Les Olympiques reviennent de l'arrière

Les Olympiques de Gatineau ne se sont pas... (Martin Roy, LeDroit)

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Les Olympiques de Gatineau ne se sont pas laissés abattre, hier contre le Drakkar de Baie-Comeau.

Martin Roy, LeDroit

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Gagner des matches sans le tiers de leur club, les Olympiques de Gatineau ont prouvé que c'était possible.

Gagner des matches quand leur gardien partant reçoit le crochet de l'entraîneur dans les 10 premières minutes de jeu, les Olympiques ont prouvé que c'était tout aussi possible.

Hier, les hommes de Benoît Groulx ont fait la démonstration de leur sang-froid en remontant rapidement le pointage après la sortie rapide d'Anthony Brodeur, qui venait de céder deux buts sur trois lancers du Drakkar de Baie-Comeau après six minutes et demie de jeu. L'entraîneur gatinois a bien vu que sa troupe n'était pas là.

Pour fouetter les siens, il a dépêché Nicolas Lachance devant le filet. Neuf minutes plus tard, les Olympiques menaient 4-2! Le Drakkar s'est ressaisi pour remonter le pointage, mais Marc Beckstead a procuré un gain de 5-4 aux Gatinois en faisant dévier un lancer tard en troisième période.

C'est la deuxième fois que Benoît Groulx rappelle son gardien au banc après un retard de 2-0 dans les premières minutes de jeu d'un match au centre Robert-Guertin. Pour la deuxième fois, son club a remonté la pente pour gagner. Il s'agit pourtant d'un phénomène rare.

«Ce n'était rien contre Anthony (Brodeur). Pour une raison que j'ignore, nous étions endormis dans les premières minutes de jeu. J'ai retiré notre gardien pour changer le momentum. Puis, pour des raisons variables, nous avons marqué quatre buts consécutifs. Ça nous a donné des ailes», a confié l'entraîneur-chef gatinois.

Après les buts de Maxime St-Cyr et Simon Chevrier du Drakkar, la tempête est arrivée. Joey Richard a réduit l'écart à 2-1 pendant un avantage numérique. En moins de sept minutes, Vaclav Karabacek, Jonathan Bourcier et Pascal Laberge avaient ajouté des buts contre le gardien recrue Reilly Pickard.

En deuxième période, le Drakkar (4-4-1) est revenu en force, mais Nicolas Lachance s'est illustré en repoussant plusieurs attaques dangereuses, dont celle de Jasmin Boutet sur une échappée. Dans une période dominée 17-5 au chapitre des tirs par les visiteurs, Valentin Zykov et Luca Ciampini ont toutefois réussi à ramener les deux équipes à la case départ.

C'est Marc Beckstead qui a finalement tranché en deuxième moitié de troisième période.

«Nous lui avions parlé avant le match. Nous lui avions dit que nous n'étions pas satisfaits de son jeu depuis le début de la saison. Nous voulions qu'il se recentre sur ce qu'il devait faire. Il a très bien saisi le message. Il a patiné. Il a frappé. Il a apporté de l'énergie et il a compté un gros but», a raconté Groulx.

Ce dernier retenait un autre élément dans la sixième victoire de la saison de ses Olympiques (6-2-2).

«Nous avons joué contre une équipe qui a gagné beaucoup de matches depuis deux ans grâce à l'identité qu'elle s'est forgée. C'était un bon test pour nous-même s'ils terminaient un week-end de trois matches en trois jours.»

Le Drakkar était en fin de voyage, bien sûr, mais les Olympiques se défendaient à nouveau sans huit joueurs réguliers. La victoire en a été une d'équipe. Joey Richard, Élie Bérubé, Louick Marcotte, Vaclav Karabacek et Marc Beckstead ont fourni deux points chacun. En relève à Brodeur, Nicolas Lachance a repoussé 26 rondelles.

«Anthony est un bon gardien, mais je dois toujours être prêt sur le banc. Nous avons une bonne équipe et nos défenseurs me donnent confiance», a expliqué le gardien qui a hérité de la troisième étoile.

jfplante@ledroit.com

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