Bourcier a mis les bouchées doubles Jean-François Plante

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«Le coach m'avait dit de grossir et de bien m'entraîner. J'ai écouté. J'ai mangé du poulet trois fois par jour. Même quand je n'avais pas faim, je pensais aux Olympiques et je mangeais quand même!», a dit Jonathan Bourcier.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Mettre les bouchées doubles.

Cette expression consacrée a collé à la peau de Jonathan Bourcier cet été. Afin de prendre du coffre, le petit attaquant gatinois a mangé cinq repas par jour pendant la période estivale.

Repêché en huitième ronde par les Olympiques de Gatineau en 2012 à l'âge de 15 ans, Jonathan Bourcier faisait 5'5'' et 138 livres. Il s'était présenté à son premier camp à 5'6'' et 144 livres. Impressionnant lorsqu'il a été rappelé de l'Intrépide de Gatineau l'an dernier, il avait complété sa saison dans l'uniforme des Olympiques.

Dans sa rencontre de fin d'année, Benoît Groulx lui avait suggéré de prendre de la masse musculaire. Bourcier a noté.

«Le coach m'avait dit de grossir et de bien m'entraîner parce que mes succès de la dernière année allaient être oubliés une fois rendu au camp. J'ai écouté. J'ai mangé du poulet trois fois par jour. Même quand je n'avais pas faim, je pensais aux Olympiques et je mangeais quand même!»

Au camp cette année, Bourcier avait gagné un pouce en taille (5'7'') et 14 livres. Aujourd'hui, il fait osciller la balance à 158 livres!

«Je me suis entraîné tout l'été à 8h30 du matin. Je n'avais qu'une chose en tête. C'était de faire le club. Je ne suis pas nerveux à mon deuxième camp. Je sais qu'il n'y a pas beaucoup de postes disponibles, mais Benoît a dit qu'il y avait de la place et je me vois dans une de ces places.»

Après deux matches hors-concours, le Gatinois se retrouve au sommet des compteurs des Olympiques avec une récolte d'un but et deux passes. Même si son poste semble assuré, Bourcier assure qu'il n'en sait rien.

«Benoît Groulx ne m'a pas encore adressé la parole pendant le camp. Comme je suis encore à l'école secondaire, il n'a pas confirmé ma place dans l'équipe encore. Je ne tiens rien pour acquis. Je pense avoir débuté le camp lentement, mais je me suis repris vers la fin et depuis le début des matches hors-concours.»

Objecif précis

Né en novembre, Bourcier est toujours âgé de 16 ans. Son voeu, c'est de faire sa niche dans l'équipe junior de son patelin.

«Je ne regarde même pas où je me situe dans l'équipe. Tout ce que je veux, c'est faire l'équipe. Quand la saison commencera, les choses vont se placer par elles-mêmes», a dit celui qui avait marqué cinq buts et totalisé sept points en 15 matches avec les Olympiques en saison régulière. Il avait ajouté deux autres buts en huit parties des séries éliminatoires.

Benoît Groulx a eu beau dire au jeune homme que ses succès de la saison dernière allaient être effacés, il reste que l'entraîneur-chef ne peut pas tout balayé du revers de la main.

«Il a démontré de belles choses l'an dernier. Je suis loin d'être déçu de son camp. Il a toujours joué au centre, mais dans notre club, Jonathan devra faire sa place à l'aile», a expliqué l'entraîneur-chef la semaine dernière.

Après avoir passé les deux dernières saisons avec l'Intrépide, Bourcier dit être prêt à faire le grand saut. «J'ai pris du poids, mais je suis plus fort et je me sens toujours aussi rapide. Mon stage avec les Olympiques la saison dernière a aidé ma confiance. Je me sens prêt.»

Si son entraîneur peut lui confirmer son poste prochainement, il sera surtout content d'arrêter de manger cinq fois par jour! «J'ai déjà diminué la cadence. Je ne suis quand même pas pour être malade sur la glace!»

jfplante@ledroit.com

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