Fin de la traversée du désert pour les Olympiques

Les Olympiques ont pris la mesure du Phoenix... (Martin Roy, LeDroit)

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Les Olympiques ont pris la mesure du Phoenix de Sherbrooke devant quelque 3000 spectateurs. Sur la séquence, Alex Dostie tente de se frayer un chemin entre Carl Neill (32) et David Storto (43).

Martin Roy, LeDroit

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La meilleure chose qui pouvait arriver aux Olympiques de Gatineau pour freiner leur glissade de cinq défaites consécutives dans le dernier match d'un week-end de trois matches en trois jours, c'était peut-être d'affronter l'équipe de l'heure de la LHJMQ, hier.

Le Phoenix de Sherbrooke s'amenait au centre Robert-Guertin avec le meilleur pourcentage de victoires du circuit Courteau, mais il y avait un élément qui ne jouait pas sa faveur. Depuis son retour dans la LHJMQ, le Phoenix n'a jamais été capable de vaincre les Olympiques en temps réglementaire.

Devant près de 3000 spectateurs hier, les Olympiques ont conservé leur fiche parfaite en signant un 13e gain en autant de matches contre l'équipe sherbrookoise.

Alexandre Carrier et Louick Marcotte ont mené l'attaque avec un but et trois points chacun et les Gatinois ont mis fin à leur traversée du désert avec un gain de 6-4. Deux Ontariens récupérés par les Olympiques (8-7-4) ont aussi contribué à la victoire. Fraser Turner et Andrew Abou-Assaly ont inscrit leur premier filet en carrière dans la LHJMQ. Libéré par les 67's d'Ottawa la semaine dernière, Abou-Assaly a maintenant trois points à ses trois premiers matches avec les Olympiques et il a déjà surpassé sa production de la saison dernière dans la Ligue de l'Ontario.

Quant au défenseur Turner, il s'est démarqué en distribuant plusieurs coups d'épaule. La vedette offensive du Phoenix, Daniel Audette, a d'ailleurs fait sa connaissance hier.

«Ça fait du bien d'enlever ce poids sur mes épaules avec ce premier but», a indiqué Turner, qui était revenu au jeu samedi soir dans une défaite de 4-3 en fusillade à Shawinigan. Il fallait amener du jeu physique pour ne pas permettre au Phoenix de jouer son jeu.»

Abou-Assaly, lui, cachait mal sa joie après avoir terminé le match avec deux points, lui qui n'avait jamais réussi l'exploit en deux saisons avec les 67's. «Je me sens bien! Quand j'étais à Ottawa, nous étions toujours les grands rivaux des équipes gatinoises, mais les gars m'ont très bien accueilli quand je suis arrivé à l'entraînement vendredi. Les joueurs volaient sur la patinoire! J'aime l'ambiance dans le vestiaire. C'est une deuxième chance pour moi. On me dit que cette équipe va viser un championnat l'année prochaine. Tout ça est très excitant.»

En rose

Peut-être parce qu'ils portaient des uniformes roses en fonction de leur match annuel en soutien à la cause du cancer du sein, les Olympiques ont été plus sages que le Phoenix sur la glace. Ils ont profité de neuf avantages numériques pour inscrire trois buts. Le Phoenix a hérité de quatre attaques massives. Daniel Audette a compté deux buts dans les circonstances, mais il a également montré des signes de frustrations hier en écopant de quatre punitions à lui seul.

Joey Richard et Alexis Pépin ont été les autres Olympiques à toucher le fond du filet dans une rencontre qu'ils ont dominée 29-24 au chapitre des tirs. Le gardien Nathan Ward-Raymond, venu en renfort pour remplacer les deux gardiens blessés du Phoenix, a limité les dégâts malgré les six buts accordés. La grande majorité de tirs gatinois n'était pas commode.

Devant la cage des Olympiques, Anthony Brodeur n'avait fait face qu'à 11 tirs après deux périodes où les locaux menaient 5-1. Karl Schweri et Tim Wieser ont rendu les choses intéressantes en troisième période, mais le sixième but marqué par Pépin est venu freiner les ardeurs du Phoenix (12-5-0).

L'ambiance était évidemment à la fête dans le vestiaire des gagnants pendant qu'Alexandre Carrier s'occupait de monter le volume de la chaîne stéréo.

«Cette victoire va détendre l'atmosphère. On venait d'en perdre cinq de suite, mais on savait que ça s'en venait. Nous avions mieux joué à Shawinigan. Aujourd'hui, nous avons débloqué. On jouait contre une bonne équipe, mais on n'était pas intimidés.»

Alexandre Alain, Alexandre Carrier et William Blackburn, avaient compté dans la défaite en fusillade contre les Cataractes samedi.

jfplante@ledroit.com

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