Les Olympiques hantés par leurs anciens joueurs

Pascal Laberge, des Olympiques (19), tente de voler... (Martin Roy, LeDroit)

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Pascal Laberge, des Olympiques (19), tente de voler la rondelle à Cody Donaghey, des Remparts de Québec (18).

Martin Roy, LeDroit

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L'occasion était belle pour les Olympiques d'étirer leur séquence victorieuse à quatre matches, vendredi soir, en affrontant des Remparts de Québec qui devaient se débrouiller sans leur meilleur compteur Dmytro Timashov et le prolifique attaquant de 20 ans, Marc-Olivier Roy.

Devant cette situation, les hommes de Benoît Groulx ont mis trop de dentelle dans leur jeu. En revanche, les Remparts ont été opportunistes pour quitter le centre Robert-Guertin avec une victoire de 3-1.

Trois anciens Olympiques ont joué des rôles importants dans le gain des Diables rouges.

Devant son filet, Éric Brassard a repoussé 29 des 30 rondelles dirigées vers lui pour vaincre son ancienne équipe à Gatineau pour la deuxième fois en deux essais depuis son échange aux Islanders de Charlottetown l'an dernier. Il est devenu un Rempart cette année.

En attaque, Adam Chapman a marqué le premier but du match en deuxième période. Enfin, Taylor Burke n'a pas noirci la feuille de pointage, mais l'ancien capitaine des Olympiques a été le joueur crédité du plus grand nombre de mises en échec chez les vainqueurs.

Vaclav Karabacek a été le seul à compter pour les Olympiques (13-11-4). Son but pendant un avantage numérique double en début de troisième période avait créé l'égalité 1-1. Le Tchèque a joué un peu de chance sur la séquence puisqu'il a hérité d'une passe non intentionnelle de Louick Marcotte, qui venait de fracasser son bâton en tentant un tir sur réception. La rondelle s'est retrouvée sur le bâton de Karabacek, qui a enfilé l'aiguille pour la neuvième fois de la saison. Olivier Garneau a brisé l'égalité de 1-1 en fin de match en plaçant une rondelle entre les jambières de Brandon Whitney. Puis, Marcus Cuomo a profité d'une belle passe de Kurt Etchegary pour inscrire le but d'assurance des Remparts (18-9-0).

Les locaux ont dominé le match 30-19 au chapitre des tirs, mais l'entraîneur-chef Benoît Groulx n'entendait pas à rire après le revers. Premièrement, il a perdu les services du Russe Yakov Trenine. Un des meilleurs joueurs des Olympiques cette saison, Trenine s'est fracturé le petit doigt en bloquant un tir. La durée de son absence n'était pas connue vendredi. À la fin du match, Benoît Groulx n'avait que 15 patineurs à sa disposition. Matt Sartoris n'était plus au banc des siens en troisième période.

Ensuite, Groulx s'est dit déçu par la prestation de ses joueurs.

«Nous avons été trop cute offensivement. On voulait faire trois passes avant de tirer au but. Nous avons manqué d'opportunisme. Les Remparts l'ont été (opportunistes).»

L'entraîneur recherchait aussi de la constance de la part de ses joueurs de soutien. Son souhait n'a pas été exaucé par les joueurs du quatrième trio.

Dans le camp victorieux, Éric Brassard était plutôt fier d'avoir gardé sa fiche intacte contre ses anciens coéquipiers.

«J'avais hâte de venir ici. C'est toujours plaisant de jouer contre ton ancien club. Tu es toujours un peu plus motivé dans ce temps-là. Quand j'ai su que j'allais être le gardien partant, j'étais vraiment content. Je savais que ce ne serait pas facile. Gatineau a une bonne équipe. Ils ont beaucoup de blessés, mais nous aussi.»

Mine ne rien, Adam Chapman a compté un quatrième but en quatre matches depuis son rappel d'une équipe junior A des Maritimes. Les Remparts l'avaient retranché après six matches en début de saison parce qu'ils avaient un joueur de 20 ans de trop. Des blessures à d'autres joueurs de 20 ans lui ont valu un rappel.

«Je n'essaie même pas d'y penser. Au début de l'année, je portais trop d'attention à la situation des joueurs de 20 ans et je n'étais pas moi-même. Maintenant, je joue pour m'amuser et ça porte ses fruits. J'adore jouer à Gatineau. J'avais beaucoup de parents et amis pour venir me voir ce soir.»

Quant à Taylor Burke, il affirme avoir ressenti des sensations étranges pendant le réchauffement. «C'était un sentiment particulier. J'ai vécu beaucoup d'émotions en sautant de l'autre côté de la glace. J'étais là pour la mise en jeu protocolaire et la première en jeu du match. C'était grisant, mais quand le match a commencé, les émotions se sont tassées. Nous avons gagné et c'est tout ce qui compte.»

Les Olympiques reprendront l'action samedi après-midi en recevant la visite des Cataractes de Shawinigan (13-12-2) pour la première fois de la saison.

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