Ron Choules: de dur à cuire à bras droit

Trente-cinq ans plus tard, Ron Choules est de... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Trente-cinq ans plus tard, Ron Choules est de retour dans l'entourage des Olympiques.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Ron Choules était une recrue de 17 ans quand il est débarqué au centre Robert-Guertin pour la première fois en 1980.

«J'étais terrifié. Dès mon premier tour de glace, j'ai perdu un verre de contact. J'avais trop peur de le dire aux autres! J'ai joué deux jours avec la moitié de ma vision avant que mon père m'apporte un autre verre de contact.»

Le jeune Choules ne s'était jamais battu avant de porter le chandail des Olympiques, mais il avait le physique de l'emploi. Dans les matches hors-concours contre les 67's d'Ottawa et les Royals de Cornwall, il s'était bien débrouillé avec ses poings. «Fallait faire ce qu'il faut pour se faire remarquer. D'un seul coup, j'étais devenu un dur à cuire.»

Ron Choules aura joué deux saisons et demie avec les Olympiques. Il a totalisé 97 points en 141 matches pour accompagner ses 470 minutes de punition avant d'être échangé aux Draveurs de Trois-Rivières où il a complété sa saison de 19 ans avec 53 buts. «Je jouais avec Sylvain Turgeon et Benoît Doucet. Ils m'ont aidé, mais je les ai aidés aussi, vous savez!», dit-il d'un ton moqueur.

Retour vers le passé

Aujourd'hui âgé de 52 ans, l'ancien choix des Maple Leafs de Toronto revient là où tout a commencé. Il sera le principal adjoint de Benoît Groulx cette année. Après avoir été entraîneur-chef pendant sept saisons dans la LHJMQ ou dans la Ligue junior AAA du Québec, il revient dans le circuit Courteau avec un rôle différent.

«Je suis toujours resté un Olympique. Je ne l'ai jamais caché. Je suis arrivé ici à l'adolescence et je n'ai jamais oublié cet endroit mythique. C'est le cycle de la vie qui me ramène ici. Je n'ai jamais pardonné à Jean Bégin de m'avoir échangé à Trois-Rivières! J'étais sous le choc. J'étais bien ici. J'ai la conviction que c'est ici que je dois me retrouver en ce moment. Je sais que Bob-Guertin est un vieil édifice, mais pour moi, le building me réconforte.»

Montréalais d'origine, Ron Choules a fait ses premiers pas comme entraîneur-chef avec le Titan d'Acadie-Bathurst entre 2007 et 2010. Il a aussi dirigé les Screaming Eagles du Cap-Breton de 2011 à 2013 avant de faire un séjour dans les «mineures» à La Tuque, puis un retour par intérim à Bathurst en 2014. Il a voulu prendre une année de recul l'an dernier, mais un ami l'a convaincu d'aller donner un coup de main aux Stingers de l'Université Concordia comme adjoint.

«J'ai vraiment aimé mon expérience avec des joueurs plus âgés. Je caresse encore le rêve de diriger chez les professionnels. Cette expérience m'a donné confiance en mes aptitudes d'enseignements auprès des plus vieux. Cet été, j'ai eu des entrevues avec quelques clubs de la Ligue de la Côte-Est et on m'a dit que j'étais surqualifié!»

De fil en aiguille, il a envoyé un courriel à Benoît Groulx. «Je savais qu'il se cherchait du travail. Je l'ai rencontré au repêchage de la LHJMQ. Nous en sommes restés là, mais plus tard, il m'a rappelé. Après avoir été entraîneur-chef longtemps, je ne voulais pas me retrouver n'importe où comme assistant. Il n'y a que 60 emplois d'entraîneur-chef dans la Ligue canadienne de hockey. Si je ne peux pas en avoir un maintenant, aussi bien m'attacher à une bonne organisation et à un grand entraîneur. Je ne veux pas avoir de regrets plus tard alors je suis ici pour prendre du bagage auprès de Benoît et je veux devenir le meilleur adjoint de la ligue cette année.»

Trente-cinq ans après son premier passage à «Hull», Ron Choules se bat toujours pour faire sa marque au hockey.

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