Un but suffit à François Brassard

François Brassard a connu toute une soirée de... (Photo Yan Doublet, archives Le Soleil)

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François Brassard a connu toute une soirée de travail repoussant les 38 rondelles dirigées vers lui.

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Quand François Brassard va tirer un trait sur sa carrière junior ce printemps, il conservera un souvenir précieux de sa prestation dans le cinquième match de la série entre les Olympiques et l'Armada de Blainville-Boisbriand.

Le gardien de 20 ans a été tout simplement sublime sur la glace du Centre d'excellence Sports Rousseau, vendredi soir, en repoussant chacun des 38 lancers de l'Armada. Il a été tellement efficace devant sa cage qu'un seul but lui aura été suffisant pour permettre à son équipe de l'emporter 1-0 et ainsi amener la flotte laurentienne au bord de l'élimination.

Le gardien gatinois n'avait pas complété le dernier match après avoir alloué quatre buts sur 16 tirs. Il savait qu'il devait rebondir sur la route, vendredi soir, et il l'a fait de brillante façon.

Dès les premiers instants de cette autre guerre de tranchées, les deux gardiens ont dû se signaler. Samuel Montembeault venait d'effectuer deux arrêts pas commodes en début de match quand le prolifique Danick Martel s'est échappé, quelques secondes plus tard. Brassard a résisté.

«Après deux gros arrêts de Montembeault, ça nous aurait coupé les jambes si Martel avait compté», a indiqué le gardien victorieux après son effort qui lui a valu la première étoile de la rencontre. Les deux hommes masqués ont été les vedettes incontestées de la première période disputée à un rythme endiablé comme dans les quatre premiers duels de la série.

L'Armada a pris encore plus de rythme dans la période médiane en décochant les 10 premiers tirs de la période, mais il n'aura fallu qu'un tir de Mickaël Beauregard pour redonner des ailes à son équipe. Le défenseur a appuyé l'attaque dans une descente à trois contre deux pour convertir une belle passe de Yakov Trenine sur le premier tir des Olympiques à la 14e minute de la période!

Le but a semblé donner confiance aux hommes de Benoît Groulx qui ont ensuite dominé le reste de la période 9-3 dans les tirs au but, mais comme à son habitude, l'Armada n'avait pas abandonné la bataille. Loin de là.

Dans la troisième période, les hommes de Joël Bouchard ont tiré 18 fois sur François Brassard sans jamais percer sa muraille. En revanche, les visiteurs n'ont tiré qu'une seule fois sur Samuel Montembeault.

Le gardien gatinois a été à son mieux pendant les deux avantages numériques des locaux. Il a été bombardé de partout et quand il a accordé des retours, ils étaient loin des bâtons de l'ennemi. Malgré une domination de 38-19 au chapitre des lancers, les Gatinois se trouvent aujourd'hui en avance 3-2 dans la série grâce à une victoire signée «François Brassard.»

«Notre gardien a été phénoménal. Je suis content pour lui. Il s'est relevé du dernier match. Il a démontré beaucoup de caractère. Il n'était pas à son mieux mercredi. Ce soir, il a été un joueur exceptionnel sur la glace», a expliqué Benoît Groulx.

L'entraîneur adverse, Joël Bouchard, ne pouvait pas dire le contraire après la défaite où son club a tout fait ce qu'il voulait sauf marquer.

«Je n'ai pas besoin d'analyser ce match. Brassard a été incroyable. Les retours de lancer sont tombés du bon bord. On pourrait jouer ce match-là 10 fois et on gagnerait neuf fois.»

Depuis le début de la série, aucun club n'a été en mesure de gagner deux matches consécutifs. C'est ce que tenteront de faire les Olympiques dimanche après-midi au centre Robert-Guertin alors qu'ils auront l'occasion de mettre un terme à cette série complètement débile.

«Ce n'est aucunement un vol», estime Groulx

Benoît Groulx a avoué avoir eu chaud pendant le match de vendredi, mais ce n'était pas en raison de la présence des quelque 3100 spectateurs dans les gradins du Centre d'excellence Sports Rousseau.

Son équipe a livré toute une bataille à l'Armada pour sortir gagnante pour la troisième fois en cinq matches dans la série. Même si ses joueurs ont été débordés au troisième tiers, l'entraîneur a refusé de parler d'un vol en plein jour.

«Aucunement. Pendant deux périodes, c'était tout un match de hockey», a-t-il dit. Les locaux menaient alors 19-17 dans les tirs au but, mais l'écart s'est creusé avec l'avantage de 18-1 de l'Armada dans le troisième vingt.

«En troisième période, ils ont joué avec l'énergie du désespoir. Ils ont eu deux avantages numériques où ils ont généré beaucoup d'attaque. Ils ont pris du momentum. On s'est accroché. Nous assistons à une très bonne série où il se joue du très bon hockey junior. Le chiffre des tirs, c'est une chose. Je crois plutôt qu'il y a eu beaucoup de changements dans le momentum. Avec l'attaque massive qu'ils ont...»

D'ailleurs, Groulx était soulagé de voir que son club n'avait été puni que trois fois contre une seule fois pour l'Armada. «Les arbitres ont été très bons. Je les ai félicités.»

De son côté, François Brassard a indiqué qu'il avait eu la chance de voir la majorité des tirs pour conduire les siens vers la victoire.

«Ils ont passé beaucoup de temps dans notre territoire en troisième période, mais je voyais bien la rondelle. C'est le genre de match que j'aimerais jouer tous les soirs ! J'aime mieux être occupé comme je l'étais que de passer plusieurs minutes sans voir de lancers. Quand tu n'es pas occupé, c'est là que tu commences à penser. C'est plus facile de suivre ses instincts quand tu vois beaucoup d'action.»

Retour à prévoir

Brassard connaît trop bien l'Armada pour savoir qu'ils se relèveront de ce revers alors qu'ils seront au bord de l'élimination dimanche au centre Robert-Guertin.

«Je m'attends à ce qu'ils sortent encore plus fort. Si nous avons été capables de venir chercher une victoire sur la route après une contre-performance, je suis sûr qu'ils pensent pouvoir rebondir après un bon match.»

Près de son vestiaire, Joël Bouchard ne pouvait qu'encourager ses joueurs à répéter l'effort de vendredi soir. «Nous n'avons pas eu une seule mauvaise sortie dans la série. Je suis vraiment fier des gars. Ils suivent le plan de match. Ils font tout ce qu'on veut. Ils n'ont pas eu de relâchement. Ils sont disciplinés. Ils se donnent à 100 %. Il faut avoir confiance en notre façon de jouer...»

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