«Une ligue taillée sur mesure pour moi»

Andrew Abou-Assaly a connu des moments difficiles avec... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Andrew Abou-Assaly a connu des moments difficiles avec les 67's d'Ottawa. Mais depuis son arrivée avec les Olympiques, tout va pour le mieux.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Identifié comme un futur joueur étoile lorsqu'il brûlait la Ligue midget AAA du district d'Ottawa à l'âge de 15 ans, Andrew Abou-Assaly n'a jamais pu se mettre en marche dans la Ligue de l'Ontario.

L'attaquant de 18 ans ne l'a pas eu facile à ses deux premières saisons avec les 67's d'Ottawa. Au sein d'une équipe en reconstruction qui a croulé dans les bas-fonds de la ligue, il lui a été difficile d'exprimer son talent. Il a récolté neuf points en 108 matches avant d'être libéré il y a deux semaines. Comme il n'y avait pas de marché pour un joueur avec cette production offensive en Ontario, Abou-Assaly et son agent se sont mis à explorer du côté de la LHJMQ, une ligue mieux adaptée à son style de jeu.

«Mon agent a pensé que cette ligue était taillée sur mesure pour moi. La cadence du jeu est rapide et le jeu est moins physique que dans la LHO.»

Débarqué à Gatineau vendredi matin, Abou-Assaly n'a pas mis de temps à afficher tout le potentiel qui l'habite. En trois matches, il a récolté trois points et il a déjà surpassé sa production de la saison 2013-14!

«Son but (contre Sherbrooke) était un tir de la LNH, a affirmé Benoît Groulx. Je croyais qu'il en avait marqué un autre un peu plus tôt avec un autre tir vif. Il y a du travail à faire avec lui, mais je pense qu'il va finir par nous aider.»

L'ailier de 6'0» et 190livres avait la confiance à plat chez les 67's où il était devenu un régulier sur la galerie de presse. Sa production instantanée chez les Olympiques devrait l'aider à s'affirmer davantage dans les prochaines semaines. Chose certaine, il entend profiter au maximum de son nouveau départ.

«Je repars à neuf avec de nouveaux entraîneurs, de nouveaux coéquipiers et un nouveau numéro de chandail, a dit celui qui a troqué le #9 des 67's pour le #53. Je voulais avoir un impact immédiat et aider mes nouveaux coéquipiers en contribuant à l'offensive. J'aime l'ambiance dans le vestiaire et j'aime les partisans! Il y a un bon noyau de jeunes joueurs ici et je veux m'établir dans ce groupe.»

Avant de l'insérer dans sa formation contre les Mooseheads d'Halifax vendredi, Benoît Groulx avait eu une conversation franche avec son nouveau venu.

«Il m'a dit qu'il aimait ma taille, ma vitesse et certaines de mes habiletés et que si j'arrivais à compétitionner fort, j'allais avoir l'occasion de m'affirmer», a expliqué l'Ottavien.

Sur les traces de McGinn

Par l'entremise d'un article du Droit publié la semaine dernière, Abou-Assaly a appris qu'il était le premier joueur des 67's à jouer chez les Olympiques depuis Tye McGinn. Laissé pour compte à Ottawa, McGinn avait littéralement relancé sa carrière à Gatineau avant d'être repêché dans la LNH à 19 ans. McGinn est maintenant membre à temps plein des Sharks de San Jose.

Abou-Assaly compte s'inspirer de cette histoire pour suivre ces traces. «J'ai de gros souliers à remplir pour faire comme McGinn, mais c'est sûr que je voudrai alimenter la réputation des joueurs des 67's qui peuvent relancer sur carrière à Gatineau. Nous sommes deux joueurs différents. Je vais jouer mon propre style et tenter de saisir cette deuxième chance pour sortir de ma coquille», a conclu celui qui espère regagner ses galons auprès des dépisteurs de la LNH.

Les Olympiques ne perdent rien en essayant d'exploit le talent Abou-Assaly, surtout que cette occasion ne serait peut-être jamais survenue si les Olympiques n'avaient pas été touchés aussi durement par les blessures.

Jfplante@ledroit.com

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