Du jamais vu chez les 67's

La saison dernière, Olivier Lafrenière disait qu'il avait... (Archives, Le Droit)

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La saison dernière, Olivier Lafrenière disait qu'il avait rarement eu l'occasion d'avoir des coéquipiers francophones depuis qu'il joue au hockey en Ontario. Cette année, au camp d'essai des 67's d'Ottawa, ils sont trois à parler la même langue. C'est une situation unique dans la Ligue de l'Ontario.

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C'est le monde à l'envers à Ottawa dans la Ligue de hockey de l'Ontario.

Franco-Ontarien, Léo Boivin a déjà dirigé les 67's de 1972 à 1974, mais pour la première fois de leur histoire, c'est un Québécois qui occupe le poste d'entraîneur-chef.

En Ontario, c'est une situation plutôt inhabituelle, mais la nomination d'André Tourigny n'est pas la seule irrégularité chez les 67's cette année.

Le club a réduit ses effectifs à 27 joueurs le week-end dernier, mais un joueur va s'ajouter à l'équipe au cours des prochains jours et il s'agit d'un autre Québécois.

Olivier Tremblay a terminé sa dernière saison dans l'uniforme des Huskies de Rouyn-Noranda, mais à 20 ans, il n'y avait plus de place pour lui en Abitibi.

Tourigny, toujours lié étroitement avec les Huskies qu'il a dirigés pendant une dizaine d'années, a décidé de le réclamer au ballottage.

Il y a maintenant quatre gardiens au camp d'essai des 67's d'Ottawa. Êtes-vous bien assis ? Trois des quatre sont francophones !

Olivier Lafrenière avait été l'adjoint de Leo Lazarev la saison dernière. Le duo est toujours au camp. Choix de 12e ronde en 2016, Cédrick Andrée essaie de brouiller les cartes. Ce dernier a cependant un avantage sur les autres : à 17 ans, il est bien plus jeune du groupe et pourrait être considéré comme le gardien d'avenir du club.

« C'est assez particulier comme situation, reconnaît le vétéran Lafrenière, âgé de 19 ans. Nous avons de nouveaux entraîneurs francophones et trois gardiens dont la langue maternelle est le français en Ontario, c'est vraiment rare. Surtout que Tremblay a le même prénom que moi ! »

Même s'il vient de Bradford en Ontario et qu'Olivier Tremblay est natif de Chicoutimi, les deux se connaissent.

« J'ai connu Olivier (Tremblay) au camp d'évaluation de l'équipe canadienne des moins de 17 ans. À l'époque, il était avec l'Océanic de Rimouski et j'étais un espoir des 67's. »

Plus que la langue parlée par ses hommes masqués, André Tourigny souhaite trouver la bonne combinaison chez ses gardiens. Le retour de Leo Lazarev n'était pas attendu. Tout comme Tremblay, il est aussi âgé de 20 ans.

« L'objectif de Leo était de passer chez les professionnels, mais nous avons su qu'il reviendrait trois jours avant le début du camp. C'est un gars qui a trois ans d'expérience dans notre ligue et qui a accompli des choses. Nous avons de la compétition au camp avec deux vétérans de 20 ans, un autre de 19 ans et un jeune qui pousse derrière. Notre entraîneur des gardiens, Andy Chiodo, est arrivé hier (mercredi) et il va les évaluer. Tous les scénarios sont sur la table. Nous voulons garder les meilleurs gardiens disponibles. »

Un ou deux vétérans pourraient toutefois servir de monnaie d'échange pour faire place au jeune Andrée, « un petit gardien qui compétitionne fort », selon Tourigny.

Lafrenière n'a qu'un but

Avant le retour imprévu de Lazarev, Olivier Lafrenière croyait que le poste de numéro un était à sa portée. L'arrivée tardive du gardien russe ne changera rien à ses plans.

« Mentalement, je me suis préparé à devenir le numéro un tout l'été. Que Leo revienne ou que nous soyons quatre, mon plan ne change pas. Je veux être le numéro un. Il y a de nouveaux entraîneurs en place. C'est ma chance de me faire remarquer. »

L'arrivée d'Olivier Tremblay ne rend pas le vétéran Lafrenière plus nerveux. « Je suis plus surpris qu'autre chose, mais mon but ne change pas. »

Cédrick Andrée, lui, arrive d'une saison à l'école préparatoire The Gunnery au Connecticut. Auparavant, il avait joué son midget AAA avec les Sénateurs d'Ottawa junior.

