L'embolie pulmonaire de Yannick Dubé est chose du passé

Quatre mois et demi après avoir côtoyé la mort de près, Yannick Dubé a retrouvé... (ÉTIENNE RANGER, LeDroit)

Agrandir

ÉTIENNE RANGER, LeDroit

Partager

Sur le même thème

Quatre mois et demi après avoir côtoyé la mort de près, Yannick Dubé a retrouvé sa liberté vendredi.

L'attaquant de 20 ans des Olympiques de Gatineau a enfin cessé de prendre ses médicaments pour soigner une embolie pulmonaire subie le 2 décembre dernier. Il a partagé sa joie sur Twitter en écrivant que tout était fini. «Médication arrêtée aujourd'hui! Cette embolie pulmonaire est enfin derrière moi. Belle journée!»

Joint chez lui en Abitibi, Dubé respirait le bonheur au bout du fil. «C'est un soulagement incroyable. J'ai eu de la misère à réaliser que c'était fini quand j'ai visité mon médecin ce matin (hier). C'est une tonne de brique qui vient de tomber de mes épaules!»

Yannick Dubé avait de la difficulté à garder les deux pieds sur terre hier. C'est tout un contraste avec l'enfer qu'il a vécu depuis près de cinq mois où il se devait d'éviter les coupures et les ecchymoses. «Le plus dur, c'était de m'entraîner alors que je me sentais très bien tout en sachant que j'étais limité dans ce que je pouvais faire. Mes médicaments m'empêchaient de faire ce que je voulais. J'avais perdu toute ma liberté. Je voulais juste jouer au hockey.»

Dans son épreuve, Dubé a senti l'appui des Olympiques de Gatineau qu'il a tenu à remercier hier. «Ils ont continué à me verser mon salaire de joueur de 20 ans pendant toute la saison. C'est une marque de respect qui démontre toute la classe de l'organisation.»

Si les Olympiques étaient passés en demi-finale cette semaine, Dubé pense qu'il aurait pu donner un coup de main. «Ça n'aurait pas été ma décision, mais j'aurais pu revenir au jeu d'ici quatre à cinq jours.»

Malgré la malchance qui s'est acharnée sur lui cette saison, Yannick Dubé refuse de blâmer son dossard numéro13. «Il n'y a aucun lien. C'est impossible! J'ai porté le 13 pendant trois saisons à Victoriaville et il ne m'est rien arrivé de fâchant.»

Beaucoup appris

Yannick Dubé dit avoir appris beaucoup de choses sur la vie en général dans sa longue convalescence. «Il n'y arrive jamais rien pour rien dans la vie. Le positif dans cette histoire, c'est que j'ai réalisé qu'il ne fallait rien tenir pour acquis. Je réalise que j'ai eu la chance d'être sur une patinoire tous les jours depuis cinq ans. Du jour au lendemain, on m'a enlevé ce privilège sans que je le demande. Je vais maintenant profiter de chaque instant. La santé, c'est important. On ne réalise pas ça à notre âge, mais moi, je sais!»

Yannick Dubé compte poursuivre sa carrière de hockeyeur la saison prochaine. Il étudie différents scénarios avec son agent.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer