois équipes et j'évoluais sur la cinquième ligne dans le même club que Dion Phaneuf, Joffrey Lupul et Nazim Kadri. J'ai eu très peu de glace pour me faire valoir. Après trois jours, ils ont coupé l'équivalent d'une équipe. Ils avaient l'air mal à l'aise de me laisser partir si tôt. Ils m'ont dit qu'ils avaient aimé mes deux camps et qu'ils auraient aimé me voir davantage, mais qu'ils avaient encore beaucoup de joueurs à évaluer.»

Michaël Joly revient toutefois du camp des Leafs avec l'assurance qu'il peut rivaliser avec les grands. «Je n'ai aucun doute là-dessus et je vais travailler pour atteindre la prochaine étape. Beaucoup de joueurs de 20 ans ont signé des contrats dans la LNH avec une bonne saison. C'est ce que j'ai l'intention de faire.»

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