Sans complexe devant l'Armada

Benoît Groulx ne cache pas son respect pour... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Benoît Groulx ne cache pas son respect pour la troupe de Joël Bouchard. Mais il aborde quand même sa série contre l'Armada avec confiance.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Sous les ordres de Benoît Groulx, les Olympiques de Gatineau ont rarement échappé une série éliminatoire dans le fauteuil de l'équipe favorite. Leur tableau de chasse lorsqu'ils sont dans le camp des négligés est assez éloquent aussi.

C'est le prochain défi qui attendra les Olympiques demain lorsqu'ils se rendront à Blainville-Boisbriand pour affronter l'Armada, troisième au classement général avec 91 points. Les Gatinois ont amassé 68 points pour prendre le 14e rang, mais cette position n'est que de la poudre aux yeux selon leur entraîneur-chef.

«Peu importe le résultat, il y a un très bon club qui sera en vacances à la fin de cette série. On s'est retrouvé dans cette position en raison de nos nombreuses blessures. Nos récents succès de fin de saison démontrent qu'avec un club en santé, nous faisons partie du premier tiers de la ligue. Si nous sommes destinés à faire un grand bout dans les séries, nous allons le faire par la grande porte», s'est exclamé un Benoît Groulx, confiant malgré la forte opposition qui l'attend.

D'entrée de jeu, le pilote gatinois a été élogieux envers ses prochains adversaires hier. «L'Armada est l'équipe qui a accordé le moins de tirs et le moins de buts dans notre ligue. Personne n'est surpris de leurs succès parce qu'ils se sont développé une identité au fil des ans. Cette équipe est très bien dirigée par Joël Bouchard. Elle travaille sans relâche dès que la rondelle tombe. Elle s'arrête seulement quand le temps est écoulé au cadran. J'ai été témoin de plusieurs remontées de leur part dans d'autres séries.»

Benoît Groulx ne s'attend donc pas à de grandes surprises de la part de l'équipe de la Couronne nord de Montréal. «Avec eux, tu sais toujours à quoi t'en tenir. Ils ont une des meilleures défensives de la ligue. Leur top-4 constitué de Daniel Walcott, Philippe Bureau-Blais, Nathanael Halbert et Guillaume Beaudoin limite énormément les chances de marquer. Leur plan de match, c'est de t'empêcher de te rendre jusqu'à leur gardien. Celui-ci a rarement été un facteur de leurs succès cette année parce que c'est comme ça que leur jeu est fait. Leur mauvaise fiche quand Daniel Walcott n'est pas là démontre toute son importance.»

L'Armada, c'est aussi un premier trio du tonnerre avec deux marqueurs de 100 points: Danick Martel et Nikita Jevpalovs. Philippe Sanche complète ce duo dynamique avec 72 points, cinq de plus que le meilleur compteur des Olympiques, Louick Marcotte.

«Toutes les équipes ont un gros trio. Dans les dernières semaines, nos deux premiers trios ont produit beaucoup de buts. L'Armada, elle, a trois autres trios homogènes qui donnent très peu d'espace et qui génèrent du momentum.»

Cette identité propre à l'Armada a cependant amené Groulx à lancer sa première flèche en direction de ses adversaires.

«Cette équipe veut t'avoir à l'usure. Cette identité a porté ses fruits en saison régulière, sauf que dans les séries, elle n'a jamais réussi à atteindre la finale», a laissé tomber l'entraîneur d'expérience.

Jfplante@ledroit.com

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