Brigil offre un terrain pour héberger les Olympiques

Le président et fondateur de Brigil, Gilles Desjardins... (Martin Roy, LeDroit)

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Le président et fondateur de Brigil, Gilles Desjardins

Martin Roy, LeDroit

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Décidément, le dossier d'un nouvel amphithéâtre pour les Olympiques de Gatineau va de rebondissement en rebondissement.

À peine 24 heures après que les Sénateurs d'Ottawa se soient dits ouverts à la construction d'un Sensplex en sol gatinois, voilà que le président de Brigil, Gilles Desjardins, offre de céder à la Ville pour la symbolique somme de 1$ une parcelle de terrain d'une superficie de six acres situé aux abords de l'autoroute 50.

Il s'agit du même site que l'homme d'affaires avait proposé à la Ville il y a presque cinq ans, mais qui avait ensuite été relégué aux oubliettes par l'administration de l'ex-maire Marc Bureau, soit celui en bordure de la bretelle de sortie de la rue St-Louis, en direction est. Un champ de pratique de golf se trouve entre autres à cet endroit.

«Ça peut avoir l'air d'une surprise, mais ça fait longtemps que j'ai ce plan en tête. Ça cadre directement avec ma vision, soit de bâtir une qualité de vie. J'ai toujours été engagé dans ma région et les Olympiques sont une institution de longue date dont les gens sont fiers. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a demandé à ce que les entrepreneurs s'impliquent dans le dossier, alors je réponds présent, c'est ce que je fais», lance le principal intéressé.

D'une valeur évaluée à environ 3 millions $ et d'une superficie équivalente à celui où se situe l'actuel centre Robert-Guertin, le terrain que le constructeur immobilier offre de donner serait suffisamment vaste pour accueillir un amphithéâtre pour l'équipe de la LHJMQ, ainsi que trois autres glaces qui pourraient être transformées en un centre de foires au besoin afin d'attirer des événements et la clientèle touristique. Des condominiums seraient érigés ailleurs sur le lot de 40 acres détenu par Brigil.

«C'est le terrain le plus central pour toute la grande ville, il comporte plusieurs avantages. De plus, 70% des fans des Olympiques proviennent de l'est du territoire», répète l'entrepreneur gatinois.

Gilles Desjardins indique que deux seules conditions sont rattachées à son offre, c'est-à-dire que l'aréna devra absolument être le domicile des Olympiques et qu'il devra être baptisé de manière à rappeler l'engagement de l'entreprise ou de la famille Desjardins. Ainsi donc, l'aréna pourrait s'appeler centre Gilles-Desjardins ou amphithéâtre Brigil, par exemple.

Le président de Brigil indique également qu'il est hors de question pour lui de s'immiscer dans l'octroi du contrat de construction et qu'il ne privilégiera pas un ou l'autre des potentiels groupes chargés de mener à terme le projet de nouvel aréna des Olympiques.

Pas relié au projet Place des Peuples

Qui plus est, M. Desjardins jure que son projet d'érection de deux tours de 55 et 35 étages au centre-ville est complètement distinct de celui-ci et que son offre restera sur la table même si le conseil municipal ferme la porte à la Place des peuples.

L'homme d'affaires, qui souhaite voir le projet se concrétiser en 2018 s'il est accepté, s'apprêterait à déposer les documents officiels faisant état de sa proposition à la Ville de Gatineau dans les jours à venir.

L'attachée de presse du maire Pedneaud-Jobin, Laurence Gillot, a confirmé au Droit que des discussions ont eu lieu dans les dernières heures entre le chef de cabinet Melvin Jomphe et Gilles Desjardins. Le maire n'était cependant pas disponible mardi soir pour réagir à ce sujet.

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