Les Olympiques frappent tôt contre l'Armada

Les Olympiques détenaient déjà une avance de deux... (Ulysse Lemerise, collaboration spéciale)

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Les Olympiques détenaient déjà une avance de deux buts après huit minutes, vendredi, à Boisbriand. L'Armada est revenue en force, mais François Brassard était là.

Ulysse Lemerise, collaboration spéciale

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(BOISBRIAND) Pratiquement imbattables dans les six dernières semaines de la saison régulière, les Olympiques de Gatineau devaient prouver qu'ils pouvaient poursuivre leur séquence infernale dans les séries éliminatoires de la LHJMQ.

Assis dans la position du négligé face à l'Armada de Blainville-Boisbriand, qui a amassé 23 points de plus au classement, ils n'ont pas mis de temps à semer le doute dans l'esprit des 2647 partisans qui occupaient les gradins du Centre d'excellence Sports Rousseau vendredi soir.

Après 32 secondes, Valentine Zykov déjouait Samuel Montembeault. Huit minutes plus tard, Yakov Trenine procurait une avance de deux buts aux Olympiques. Une équipe qui amorce ses séries éliminatoires sur la route ne pouvait espérer un meilleur scénario. L'Armada s'est admirablement ressaisie en contrôlant de larges portions du reste de la partie, mais grâce à leur gardien François Brassard, les Gatinois se sont accrochés pour l'emporter 4-1.

Les hommes de Benoît Groulx savoureront certainement cette victoire, mais le pointage n'est pas une indication de l'allure de la rencontre. Les visiteurs menaient 8-1 au chapitre des tirs au but à mi-chemin en première période, mais dans les 50 dernières minutes de jeu, l'Armada a eu le meilleur 34-12 dans les lancers au filet.

«Ce n'est pas un match-up normal de première ronde, a concédé l'entraîneur-chef de l'Armada, Joël Bouchard. Ils (Gatineau) sont sortis très forts. Nous avons été hésitants dans les 10 premières minutes. Malheureusement, ils ont marqué deux buts. Ils ont compté sur le premier lancer. Ça a secoué un peu nos joueurs, mais nous sommes revenus fort. On repart à zéro demain. Il n'y a personne dans notre vestiaire qui pense que nous ne pouvons pas jouer avec eux.»

Sans Jevpalovs

L'Armada a été handicapée par la perte imprévue de Nikita Jevpalovs pour ce premier match. Le marqueur de 100 points était ennuyé par un puissant virus. Sa présence est incertaine demain. «Il aurait pu faire la différence. C'est un joueur qui a marqué 48 buts. Il aurait pu en compter un ou deux ce soir», a expliqué Bouchard.

Jevpalovs a surtout manqué à l'Armada en avantage numérique. Les locaux ont disposé de sept attaques massives pendant la partie, mais seul Danick Martel a été capable de déjouer Brassard à l'aide d'un tir sur réception pendant un «quatre contre trois» en troisième période.

Chez les Olympiques, Benoît Groulx levait son chapeau devant ses joueurs qui n'ont pas hésité à se sacrifier pour bloquer d'innombrables lancers en désavantage numérique.

«Ils ont payé le prix et François Brassard a vraiment été excellent. Il était bien préparé

«Ce sont ses dernières séries en carrière. Les joueurs ont travaillé dur devant lui pour gagner ce match, mais nous avons des choses à améliorer dans le deuxième match.»

L'Armada a poussé fort pour aller chercher le but égalisateur en troisième période, mais Joey Richard lui a coupé les jambes en portant la marque à 3-1 avec moins de deux minutes à faire. Richard a ensuite préparé le but dans un filet désert d'Alexandre Carrier pour compléter son match avec quatre points.

La Bataille de la 50 se poursuivra au même endroit samedi soir.

«Aucun papillon» dans l'estomac de Brassard

Convaincants dans les 10 premières minutes du premier match des séries éliminatoires de la LHJMQ, les Olympiques en ont eu plein les bras pour conserver leur priorité de deux buts pendant le reste du match.

Devant son filet, François Brassard a été solide comme le roc, particulièrement pendant que ses coéquipiers se relayaient au banc des punitions. Le gardien de 20 ans a effectué 34 arrêts pour permettre aux siens de survivre à la tempête pendant les deux dernières périodes et demie. Vétéran de quatrième saison dans le circuit Courteau, Brassard assure qu'il n'était pas nerveux du tout avant le match qui opposait l'équipe de troisième position à celle de la 14e. «Aucun papillon dans l'estomac», a-t-il répondu à ce sujet.

Brassard a toutefois admis qu'il était temps que le match finisse quand Joey Richard a procuré un coussin de deux buts aux Gatinois dans les dernières minutes de jeu.

«Je n'y pensais pas trop, mais en même temps, avec un pointage de 2-1, ça devenait un peu long. C'était important pour nous de sortir en force dans un premier match sur la route. C'était l'objectif de gagner un match sur la route. C'est bon pour le moral et la confiance.»

Le gardien dit avoir vu la majorité des tirs de l'Armada vendredi et il a remercié ses coéquipiers devant lui. «Ils ont bloqué beaucoup de lancers. En même temps, il faudra faire attention. On ne peut pas écoper d'autant de pénalités contre une équipe comme l'Armada.»

De retour après avoir raté les deux derniers matches de la saison, Joey Richard a profité pleinement de la compagnie des Russes Yakov Trenine et Valentine Zykov. L'Acadien de 18 ans a participé à tous les buts des Olympiques. Son but en fin de match, a fait du bien.

«À 2-1 et avec l'Armada qui mettait beaucoup de pression sur nous, ça commençait à être stressant. Quand Yakov s'est retrouvé derrière le filet en filet de match, nous avons échangé un regard. Il m'a fait une belle passe du revers. Je n'ai fait que lancer au filet rapidement. Ça nous a permis de respirer un peu! C'est plaisant de jouer avec des joueurs aussi talentueux que Yakov et Valentine.»

Les partisans des deux équipes s'attendaient à une série excitante. Ils ont été servis vendredi soir dans un match où la robustesse et l'intensité étaient à l'honneur.

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