Un gardien calme malgré la tempête

François Brassard  n'arrive pas à Gatineau en terrain... (Martin Roy, LeDroit)

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François Brassard  n'arrive pas à Gatineau en terrain inconnu. Sa relation avec l'entraîneur des gardiens, Michel Vallière, ne date pas d'hier. Plus jeune, il participait à ses écoles de hockey. Depuis quelques années, il est lui-même devenu un instructeur aux écoles de Vallière. Les deux hommes ont renoué hier sur la glace du Centre Robert-Guertin.

Martin Roy, LeDroit

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Patrick Roy a déjà déclaré qu'il en fallait beaucoup pour ébranler François Brassard.

Le légendaire gardien de but avait fait cette affirmation après le premier match du gardien gatinois en carrière au centre Robert-Guertin, une victoire de 4-1 des Remparts de Québec. Il avait effectué 34 arrêts.

Dans notre édition du 3 novembre 2011, Roy répondait à une question portant sur la nervosité que devait éprouver son gardien recrue avant sa première partie de la LHJMQ dans son patelin.

«Vous ne saviez pas qu'il n'était jamais nerveux? Et bien je vous l'apprends. Il est comme ça depuis que nous l'avons connu. Notre équipe était nerveuse en début de match. Pas lui. Nous avions perdu nos trois derniers matches sur la route. Nous étions sur les talons. Il nous fallait une bonne performance de notre gardien et François a été à la hauteur. Il est à la hauteur depuis le début de l'année.»

Trois ans et demi plus tard, les Olympiques vont espérer que François Brassard sera dans le même état d'esprit à Gatineau malgré la frousse qu'il vient de vivre. L'équipe vient de mettre fin à une vilaine séquence de huit revers de suite où elle jouait nerveusement et sur les talons.

À en juger par ses réponses après son acquisition tardive par les Olympiques, il faut croire qu'il n'a pas changé. Il ne semblait pas perturber même si sa saison n'a tenu qu'à un fil la semaine dernière. Il aura fallu une blessure fortuite à Brandon Whitney vendredi pour lui redonner un filet dans la Ligue canadienne de hockey. Pendant que son entourage s'inquiétait pour son avenir, il n'avait pas perdu confiance de se trouver du boulot.

«Mon agent étudiait toutes les options. Il y avait beaucoup de spéculations. J'aurais pu me retrouver dans la Ligue de l'Ontario, mais on m'a soumis au ballottage trop tard dans la LHJMQ. J'étais confiant de me trouver quelque chose, mais le scénario idéal, c'est d'aboutir ici. Je suis bien content.»

Chez les Olympiques, Brassard devient le premier gardien local depuis David Tremblay et Éric Lafrance. Ces deux gardiens ont remporté la coupe du Président. Pourrait-il suivre dans leurs traces?

Aujourd'hui âgé de 29 ans, David Tremblay pense que oui. «Je suis encore les Olympiques à distance. Le classement de la ligue est très serré cette année. Une fois dans les séries, avec Benoît Groulx, tout est possible! Ben est capable d'éliminer n'importe qui. Je connais François parce que son père (Marc) couvrait les Olympiques quand je jouais. Il aura la chance de jouer devant sa famille et ses amis très souvent. Ce sera spécial. Je lui conseillerais de ne pas s'imposer trop de pression et essayant de trop en faire.»

Tremblay pense que Brassard ne devrait pas avoir de problème à ce niveau.

«Ça fait quatre ans qu'il garde les buts dans la ligue. Il a eu une belle carrière à Québec. Une opportunité s'offre à lui. Les Olympiques n'ont pas la saison qu'ils voulaient, mais rien n'est perdu. Je lui souhaite de finir sa carrière comme la mienne. J'en garde de méchants bons souvenirs.»

Impliqué dans les rumeurs de transactions avec les Olympiques depuis le début de sa carrière, Brassard débarque finalement chez lui où il aura l'occasion de racheter son mauvais début de saison au Cap-Breton. Et s'il a connu du succès à Québec en saison régulière, il n'a pas encore réussi à s'imposer pendant les séries. Si les Olympiques sont de la danse du printemps, il n'y aura pas meilleure fenêtre pour faire taire ses détracteurs.

STATISTIQUES

Saison régulière

> 2011-12 Québec : 2013, 2 jeux blancs, 1952 minutes jouées, moyenne de 2,80 et ,905 de pourcentage d'arrêt ;

> 2012-13 Québec : 33-22, 2 jeux blancs, 3292 minutes jouées, moyenne de 2,73 et ,909 de pourcentage d'arrêt ;

> 2013-14 Québec : 28-21, 6 jeux blancs, 3012 minutes jouées, moyenne de 2,95 et ,909 de pourcentage d'arrêt ;

> 2014-15 Cap-Breton : 6-16, 0 jeu blanc, 1346 minutes jouées, moyenne de 3,83 et ,867 de pourcentage d'arrêt ;

> Carrière 87-72, 10 jeux blancs, 9603 minutes jouées, moyenne de 2,97 et ,903 de pourcentage d'arrêt.

Séries éliminatoires

> 2012 Québec : n'a pas joué ;

> 2013 Québec : 5-6, 0 jeu blanc, 655 minutes jouées, moyenne de 3,20 et ,893 de pourcentage d'arrêt ;

> 2014 Québec : 1-3 défaites, 0 jeu blanc, 244 minutes jouées, moyenne de 3,93 et ,897 de pourcentage d'arrêt

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