Gabriel Bourret pourrait être accusé au criminel

Gabriel Bourret... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Gabriel Bourret

Étienne Ranger, LeDroit

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Le défenseur des Olympiques de Gatineau Gabriel Bourret fait l'objet d'une plainte criminelle. Un partisan des Huskies de Rouyn-Noranda lui reproche de l'avoir frappé avec son bâton dans un match disputé à l'aréna Iamgold samedi.

Le joueur de 20 ans pourrait être accusé de voies de fait à la lumière de l'enquête qu'a enclenchée la Sûreté du Québec. L'incident serait survenu pendant la première période de la défaite de 8-2 des Olympiques à Rouyn-Noranda.

Tout aurait débuté quand Gabriel Bourret a été pénalisé à la suite d'un double échec.

Selon nos informations, l'athlète de La Prairie se trouvait au banc des punitions, sous les huées de la foule, au moment des faits reprochés. Des témoins ont raconté qu'un groupe de spectateurs narguait le défenseur. Celui-ci aurait alors perdu son sang-froid en lançant une bouteille d'eau dans les estrades. Un homme âgé d'une quarantaine d'années se serait ensuite approché du banc des punitions pour s'adresser directement au joueur « ennemi ». À ce moment, Bourret aurait atteint l'individu à la bouche en passant son bâton de hockey dans une ouverture entre la baie vitrée et le banc des punitions.

La direction des Olympiques a pris connaissance de la plainte déposée par le partisan des Huskies hier, mais a affirmé qu'elle ne commentera pas le dossier avant la conclusion de l'enquête. Dans un communiqué publié hier, l'organisation des Olympiques explique que la SQ et la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) ont ouvert des enquêtes conjointes.

De nature calme en dehors de la glace, Gabriel Bourret est doté d'un caractère bouillant sur la patinoire. Avec 124 minutes de punition en 57 parties, il occupe le cinquième rang des joueurs les plus punis de la LHJMQ.

La LHJMQ enquête

Raymond Bolduc, le préfet de discipline du circuit Courteau a été saisi du dossier. Il n'avait pas encore parlé à Gabriel Bourret ni aux autres intervenants hier. Il se donnait trois à quatre jours avant de rendre une décision.

Ce dernier a toutefois traité quelques dossiers similaires au fil des ans.

La semaine dernière, il a notamment suspendu Petr Straka, de l'Océanic de Rimouski, dans un incident similaire. « Il ne visait personne, mais il avait lancé son bâton dans la baie vitrée. Son bâton avait ensuite frappé un spectateur. »

Raymond Bolduc se souvient d'un autre incident qui avait impliqué un joueur et un spectateur. « Un gardien de but avait lancé son bâton de hockey dans les airs et il était tombé dans les estrades. Il avait été suspendu deux parties. Les joueurs de la ligue sont soumis à un code de conduite non écrit. Il n'y a pas de tolérance pour les échanges avec les spectateurs. Un joueur ne peut pas lancer quelque chose dans les estrades », a-t-il expliqué au Droit hier.

Le préfet de discipline s'apprêtait à colliger les informations aujourd'hui. « Pour l'instant, je n'ai que des ouï-dire. Il faudra aussi vérifier toute la question de la sécurité des lieux. Je sais que le joueur aurait lancé une gourde dans les estrades. Il aurait frappé son bâton dans la baie vitrée, mais malheureusement, il y avait une ouverture à l'endroit où il a frappé. »

Dans la Ligue de hockey de l'Ontario, le joueur Jake Cardwell a été suspendu pour une période de 10 parties, il y a deux semaines, après une altercation avec un spectateur dans le couloir menant au vestiaire des Bulls de Belleville lors d'un match présenté à Oshawa.

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