Ça passe ou ça casse pour Crevier-Morin

«Je ne vois pas pourquoi le médecin me... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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«Je ne vois pas pourquoi le médecin me dirait que je ne peux plus jouer. La douleur a complètement disparue», assure le jeune défenseur.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Marc-Olivier Crevier-Morin a probablement eu de la difficulté à fermer l'oeil la nuit dernière.

Sa journée d'aujourd'hui sera déterminante pour la suite de sa saison. Il passera un dernier test de résonance par imagerie magnétique ce matin. Si sa fracture dans le bas du dos est rétablie, il pourra finalement disputer un premier match cette saison à Boisbriand demain. Si la fracture est toujours là comme ce fut le cas au dernier test le mois dernier, sa saison pourrait être terminée.

Le défenseur de 18 ans préférait voir le bon côté des choses après l'entraînement des Olympiques hier. D'abord, il assure se sentir en parfaite santé.

«Je me sens bien. Il y a un mois, quand j'ai passé mon dernier test, il y avait une petite douleur qui persistait. Je ne vois pas pourquoi le médecin me dirait que je peux plus jouer. La douleur a complètement disparu.»

Le thérapeute athlétique des Olympiques, Serge Haché, partageait l'optimisme du défenseur hier.

«J'ai confiance. Il semble sur la bonne voie. J'aime mieux ne pas penser au scénario où la fracture ne serait pas guérie... Ça compliquerait sérieusement la suite des choses.»

Un retour attendu

Le retour au jeu de Marc-Olivier Crevier-Morin est fort attendu chez les Olympiques. D'abord, parce que leur liste des blessés est longue comme le bras, mais aussi parce que Benoît Groulx était fortement encouragé par la fin de saison de son robuste défenseur. Il avait hâte de mesurer sa progression cette saison.

Son jeu dans les derniers mois de la saison 2013-14 lui avait valu une invitation au camp d'entraînement du Canadien de Montréal. L'ancien des Grenadiers de Châteauguay respirait la confiance lors des premiers matches simulés du camp des Olympiques. Puis, cette blessure au dos s'est manifestée et il a dû oublier le camp de la Sainte-Flanelle. Il a aussi raté les 25 premiers matches des Olympiques.

Depuis un mois, il ne ménage pas les efforts sur la patinoire et au gymnase. Si le médecin dit «oui» ce matin, le colosse de 6'1» et 200livres sera prêt à sauter dans la mêlée immédiatement.

«Je fais du patinage supplémentaire après les entraînements. J'ai commencé à accompagner l'équipe dans nos voyages sur la route. Je fais des entraînements spéciaux sur glace le matin des matches. Mon cardio est bon. J'essaie de me comparer aux autres dans les exercices de patinage et je suis capable de suivre le rythme. Il me restera à travailler mon temps de réaction dans les matches.»

S'il devait jouer à Boisbriand demain, la commande ne sera pas facile. L'Armada est l'une des équipes les plus rapides de la LHJMQ et elle n'a pas perdu en temps réglementaire à ses 13 derniers matches.

«Ils sont vites et rapides. Ce que j'ai surtout hâte de faire, c'est de donner des mises en échec! Maudit que ça me manque!»

Même s'il n'a pas disputé un match depuis le mois d'avril dernier, Marc-Olivier Crevier-Morin assure qu'il approchera sa prochaine partie avec la confiance qu'il avait acquise dans les dernières séries éliminatoires.

«Je n'ai pas perdu confiance pendant que j'étais blessé. À l'entraînement, tout ce passe très bien. J'ai hâte d'aider l'équipe à ma manière. Ce n'est pas moi qui vais mettre des points au tableau, mais je suis capable d'empêcher l'adversaire de mettre la rondelle dans notre filet.»

Décidément, Crevier-Morin est prêt à revenir au jeu. Reste à voir si le médecin est d'accord avec lui.

jfplante@ledroit.com

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