Martin Brodeur veut une dernière saison

Martin Brodeur donne l'impression qu'il s'amuse en s'entraînant... (Photo Martin Roy, Le Droit)

Agrandir

Martin Brodeur donne l'impression qu'il s'amuse en s'entraînant avec les Olympiques de Gatineau. Mais sa visite cache un but bien précis. On l'aperçoit ici (hier) en compagnie de l'entraîneur des gardiens de buts de l'équipe, Michel Vallières.

Photo Martin Roy, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il détient presque tous les records chez les gardiens de la LNH. Il a trois bagues de la coupe Stanley, des médailles d'or olympiques. Pour la première fois en deux décennies, Martin Brodeur n'a toutefois pas de contrat en vue de la prochaine saison.

À 42 ans, il n'est pas prêt à faire une croix sur sa glorieuse carrière de hockeyeur professionnel. Cette semaine, il est donc venu garder la forme en s'entraînant avec les Olympiques de Gatineau, là où son fils Anthony est titulaire du poste de gardien numéro un.

Hier matin, le futur membre du Temple de la renommée a fait son entrée sur la patinoire du centre Robert-Guertin au grand plaisir des joueurs des Olympiques. S'il apprécie énormément l'occasion de partager un filet avec son aîné, sa visite à Gatineau cache un but plus précis.

«Je n'avais pas patiné depuis trois semaines. Je veux montrer que je suis prêt au cas où il y aurait des ouvertures dans la LNH. Je n'écouterai pas toutes les offres, mais je suis mentalement prêt à me dénicher un petit boulot quelque part dans la ligue. À moins d'une situation exceptionnelle (blessure) que je ne souhaite à personne, je ne cherche pas un poste de numéro un. Je veux me joindre à une équipe compétitive qui voudra profiter de mon leadership et de mon expérience», a-t-il dit après un premier entraînement «junior» depuis 1992.

Martin Brodeur se sent encore capable de gagner des matches dans la LNH et n'a certainement pas l'impression de s'accrocher.

«L'an passé, même en réduisant considérablement ma charge de travail, j'ai été capable d'aller chercher près de 20 victoires (19). J'ai passé beaucoup de temps à penser si j'étais prêt à accepter un poste d'auxiliaire. Je pense être capable de faire ce job-là.»

Plus que tout, Martin Brodeur ajoute qu'il est un amant du hockey et qu'il est encore animé du feu sacré. Il a toujours des objectifs à atteindre et des records à fracasser. Il sent qu'il n'aurait pas l'esprit en paix en accrochant ses jambières maintenant.

«J'adore la game. C'est difficile d'arrêter quand tu as toujours fait ça. L'an passé, je n'ai jamais pensé que ce serait ma dernière année dans la LNH. Maintenant, j'aimerais pouvoir dire que c'est ma dernière pour en profiter à 100%. Il y a des plateaux à atteindre en terme de victoires et de matches joués», raconte celui qui revendique 688 victoires en saison régulière.

Un peu comme Derek Jeter, qui a tout accompli avec les Yankees de New York avant de tirer sa révérence à la fin du mois de septembre, le légendaire gardien des Devils du New Jersey aimerait faire sa propre tournée d'adieux.

«Je n'irai pas jusqu'à serrer la main de tout le monde et donner des becs aux bébés, mais j'aimerais profiter d'un dernier tour de piste quand même!»

Martin Brodeur compte être patient dans les prochains jours/semaines. Il va étudier la situation de certaines équipes avec qui il pourrait avoir des atomes crochus. Les clubs viennent de se former dans la LNH. Des jeunes ont gagné des postes, mais il reste à savoir s'ils pourront faire le travail.

D'ici là, il compte s'amuser avec les «jeunes» des Olympiques.

Toutes nos nouvelles sur ledroitsurmonordi.ca 

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer