Le Canada doit se méfier de la Suède

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Le Canada devra connaître un bon début de match s'il ne veut pas jouer du hockey de rattrapage, mercredi soir contre la Suède.

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La Presse Canadienne

MONTRÉAL - Le Canada est bien conscient que son match de demi-finale contre la Suède au Championnat mondial junior ne sera pas de la tarte, mercredi. L'adversaire démontre une incroyable force de frappe et n'a pas subi la défaite en cinq matches depuis le début du tournoi, si bien que les Canadiens sont perçus comme les négligés.

On ne peut cependant pas dire que la formation suédoise a réellement été mise à l'épreuve jusqu'à maintenant. Elle a battu le Danemark, la Suisse, la République tchèque, la Finlande et la Slovaquie, mais disons simplement qu'aucune de ces équipes n'affiche autant de talent que les Canadiens.

« Nous allons voir comment ils vont réagir à la pression, a déclaré l'entraîneur-chef Dominique Ducharme, mardi. On sait que les Suédois n'ont pas perdu en ronde préliminaire depuis 10 ans. C'est certainement positif pour eux. Par contre, quand arrive le temps des matches éliminatoires, ils ont un peu plus de difficultés, donc on veut exploiter ce côté-là. »

L'équipe suédoise démontre une grande rapidité et compte sur un premier trio qui peut facilement faire des ravages. L'unité composée d'Alexander Nylander, le meilleur pointeur du tournoi avec une récolte de 11 points, de Joel Eriksson Ek et de Carl Grundstrom peut faire payer l'adversaire presque chaque fois qu'il commet une erreur.

« Ce sera un match différent et un défi différent, mais pour nous, ça revient à jouer notre style de jeu comme nous avons fait tout au long du tournoi, a expliqué l'entraîneur suédois Tomas Monten. Nous voulons contrôler la rondelle, appliquer de la pression et gagner les batailles devant le filet. Nous verrons qui aura le meilleur. »

Le Canada ne pourra donc pas se permettre de connaître un départ amorphe comme il l'a fait dans un gain de 5-3, lundi contre la République tchèque, parce qu'il pourrait bien devoir jouer du hockey de rattrapage. Et celui qui défendra le filet canadien devra sans doute offrir sa meilleure prestation du tournoi.

Depuis une semaine, Ducharme alterne entre ses deux gardiens Carter Hart et Connor Ingram, et aucun des deux n'est en mesure d'offrir une performance assez convaincante pour s'assurer du poste de partant. Hart a aidé les siens à battre la Russie 5-3 au tour préliminaire, mais a connu des ennuis par la suite. Ingram était d'office contre la République tchèque et il a paru faible sur au moins un but.

L'entraîneur n'avait pas encore fait son choix à la veille du match contre la Suède, mais il est venu à la défense des deux portiers qui représentent le point d'interrogation de l'équipe canadienne.

« Quand on ne donne pas beaucoup de lancers, ce n'est pas toujours évident pour les gardiens, a-t-il fait valoir. Demain, ça va probablement être plus partagé au niveau du temps de possession. En même temps, ça peut aider nos gardiens parce que ça va être un rythme de match normal. »

Chabot, la clé du succès

Si un joueur peut aider la cause des hommes masqués contre les puissants suédois, mercredi, c'est bien Thomas Chabot. Le Beauceron est tout simplement dominant dans tous les aspects du jeu et s'avère le quart-arrière de la défensive unifoliée.

Il totalise trois buts et quatre mentions d'assistance en cinq matches en plus de présenter un différentiel de plus-2. Il est de loin le joueur le plus utilisé par Ducharme avec en moyenne 22:30 de temps de jeu par rencontre.

Chabot a passé 112:32 sur la patinoire depuis le début du tournoi, soit 24 minutes de plus que Jake Bean, son plus proche poursuivant à ce chapitre.

« Ça fait quatre ans que je joue avec lui, j'ai vu comment il s'est amélioré à toutes les années, a dit Mathieu Joseph, son coéquipier avec les Sea Dogs de Saint-Jean. Il est rendu un défenseur complètement dominant et ça parait ici. Il a presque autant de buts ici qu'à Saint-Jean depuis le début de l'année ! »

Le travail du défenseur québécois est loin de passer inaperçu, même que plusieurs joueurs suédois ont vanté ses qualités après avoir assisté à sa performance inspirée de lundi alors qu'il a amassé un but et une aide.

« Il connaît un excellent tournoi, a lancé Ducharme sans hésiter. Il est dominant autant avec la rondelle que défensivement. C'est notre chef en arrière, je suis vraiment content de la manière dont il réagit. »

La Finlande évite la relégation

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Le nouvel entraîneur de la Finlande, Jussi Ahokas

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Les champions en titre demeureront dans le groupe mondial du Championnat junior. La Finlande n'a rien offert de convaincant, mais elle en a fait assez pour signer une victoire de 4-1 et balayer la série de relégation contre la Lettonie.

Après un tournoi rempli de rebondissements, qui a notamment été marqué par trois revers en ronde préliminaire et par le congédiement de leur entraîneur-chef Jukka Rautakorpi, les Finlandais devront vraisemblablement retourner à la table à dessin en vue du prochain tournoi.

Ils ont peiné lors du premier match de la série au meilleur de trois rencontres, une victoire de 2-1, et ce ne fut pas plus évident mardi. À titre comparatif, les Lettons ont été lessivés 6-1 par les États-Unis, 9-1 par la Russie et 10-2 par le Canada en ronde préliminaire.

Eeli Tolvanen a ouvert la marque à seulement 1:31 du début de la rencontre en avantage numérique, ce qui a laissé croire que la Finlande allait facilement filer vers la victoire. Mais comme rien ne semble fonctionner pour les Finlandais cette année, ce fut loin d'être le cas.

Renars Krastenbergs a créé l'égalité avec l'avantage d'un homme en fin de première période et la marque est demeurée inchangée jusqu'à ce que l'attaque finlandaise ne débloque pour de bon au troisième engagement.

Vili Saarijarvi, en avantage numérique, et Juuso Valimaki ont fait bouger les cordages dans les trois premières minutes de la troisième pour permettre à la Finlande de pousser un soupir de soulagement. Valimaki a ajouté un quatrième filet lors d'une supériorité numérique en fin de match.

Veini Vehvilainen a repoussé 22 lancers dans la victoire tandis que Mareks Mitens a réalisé 38 arrêts.

La Lettonie en était à sa première présence dans le groupe mondial après avoir obtenu la promotion l'an dernier. Elle a encaissé quatre revers au cours de la ronde préliminaire et a affiché un différentiel de moins-23.

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