Un vent de fraîcheur chez les 67's

L'entraîneur-chef André Tourigny et son fidèle compagnon Mario... (Etienne Ranger, Le Droit)

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L'entraîneur-chef André Tourigny et son fidèle compagnon Mario Duhamel ont surveillé attentivement le premier match intra-équipe des 67's d'Ottawa au complexe Minto mercredi soir.

Etienne Ranger, Le Droit

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Il ne reste presque plus de traces du régime de Jeff Brown chez les 67's d'Ottawa.

Mercredi, le camp d'entraînement de l'équipe de la Ligue de l'Ontario (LHO) s'est mis en branle à l'Université d'Ottawa sous la supervision du nouvel entraîneur-chef André Tourigny. Au printemps, dans une décision mutuelle, Brown a quitté l'organisation, laissant ses postes d'entraîneur-chef et de directeur général. Après trois saisons où l'équipe n'avait pas gagné une ronde des séries éliminatoires, il a abandonné le navire et ses adjoints ont fini par en faire autant.

Tenu en haute estime dans la LHJMQ où il a dirigé les Huskies de Rouyn-Noranda et les Mooseheads de Halifax pendant une dizaine d'années, André Tourigny arrive à la barre des 67's avec trois années d'expérience comme adjoint dans la LNH. Il s'est entouré d'une solide équipe d'entraîneurs avec les nominations de Mario Duhamel, Norm Milley (nouveau retraité du hockey professionnel) et Andy Chiodo (gardiens).

James Boyd est maintenant assis dans le fauteuil du directeur général et Jan Egert lui servira d'adjoint. Ça fait plusieurs nouveaux visages à la tête du club et ce n'est pas une mauvaise chose selon le capitaine Travis Barron.

«Il y a tellement de nouveau monde que même les vétérans étaient nerveux ce matin pendant les tests physiques! Mais plus la journée avançait, plus il y avait de sourires sur les visages des joueurs. Je recommande d'ailleurs à tout le monde de savourer le moment. Le hockey est censé être amusant! J'aimerais avoir encore 16 ans», a dit l'ancien premier choix des 67's qui entame déjà sa quatrième année avec l'équipe.

Après avoir été nommé entraîneur-chef et vice-président des opérations hockey en juin, André Tourigny a finalement pu voir ses joueurs l'oeuvre mercredi au complexe Minto de l'Université d'Ottawa. 

Les 45 joueurs qui se sont présentés au camp n'auront pas beaucoup de temps pour se mettre en valeur. Vendredi, après seulement trois matches intra-équipes, le groupe sera réduit à 25-28 joueurs.

«O m'a beaucoup parlé des joueurs durant l'été. Maintenant, je vais apprendre à les connaître moi-même. Nous avons rencontré tous nos vétérans avec leurs familles durant l'été pour leur faire part de nos attentes et du type d'équipe que nous voulons former. Nous voulons une équipe rapide, intense, implacable. Nous voulons des joueurs en forme. Cette semaine, ils ont l'occasion de nous montrer ce qu'ils ont fait durant l'été. Nous allons rapidement savoir qui est prêt à monter à bord. Nous avons de bons jeunes joueurs et plusieurs choix au repêchage qui s'en viennent. C'est le 50e anniversaire des 67's. C'est une grosse année. Nous voulons faire les choses correctement.»

Dix-neuf des 45 joueurs au camp ont déjà de l'expérience de la LHO. Assurément, il faudra faire de la place à de jeunes espoirs et André Tourigny est conscient que des décisions difficiles devront être prises rapidement.

«Je ne voulais pas brusquer les choses durant l'été. Je voulais d'abord voir les joueurs de mes propres yeux, mais il est évident que des transactions sont possibles avec 19 vétérans qui sont de retour.»

Fait intéressant, les 67's alignent présentement cinq joueurs d'origine russe, dont les vétérans Leo Lazarev et Sasha Chmelevski. Seul le défenseur Nikita Okhotyuk a été sélectionné au repêchage européen. Les autres sont passés par les États-Unis avant d'accéder à la LHO.

Après avoir effectué leurs premières coupes vendredi, les 67's vont disputer un premier match hors-concours à Kingston dimanche.

Les joueurs anticipaient le changement

Débarqué chez les 67's d'Ottawa à 16 ans, Travis Barron a passé les trois premières années de sa carrière junior à jouer sous les ordres de Jeff Brown.

Bien qu'il soit attaché à celui qu'il côtoyait depuis l'âge de 10 ans parce qu'il jouait souvent avec son fils Logan (espoir des Sénateurs), Barron sentait que le temps de Jeff Brown achevait à Ottawa.

« Plusieurs vétérans ont vu venir ce départ. C'est dommage. J'étais avec Jeff Brown depuis mon premier jour dans l'organisation. Avec Mike Eastwood, il m'a aidé à me rendre où je suis aujourd'hui. J'ai eu un long entretien avec lui quand la nouvelle de son départ est sortie. L'appel a été émotif. En même temps, je suis excité par l'enthousiasme qu'apporte André (Tourigny), James (Boyd) et leur nouveau groupe d'entraîneurs. C'est un nouveau départ et je pense que tout le monde en avait besoin. »

L'espoir de l'Avalanche du Colorado n'a rien dit contre son entraîneur précédent, mais dans ses propos, on comprend que dans le vestiaire, les joueurs souhaitaient un changement. « Il y a plusieurs joueurs qui sont excités d'avoir un nouveau départ. Autant Jeff et Mike ont été là pour moi, autant je pense que le temps était venu de procéder à des changements. Ma rencontre avec André (Tourigny) a été stimulante. Il est motivé. Il est passionné. Il a goûté à la LNH. Il sait ce que ça prend pour y accéder. Les nouveaux entraîneurs ont fait un bon travail en se présentant à nous. »

L'attaquant de 19 ans a déjà noté des différences dans l'approche du nouveau groupe. « Premièrement, l'école est devenue obligatoire alors je vais suivre des cours de sociologie à l'Université Carleton cette année. Ce sont mes parents qui seront contents ! Nous avons aussi un nouveau gymnase pour l'entraînement », a dit l'ancien premier choix des 67's qui a voulu mener par l'exemple cet été en perdant 20 livres afin de prendre un peu de vitesse.

De son côté, le Franco-Ontarien Samuel Bitten abondait à peu près dans le même sens que Barron sur le départ de Jeff Brown. L'an dernier, à 16 ans, il a joué 14 matches avec les 67's.

« Jeff Brown était un bon coach, mais je pense qu'il n'a pas fait les changements nécessaires pour éviter certaines situations. Les vétérans sentaient venir son départ. On sent un regain d'énergie aujourd'hui. Tout le monde veut se démarquer pour les nouveaux entraîneurs. Il y a de la nervosité parce que tout le monde veut bien paraître. »

Rendu à 17 ans, Bitten veut se faire valoir dans un rôle offensif comme son frère William, un espoir du Canadien de Montréal. « J'ai pris 15 livres durant l'été pour atteindre 190 livres. Ç'a été un gros été d'entraînement pour moi. Je veux faire partie du top-6 de l'attaque et j'ai tout mis en oeuvre pour que ça arrive. Le camp sera compétitif, mais je suis compétitif de nature », a dit l'athlète de 6'2'', qui sera admissible au prochain repêchage de la LNH.




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