Dernière minute de jeu pour les Olympiques

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, n'écarte... (Erick Labbé, Archives Le Soleil)

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Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, n'écarte aucune possibilité en ce qui concerne l'avenir des Olympiques de Gatineau.

Erick Labbé, Archives Le Soleil

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La situation dans laquelle sont plongés les Olympiques de Gatineau est du «jamais vu» pour la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), admet le commissaire Gilles Courteau.

«Je suis intervenu par le passé pour certains marchés, mais il y avait toujours au moins un aréna, lance-t-il en entrevue avec LeDroit. Là, à Gatineau, la Ville a décidé que l'aréna sera détruit en 2018. S'il n'y a pas d'aréna rendu à ce moment-là, il va falloir trouver une solution pour l'équipe et la solution ne sera pas de jouer à Gatineau.»

En réagissant ainsi, le commissaire de la LHJMQ ouvre toute grande la porte à un déménagement éventuel de la franchise la plus titrée de l'histoire de la ligue si Alain Sear et son groupe d'actionnaires n'arrivent pas à s'entendre rapidement avec un partenaire privé. M. Courteau lance en même temps un message aux villes qui seraient éventuellement intéressées à accueillir les Olympiques.

«Au moment où on se parle, il n'y a aucun marché qui pourrait accueillir les Olympiques, précise-t-il. Il n'y a aucun aréna, actuellement, ailleurs au Québec, qui respecte les critères de la LHJMQ. Et personne ne m'a encore contacté en se disant intéressé à acheter et déménager les Olympiques.»

«Ça prend du concret rapidement»

Gilles Courteau affirme que sa priorité à l'heure actuelle est de «venir en aide aux Olympiques pour qu'ils demeurent à Gatineau et qu'ils évoluent dans un aréna neuf». Considérant le refus catégorique de la Ville d'investir dans la construction d'un nouvel amphithéâtre pour héberger son club de hockey junior, tous les efforts doivent être faits, dit-il, pour que l'organisation s'entende avec un partenaire privé.

Le temps commence cependant à presser, signale le commissaire. «L'année 2018, ce n'est plus très loin, dit-il. Construire un aréna, ça prend au moins deux ans. Il faut qu'il se passe quelque chose rapidement dans ce dossier, ça prend quelque chose de concret. Si à un an de la démolition, il n'y a rien qui a avancé, la ligue devra envisager toutes les options possibles.»

Gilles Courteau reconnaît que le modèle que tente d'implanter la Ville de Gatineau en forçant le secteur privé à financer la construction d'un aréna n'existe pas ailleurs au Québec. Il affirme ne pas être en mesure d'évaluer les impacts qu'un tel modèle pourrait avoir sur une franchise de sa ligue.

Un marché majeur

«J'ai discuté avec le gouverneur du club, Norman MacMillan, et le président, Alain Sear, et il semble y avoir différents scénarios qui sont envisagés et qui me donnent espoir qu'il y aura du positif dans ce dossier-là à Gatineau, soutient néanmoins M. Courteau. Gatineau est un marché majeur pour la ligue. C'est une franchise qui a une histoire et un passé extraordinaires et qui est à la frontière entre le Québec et l'Ontario. Ça représente beaucoup pour la LHJMQ.»

LeDroit révélait samedi qu'une entente de principe est survenue entre les Olympiques et un partenaire privé qui, selon nos informations, serait Vision Multisports Outaouais. Cet organisme à but non lucratif a déjà déposé un plan qui est actuellement en analyse à la Ville de Gatineau.

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