Ça roule pour Crevier-Morin

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Marc-Olivier Crevier-Morin a disputé seulement 15 parties la saison dernière dans la LHJMQ.

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Après une journée au camp d'entraînement des Olympiques de Gatineau, tout va bien pour Marc-Olivier Crevier-Morin.

S'il peut en dire autant au terme du jour deux, il sera en voiture. Il pourra ranger derrière lui l'année la plus longue, la plus frustrante de sa jeune carrière de hockeyeur.

L'été dernier, le solide défenseur a commencé à ressentir des douleurs au terme de sa deuxième séance d'entraînement avec son équipe. Il ne pouvait alors pas se douter que le problème perdurerait durant une dizaine de mois et qu'il serait limité à une quinzaine de parties à sa deuxième saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«Dans la vie de tous les jours, tout allait bien. La douleur, je la ressentais uniquement quand je patinais. Le seul moment le plus dur, c'est quand un docteur m'a dit que je devrais peut-être renoncer au hockey, raconte-t-il. Ça m'avait donné un gros choc. Jouer au hockey, c'est ça que je veux faire dans la vie.»

D'habitude, les «gros chocs», Crevier-Morin les encaisse sans difficulté. «Quand un gars vient pour le frapper, Marco tombe rarement. En fait, je pense que c'est l'autre gars qui finit plus souvent par tomber», souligne justement son coéquipier et capitaine, Alexandre Carrier.

L'éclopé de 19 ans a été chanceux dans sa malchance. Comme il est originaire de Châteauguay, il a pu bénéficier du soutien de ses parents durant ses périodes de doute.

Il y a environ deux semaines, les médecins qui l'ont suivi lui ont donné le feu vert pour recommencer à jouer. Si tout va comme prévu, Crevier-Morin sera dans la formation débutante des Olympiques lorsque la saison régulière prendra son envol, dans un mois, jour pour jour, au Centre Robert-Guertin.

Sa présence pourrait donner aux Gatinois un truc qui leur a fait drôlement défaut durant les dernières séries de la coupe du Président: un solide quatuor en défensive.

«On aurait eu besoin de lui l'an dernier, convient Carrier. En plus de sa robustesse, il a de l'expérience. Sa première passe est plutôt bonne aussi. Je pense qu'il va emmener sa touche en attaque comme en défensive.»

Crevier-Morin débordait d'enthousiasme et de confiance, hier matin, à Guertin.

Il se sentait «un peu rouillé», mais quand même en grande forme. S'il n'en tenait qu'à lui, il sauterait dans la mêlée la fin de semaine prochaine, dans les premiers matches préparatoires contre l'Armada de Blainville-Boisbriand.

«Ben veut qu'on y aille progressivement. Moi, je serais prêt. J'ai participé à un tournoi vraiment intense dans ma région avec des gars qui jouent dans le pro. Ça s'est vraiment bien passé. La seule chose que je n'ai pas vraiment essayée, c'est le contact, mais j'ai quand même frappé quelques-uns de mes amis pour le fun...»

Ben, c'est Benoît Groulx. Vérification faite, il n'est vraiment pas pressé: «Si ça prend une semaine de plus, ça prendra une semaine de plus», lance l'homme qui cumule toujours les doubles fonctions d'entraîneur-chef et directeur général.

Groulx a par ailleurs donné de strictes instructions à son physiothérapeute. Crevier-Morin sera «son premier client». «Je veux m'assurer que tout le monde soit sur la même page.»

Le joueur qui aspire à faire partie du groupe de leadership des Olympiques se montrera patient. Il suivra les consignes. Il a quand même hâte.

«Quand j'aurai distribué deux ou trois bonnes mises en échec, je serai reparti», pense-t-il.

sstlaurent@ledroit.com

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