« Je suis un choix de 12e ronde, mais je suis tellement content d'avoir été repêché par les 67's. C'est mon rêve de jouer ici. »

Fils d'une mère de Sudbury, Andrée sent qu'il y a une ouverture cette saison avec la présence de trois gardiens âgés de 19 ou 20 ans.

« La plupart des équipes de la OHL ont au moins un gardien de 16, 17 ou 18 ans. Je suis trois ans plus jeune que les deux de 20 ans. Le timing semble bon. Le club est jeune aussi. Je suis un petit gardien (5'10''), mais ce que je n'ai pas avec ma taille, je le reprends avec ma vitesse. Je suis un gardien athlétique. »

Assurément, les chances de voir un premier duo de gardiens francophones chez les 67's n'ont jamais été aussi bonnes.

Les Nats reprennent vie à Rockland

Quarante et un ans après avoir été sacrés champions canadiens du hockey junior A, les Nats de Rockland feront leur retour dans la Ligue centrale vendredi soir.

Formation qui avait conquis les coeurs de la petite municipalité de 4000 habitants à l'époque, l'équipe de Rockland dirigée par le regretté Bryan Murray avait surpris tout le monde lors des séries éliminatoires de la saison 1975-76. Après avoir gagné le championnat de leur ligue, ils avaient entrepris des séries de formats « quatre de sept » contre les Platers de Guelph, les Royals du Lac-Mégantic et les Islanders de Charlottetown avant de se frotter aux Mets de Spruce Grove (Alberta) dans la finale nationale.

Le chemin vers la coupe du Centennaire avait fait la fierté de tout l'Est ontarien, mais il avait vidé les coffres du club. Un an plus tard, en 1977, les Nats étaient vendus et la formule des séries nationales était changée pour le tournoi tel qu'on le connaît aujourd'hui.

Quelques hommes d'affaires de la région ont toutefois fait renaître l'équipe l'année dernière en achetant les Rangers de Gloucester à condition de pouvoir les déménager après une dernière saison à l'aréna Earl Armstrong en 2016-17.

Ancien copropriétaire des Olympiques de Gatineau, André Chaput, s'est entouré d'André Charlebois, J.R. Léger et Robert Bourdeau pour relancer les Nats au complexe relativement nouveau de 2500 sièges à l'Académie canadienne et internationale de hockey de Rockland.

Vendredi soir, 40 ans après leur disparition du paysage junior A, les Nats renoueront avec l'action en se mesurant aux Grads de Cumberland. L'organisation soulignera sa renaissance en invitant plusieurs anciens de l'édition championne, dont Gerry Leroux, Luc Prud'homme, Randy Burman, Michel Brisebois, Gilbert Lecavalier, George Barrett, Richard Gratton et Jed Ferguson. Jean-Marc Lalonde, maire de Rockland et propriétaire de l'équipe à l'époque, sera également de la partie.

« Bryan Murray devait être des nôtres aussi avant que le cancer l'emporte... Nous lui avons quand même préparé une grosse plaque. Il deviendra le premier membre intronisé au Temple de la renommée de Clarence-Rockland », a indiqué André Chaput.

Les Nats reviendront aussi avec la feuille d'érable sur leurs chandails bleu, blanc et rouge, mais le tout a été refait à la mode d'aujourd'hui.

André Chaput dit sentir l'engouement des gens de Clarence-Rockland pour le match d'ouverture contre les Grads.

« On s'attend à plus de 1000 spectateurs. L'intérêt pour le junior A est grand dans les banlieues de la Ligue centrale. Le support corporatif est très fort. Nous avons cogné à une cinquantaine de portes. Si nous avons essuyé un ou deux refus, c'est beau. Tout le monde est prêt à aider de quelque façon. »

Sur la glace, les Nats montreront un visage fort différent de la dernière saison où ils étaient encore à Gloucester. « Nous avons gardé une demi-douzaine de joueurs. Nous repartons l'équipe à zéro et pensons nous retrouver en milieu de peloton », dit le président Chaput.

Les Nats sont dirigés par Daniel Sauvé, qui a joué 23 matches avec les Olympiques de Gatineau en 2006-07.




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