Le chant du cygne de Groulx?

Si tout le monde reste en santé, Benoît... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Si tout le monde reste en santé, Benoît Groulx peut espérer atteindre le carré d'as.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Quand les Olympiques de Gatineau ont été éliminés en quarts de finale des séries de la LHJMQ en avril dernier, plusieurs observateurs croyaient que c'était la fin d'une époque. Tous s'attendaient à ce que Benoît Groulx fasse le saut chez les professionnels en 2015-16. Après tout, il venait de conduire Équipe Canada junior à sa première médaille d'or depuis 2009 et il avait encore causé une surprise au premier tour des séries éliminatoires en expédiant l'Armada de Blainville-Boisbriand en vacances prématurément.

Par le passé, l'entraîneur-chef le plus décoré de la LHJMQ avait reçu des offres pour passer au niveau supérieur. Il y a bien eu une expérience de deux saisons dans la Ligue américaine de 2008 à 2010, mais il était rentré au bercail quand le torchon s'était mis à brûler entre Ted Nolan (VP opérations hockey) et lui.

Pas pressé de quitter sa région natale après son retour de Rochester, il avait gentiment refusé les autres offres. Le synchronisme n'était pas bon. Après la saison 2014-15, il était cependant à l'écoute. Il a rencontré des gens intéressants durant l'été. Contre toutes attentes, il n'y a pas eu de «match parfait». Cette fois, c'est le synchronisme dans l'autre camp qui n'était pas à point.

Le Gatinois de 47 ans est donc de retour à la barre des Olympiques où il amorcera sa 12e saison complète avec une équipe dotée d'un bon mélange de vétérans et de jeunes talents. Si ses joueurs peuvent éviter de congestionner l'infirmerie comme c'est arrivé trop souvent dans les dernières années, Benoît Groulx pourra espérer un premier carré d'as en cinq ans. Si le bilan de santé ressemble à celui de l'an dernier, le milieu de peloton sera difficile d'accès.

Avec Yakov Trenine, Vitalii Abramov, Yan-Pavel Laplante, Alex Dostie, Alexandre Alain, Joey Richard et Tommy Veilleux, les Olympiques ont des munitions pour marquer des buts dans la LHJMQ. Jake Coughler et Alexandre Landreville apporteront de l'expérience aux deux derniers trios où les jeunes Anthony Gagnon, Jeffrey Durocher et Vincent Milot-Ouellet prendront du galon. Dylan Callaghan, un invité de l'Ontario, est aussi sur les rangs comme «agent de sécurité».

À la ligne bleue

En défensive, Benoît Groulx est très à l'aise avec ses généraux Alexandre Carrier et Élie Bérubé. «Quand ton premier duo de défenseurs a huit ans d'expérience dans la ligue, ça part bien.» Derrière eux, plusieurs joueurs légèrement expérimentés se battront pour une place dans le top-4. «Jonathon Masters et Alex Breton partent avec une longue d'avance avec les camps qu'ils ont connus.»

«Il compte donner du temps à Marc-Olivier Crevier-Morin pour qu'il reprenne la forme après avoir été ralenti par les blessures qui l'ont limité à 63 matches en deux ans. Choix de première ronde en 2014, le géant Matt Sartoris prendra également plus de place cette saison. Gabriel Bilodeau est un choix de première ronde qui amorce sa deuxième saison. Simon Messier sera la seule recrue.

Devant le filet

Le seul véritable point d'interrogation chez les Olympiques se trouve devant le filet. Alex Bureau a annoncé sa retraite au camp d'entraînement et les Gatinois amorceront l'année avec deux gardiens recrues. Mathieu Bellemare et Bo Taylor auront l'occasion de montrer leur savoir-faire. Si le passé est garant de l'avenir, ils devront saisir cette chance rapidement puisque Groulx n'est pas reconnu pour sa patience envers ses hommes masqués.

jfplante@ledroit.com

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