Le long chemin vers Gatineau de Jonathon Masters

Jonathon Masters a rapidement gagné la confiance de... (Martin Roy, LeDroit)

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Jonathon Masters a rapidement gagné la confiance de Benoît Groulx.

Martin Roy, LeDroit

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Au sens propre autant qu'au figuré, Jonathon Masters a fait du chemin depuis l'an dernier.

Après tout, le hockeyeur de Thunder Bay a été libéré du pire club de la Ligue canadienne de hockey en janvier. Samedi, à Val-d'Or, on lui a décerné la première étoile aux termes d'une victoire de 4-2 des Olympiques contre les Foreurs. Muté à l'aile droite en raison d'une pénurie d'attaquants, il a amassé un but et une passe.

C'était la première fois que le travail de Masters était reconnu à l'issue d'un match depuis le début de sa carrière junior où il a joué à Kemptville dans la Ligue centrale junior A, à Sudbury dans la Ligue de l'Ontario (LHO) et enfin à Gatineau dans la LHJMQ.

«Je m'étais réchauffé comme défenseur, mais avant le match, Benoît (Groulx) m'a demandé si je voulais lui donner un coup de main à l'aile droite. Alexandre Landreville, Dylan Callaghan et moi, nous avons développé une chimie rapidement. J'ai été chanceux sur mon but, mais je me sentais à l'aise à l'attaque», raconte l'athlète de 19 ans.

À Gatineau, il a connu un fort camp cet été au point où Benoît Groulx a déclaré que Masters pouvait faire partie de son top-4 en raison du solide groupe de défenseurs à sa disposition. Pourtant, rien ne laissait présager un tel scénario il y a neuf mois.

Une longue route

Pour la petite histoire, rappelons que Jonathon Masters a été repêché dans la LHO à titre de défenseur. Il avait été un choix de 14e ronde des Wolves de Sudbury. À son premier camp, il avait été retranché et son agent lui avait suggéré de se joindre à une équipe de la Ligue centrale junior A au lieu de rester dans son coin de pays. «Mon agent croyait que le calibre de jeu était supérieur ici et que j'aurais l'occasion de me faire voir davantage par les recruteurs.»

C'est ainsi qu'il a abouti chez les 73's de Kemptville, à quelque 18 heures de route de la maison. À son deuxième camp chez les Wolves, à 18 ans, il compte deux buts dès son premier match et un autre à son deuxième match. Cette fois, le colosse de 6' 0" et 200 livres réussit à se tailler un poste à Sudbury, mais les Wolves ne gagnent pas. Masters entre et sort de l'alignement. La plupart du temps, on l'utilise à l'attaque. En janvier, il est retranché et Masters demande à être libéré.

Son agent tient donc des discussions avec le président des Olympiques, Alain Sear. L'équipe outaouaise recherchait un défenseur d'expérience et c'est ainsi que Masters est débarqué à Gatineau où il a récolté sept points dans les 25 derniers matches de la saison.

Masters n'est pas tout à fait dépaysé ici. Il a un oncle qui habite Ottawa et puis, il admet que sa venue à Gatineau s'est avérée salutaire. «Je ne regrette pas la décision de me joindre à ce club. J'étais coincé. Le changement a été bon pour moi. Mon but premier avait été de jouer dans la LHO. J'ai rempli cet objectif et j'espère que mon arrivée dans la LHJMQ va me permettre de passer au niveau supérieur», raconte celui dont le père, Scott, a été deux fois champion de la Coupe Allen avec les Twins de Thunder Bay dans la ligue senior canadienne.

À Gatineau, Benoît Groulx apprécie la grande capacité d'adaptation de Masters. «C'est une qualité importante dans un club de hockey. Il a confiance en lui. C'est une belle addition pour nous.»

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