Les Olympiques et leurs vétérans face à l'élimination

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À titre de joueur de 20 ans, le gardien François Brassard ne veut pas terminer sa carrière sur une mauvaise note. «Nous ne pouvons finir avec trois défaites de suite à la maison. Ça serait un peu gênant. Nous avons plus de fierté que ça.»

Martin Roy, Archives LeDroit

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François Brassard veut se racheter. Louick Marcotte aime sa barbe bien garnie et tient à la garder. Mickaël Beauregard ne veut pas regarder le dernier match de sa carrière junior à partir des gradins.

Peu importe leur motivation, les trois joueurs de 20 ans des Olympiques ont de bonnes raisons de ne pas rendre les armes vendredi soir alors qu'ils feront face à l'élimination contre l'Océanic, qui mène la série 3-1.

Suspendu un match pour son coup à la tête de Christopher Clapperton, Mickaël Beauregard remettra son sort entre les mains de ses coéquipiers. Habitué à passer près de 30 minutes sur la glace par match, son absence sera lourde de conséquences pour son club.

L'équipe n'a pas pratiqué jeudi. Benoît Groulx a préféré que ses guerriers se reposent avant de revenir à l'entraînement vendredi matin. Joint au téléphone, François Brassard espérait pouvoir faire la différence dans ce cinquième match crucial comme il l'avait fait en blanchissant l'Armada de Blainville-Boisbriand dans la série précédente.

Il disait ne pas avoir pris connaissance des durs commentaires de son entraîneur à son endroit sur les deux «mauvais buts» accordés mercredi.

«Je n'ai pas regardé ce qui se disait dans les médias et je n'ai pas l'intention de le faire. Je sais que je n'ai pas été à mon mieux dans les deux derniers matches. Il faut que je retrouve ma concentration et que je reparte à zéro.»

Le gardien gatinois a ajouté que personne n'avait lancé la serviette chez les Olympiques.

«Dans le vestiaire, les gars y croient. La journée de congé a fait du bien. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Tous les matches de la série ont été serrés. Ça aurait pu tomber d'un bord comme de l'autre. Rimouski joue bien défensivement. C'est difficile de se rendre à leur filet. Il faudra faire preuve de plus d'opportunisme.»

À titre de joueur de 20 ans, Brassard ne veut pas terminer sa carrière sur une mauvaise note.

«Nous ne pouvons finir avec trois défaites de suite à la maison. Ça serait un peu gênant. Nous avons plus de fierté que ça. Nous n'allons pas mourir sans livrer une bonne bataille. Pour les joueurs de 20 ans, le prochain match est encore plus significatif. Il n'y a plus de lendemain.»

Quant à son choix de revenir avec son masque blanc plutôt qu'à son nouveau masque aux couleurs des Olympiques, il affirme que ce n'était aucunement une question de superstition.

«Le nouveau masque a déjà des égratignures. La peinture s'enlevait. Et mon ancien masque est plus confortable.»

De son côté, Louick Marcotte disait qu'il s'était retrouvé en position précaire à quelques reprises avant de gagner la coupe du Président avec les Foreurs de Val-d'Or l'an dernier. Il n'est pas prêt à abandonner la guerre lui non plus.

«À Val-d'Or, nous tirions de l'arrière 3-2 en demi-finale et en finale. Ils ont une bonne équipe de l'autre bord, on ne se le cachera pas, mais il ne faut pas penser à la difficulté d'aller gagner deux matches à Rimouski. Il faut commencer par en gagner une devant nos partisans.»

Limité à trois points depuis le début des séries, Marcotte sait que l'équipe a besoin d'une meilleure contribution offensive de sa part.

«C'est frustrant. Je voudrais contribuer aux succès du club, surtout que c'est rendu une question de vie ou de mort. J'ai mes chances. Je serais inquiet si je n'en avais pas. Je garde le moral et j'ai confiance que ça va débloquer dès qu'une rondelle va finir par rentrer.»

Faudrait que «ça rentre» vendredi soir. Il est minuit moins une.

Une mission difficile, mais possible

Ce n'est pas la première fois de sa carrière que Benoît Groulx se retrouve en mauvaise posture après quatre matches dans une série éliminatoire. À quelques reprises, il a été capable de sortir son club du gouffre. La dernière fois, c'était en demi-finale des séries de 2011.

Les Olympiques tiraient de l'arrière 3-1 dans la série contre les Remparts de Québec avant de gagner trois matches consécutifs pour passer à la finale. Les Gatinois devront faire de même contre l'Océanic de Rimouski s'ils veulent passer la deuxième ronde des séries pour la première fois... depuis 2011.

Le défi sera de taille. Après tout, ils devront vaincre la meilleure équipe de la ligue dans trois matches consécutifs. L'équipe aura l'impression de combattre au pied d'une pente montante. L'Océanic est bien parti pour éviter la reprise des séries de 2013, où il avait été surpris par les Olympiques en six matches malgré un écart de 28 points au classement.

Pour Benoît Groulx, il ne faudrait pas grand-chose pour que le vent tourne. «Nous avons joué trois bons matches sur quatre. Leur gardien est en feu et l'Océanic mérite de mener la série 3-1. En même temps, chaque match s'est joué sur peu de chose. Leur gardien a fait la différence depuis deux matches. Leurs meilleurs joueurs ont été supérieurs à certains de nos meilleurs joueurs. Il faut savoir oublier ce qui s'est passé et repartir à zéro.»

La perte de Mickaël Beauregard, suspendu un match, ajoutera cependant à son coefficient de difficulté dans le cinquième match. Des changements à l'alignement seront à prévoir. Il a même avancé qu'il n'avait pas arrêté son choix pour son gardien partant.

«Je vais décider cela le matin. Notre gardien n'a pas à être meilleur que (Louis-Philippe) Guindon. Ce que je sais, c'est que nous ne pouvons pas nous permettre de prendre de mauvais buts contre un club comme Rimouski. Guindon a été solide, mais il faut mettre plus de circulation devant lui et se montrer plus créatif.»

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