Vente des Olympiques: «énorme rebondissement» dans le dossier

Alain Sear.... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Alain Sear.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Comme la saga du centre Robert-Guertin, le dossier de la vente des Olympiques de Gatineau est tout aussi fertile en revirements de situation.

Après avoir passé la journée à pester contre la Ville de Gatineau qui lui aurait fait des cachettes en l'excluant des négociations avec le groupe AEG, Alain Sear a confié, sur les ondes d'Unique FM jeudi soir, avoir eu une conversation avec Luc Robitaille. Celui-ci aurait indiqué qu'il ferait une offre formelle, sur papier, afin d'acheter l'équipe gatinoise d'ici quelques jours.

En fin de soirée le dossier avait évolué à nouveau. Joint par LeDroit, Alain Sear a refusé d'élaborer. «Il vient d'y avoir un énorme rebondissement. C'est tout ce que je peux dire», a-t-il expliqué d'un air amusé.

L'entente avec AEG aurait-elle avorté? Le groupe actuel des neuf propriétaires des Olympiques pourrait-il orchestrer un plan B? Pas selon Gilles Desjardins, qui détient 10% des actions du club et qui aurait les fonds nécessaires pour bloquer la vente.

«Je n'ai pas l'intention d'acheter tout le club. S'il faut que je vende mes parts pour que le projet fonctionne et si c'est bon pour les Olympiques, je vais le faire avec plaisir. Je suis même prêt à vendre au prix coûtant», a dit le propriétaire de Brigil.

Réveil brutal

La journée de jeudi avait bien mal commencé pour les propriétaires des Olympiques.

«Regrettable, inacceptable, irrespectueux», ont été les mots utilisés par Alain Sear pour exprimer son dégoût d'avoir été exclu des négociations enclenchées par la Ville de Gatineau pour vendre son club de hockey à AEG.

Jeudi, LeDroit révélait que l'avenir du centre multifonctionnel passait par la vente des Olympiques au groupe AEG. Sans entente et sans argent neuf, la Ville pourrait tout simplement laisser tomber ses ambitions de construire un nouvel amphithéâtre pour remplacer le centre Robert-Guertin.

Le groupe de l'ancien joueur vedette des Olympiques de Hull, Luc Robitaille, serait prêt à investir une dizaine de millions $ afin d'aider la Ville à respecter son budget pour bâtir le centre multifonctionnel. Le groupe AEG souhaiterait aussi gérer le nouvel édifice afin d'y présenter des spectacles en plus d'acquérir l'équipe de hockey junior. Or, les propriétaires actuels des Olympiques n'ont jamais été mis au parfum de ces négociations.

«Notre club n'est pas à vendre. Comment la Ville peut-elle négocier la vente d'un club qu'elle ne possède pas? C'est désolant de se faire jouer dans le dos comme ça», a vociféré Alain Sear en après-midi.

Ce dernier savait que la Ville négociait avec une autre entreprise privée pour l'aider à accoucher du centre multifonctionnel, mais il ignorait que l'avenir de l'édifice était rattaché à la vente de son club de hockey. «Si la Ville prépare un pacte avec AEG, il serait bien que ce pacte soit aussi offert aux entreprises de la région. Si c'est avantageux pour AEG, pourquoi est-ce que ça ne le serait pas pour d'autres? Jamais la Ville ne nous a offert la possibilité de gérer le nouvel édifice. C'est peut-être quelque chose que nous aimerions explorer.»

Le président du club a assuré que son groupe ne ressentait pas la pression de vendre quoi que ce soit.

«Si nous recevons une offre non sollicitée, nous allons l'analyser. Nous avons neuf actionnaires et notre convention est claire. Si quelqu'un ne veut pas vendre ses actions, il a l'option d'acheter le club au complet.»

- Avec Mathieu Bélanger

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