Vitalii Abramov comme un poisson dans l'eau à Gatineau

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Vitalii Abramov.

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Il y a toujours une certaine crainte qui accompagne la sélection d'un joueur de grand talent au repêchage européen de la Ligue canadienne de hockey.

Est-il aussi bon qu'on le dit? Va-t-il pouvoir s'adapter à son nouvel environnement? Éprouvera-t-il le mal du pays?

Dans le cas de Vitalii Abramov, les Olympiques de Gatineau peuvent dormir tranquilles. Le Russe de 17 ans est fou comme un balai depuis son arrivée en Outaouais. Il a toujours le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Il participe aux activités d'équipe. Ses coéquipiers disent que son anglais progresse si bien qu'il aurait déjà surpassé la «zone de confort» de Yakov Trenine. Ah oui, le petit attaquant de 5'9» se débrouille plutôt bien sur une patinoire aussi.

«Je suis venu ici pour jouer au hockey. Je veux faire carrière au hockey et cette ligue m'offre le meilleur environnement pour mon développement», a-t-il répondu au Droit quand on lui a demandé s'il s'ennuyait de la maison.

Vitalii Abramov était un joueur convoité au dernier repêchage des joueurs européens de la LCH. Les Olympiques l'ont sélectionné au 13e rang, mais on dit qu'il aurait pu sortir plus tôt s'il avait manifesté l'intérêt d'aller ailleurs. Déjà, certains services de recrutement de la LNH ont classé Abramov comme un choix potentiel de premier tour au repêchage 2016 de la LNH. Le Russe était prêt à s'amener en Amérique pour lancer sa carrière, mais hier, il a été catégorique. C'est à Gatineau qu'il voulait jouer.

«Je voulais me joindre à une bonne équipe. Je voulais jouer pour un bon entraîneur. J'ai le même agent que Yakov Trenine et je n'avais entendu que de bonnes choses des Olympiques», a-t-il lancé dans un anglais surprenant pour un joueur qui s'est installé en Outaouais au début du mois d'août.

Sur les traces de Trenine

Naturellement, la présence de Yakov Trenine n'est pas étrangère à la venue d'Abramov. Les deux joueurs viennent de Chelyabinsk, en Russie. Les deux ont appris à jouer au hockey dans les mêmes équipes. Avant de s'amener chez les Olympiques l'an dernier, Trenine avait récolté 14 points en 22 matches à l'âge de 16 ans pour le Belye Medvedi Chelyabinsk dans la Ligue junior russe. Au même âge et avec le même club, Abramov a aussi amassé 14 points, mais en 20 matches.

On connaît la suite. À 17 ans, Trenine a été le deuxième marqueur des Gatinois avec 67 points en 58 matches et il a été un choix de deuxième ronde des Predators de Nashville. Son ami Abramov voudrait suivre ses traces. La différence, c'est que la recrue des Olympiques a déjà joué en Amérique du Nord. En 2014, il a aidé la Russie à remporter le Défi mondial des moins de 17 ans avec sa récolte de neuf points en six matches.

«Ça aide d'avoir Yakov avec moi ici, mais je connais aussi le joueur russe des 67's (Artur Tyanuline)», raconte celui qui a pratiqué plusieurs sports dans sa jeunesse comme le soccer, le tennis et même le karaté.

Dans le vestiaire, ses nouveaux coéquipiers l'apprécient. «Il a l'air content d'être ici. Il n'est pas gêné. Il n'est pas seul dans son coin. L'autre jour, nous avons joué un match de baseball et il tenait à être là. Il collabore pour s'intégrer à l'équipe», souligne le capitaine Alexandre Carrier.

Si les styles de jeu d'Abramov et Trenine diffèrent, Carrier pense qu'il y a une constance entre les deux. «Je pense que Vitalii pourra avoir un impact similaire à celui de Yakov l'an dernier.»

S'il fallait!

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