Urgence dans le camp gatinois

Les Olympiques de Gatineau veulent faire oublier cinq... (Martin Roy, LeDroit)

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Les Olympiques de Gatineau veulent faire oublier cinq défaites consécutives aux moins des 67's d'Ottawa.

Martin Roy, LeDroit

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S'ils ne gagnent bientôt un match contre les 67's d'Ottawa, les Olympiques de Gatineau vont commencer à souffrir d'un complexe d'infériorité.

La «Bataille de la rivière des Outaouais» reprendra vendredi soir à la Place TD alors que les deux clubs de hockey junior majeur de la région vont en découdre sur la patinoire. Les 67's ont gagné les cinq derniers duels, et ce, même si leur équipe n'est jamais complète au moment d'affronter les Olympiques, qui ont généralement une formation bien établie au début du mois de septembre.

«Notre fiche est mauvaise contre les 67's. C'est le temps de changer tout ça», avance le capitaine des Olympiques, Alexandre Carrier, qui a vécu les cinq défaites aux mains des 67's.

D'après le défenseur étoile des Gatinois, un match hors-concours contre des rivaux d'Ottawa a une saveur différente d'un match préparatoire. «Ça ressemble bien plus à un match de la saison régulière. On sent la rivalité. Le jeu est plus physique. Les deux ligues ont des styles de jeu différents. C'est une bonne expérience de jouer contre l'Ontario.»

De son côté, Yan-Pavel Laplante a beau avoir 20 ans, il n'a jamais eu l'occasion d'affronter une équipe ontarienne. «Je n'étais pas ici l'an dernier et je n'ai jamais joué à la coupe Memorial. On m'a parlé de la rivalité. D'après moi, nos ligues sont assez égales, mais on se fait toujours dire que l'Ontario a une meilleure ligue que la nôtre... J'ai hâte de vivre ça.»

Chez les 67's, le meilleur compteur de la dernière saison, Dante Salituro, espère que son entraîneur Jeff Brown lui tapera sur l'épaule pour ce match contre Gatineau. Brown a réduit ses effectifs à 26 joueurs hier et il voudrait voir ses recrues en action avant d'effectuer ses prochaines coupes. Ses meilleurs joueurs comme Salituro et Travis Konecny pourraient donc regarder le match à partir des gradins.

«C'est sérieux, ces matches contre Gatineau. Ce ne sont certainement pas des matches comme les autres. C'est une occasion de jouer contre des joueurs d'une autre ligue. C'est intense et nous tenons à la victoire», a dit Salituro, qui sera du camp des recrues des Blue Jackets de Columbus plus tard en septembre.

RON CHOULES SE SOUVIENT

Les temps ont beaucoup changé depuis les débordements des années '80 entre Ottawa, Hull, Cornwall et Kingston. Vendredi soir, selon les règles de la LHO, un joueur sera expulsé sur le champ s'il engage un combat. Ron Choules, nouvel entraîneur adjoint avec les Olympiques, a été un acteur de premier plan dans les bagarres à ne plus finir entre les clubs du Québec et de l'Ontario dans son «jeune temps».

«À l'époque, ce sont ces matches-là qui m'avaient permis de me faire une place avec les Olympiques. Je détestais Ottawa, Kingston et Cornwall. Je les déteste encore jusqu'à ce jour! Il y avait du jeu très rude sur la glace. C'était la guerre, mais c'était des matches extraordinaires! J'ai dû jouer six à huit fois contre les 67's. Je n'oublierai jamais l'ambiance qui régnait sur la patinoire et dans les gradins. Comment oublier des joueurs comme Randy Cunneyworth, Randy Boyd et Moe Mantha? Nos joueurs sont trop jeunes pour avoir connu cette rivalité, mais les défaites, il faut que ça cesse!»

La table est donc mise pour une autre confrontation Ontario/Québec. Reste à voir si la température va collaborer. Comme les Olympiques au centre Robert-Guertin, les 67's ont joué toute la semaine dans le brouillard sur la patinoire de la Place TD, mais la direction des 67's croyait pouvoir régler le problème en vue du match vendredi soir, surtout que la température devrait être plus fraîche.

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