Yannik Bertrand rêve encore à la LNH

Yannik Bertrand célèbre son but qui a donné... (Screaming Eagles du Cap-Breton.)

Agrandir

Yannik Bertrand célèbre son but qui a donné une victoire de 2-1 aux Screaming Eagles contre les Olympiques à Sidney le 9 octobre dernier.

Screaming Eagles du Cap-Breton.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

De retour au centre Robert-Guertin pour la première fois depuis le 1er octobre, il sera intéressant de voir l'accueil qui sera réservé aux Olympiques vendredi soir.

Après avoir perdu six matches sur sept pendant un long voyage historique, le club de l'Outaouais occupe aujourd'hui une position inhabituelle au classement de la LHJMQ : le dernier. Les partisans seront-ils au rendez-vous ?

Une chose est sûre, la présence de Pierre-Luc Dubois, troisième choix au dernier repêchage de la LNH, devrait stimuler l'intérêt de plusieurs amateurs de hockey. L'attaquant de 18 ans vient à peine d'être retranché par les Blue Jackets de Columbus.

Aussi, certaines sections de l'amphithéâtre auront un penchant pour l'équipe visiteuse. Ils seront nombreux à venir encourager les attaquants locaux Yannik Bertrand et Anthony Beauchamp pour leur seul passage à Gatineau cette saison.

Dans la saison morte, le premier partage son temps chez sa mère à Orléans et chez son père à Wendover dans l'Est ontarien. Le deuxième vient de Thurso. Leurs parents et amis ont réservé plusieurs billets. Yannik Bertrand est particulièrement excité pour sa première visite au centre Guertin dans un uniforme de la LHJMQ.

L'an dernier, à son année recrue, il avait raté le rendez-vous en raison d'une fracture à un pied. « Mon père travaille à Gatineau. Quand j'étais jeune, j'allais voir les matches des Olympiques plutôt que ceux des 67's. Dans mon hockey mineur, j'ai joué plusieurs tournois à Guertin. J'ai toujours voulu jouer dans cet aréna-là. Vendredi, mon objectif sera de permettre à ma famille de crier plus que les partisans des Olympiques ! »

Âgé de 19 ans, Yannik Bertrand revient de loin. Jamais repêché dans la Ligue de l'Ontario, il a plutôt évolué au niveau junior B avec les Vikings de Casselman et les Jets de Metcalfe à 16 et 17 ans. Son gabarit intéressant de 6'3'' a également attiré l'oeil de quelques formations de la LHJMQ. « Ça m'a attristé de ne pas être repêché en Ontario, mais je n'ai jamais lâché. (À 18 ans), j'ai eu plusieurs offres d'équipes du Québec. Les Olympiques faisaient partie du groupe, mais je n'étais pas certain de pouvoir faire l'équipe. J'ai choisi le Cap-Breton parce qu'ils avaient une bonne équipe et que c'était une belle place. J'ai de la famille à Halifax et Saint-Jean. Je ne regrette pas mon choix. Je peux encore rêver à la LNH. »

À sa saison recrue, des blessures l'ont limité à 12 points en 33 parties. Plus confiant, il a déjà récolté six points en 10 matches cette année en évoluant dans un quatrième trio pas comme les autres. Ty Fournier, un de ses compagnons de trio, est le meilleur compteur du club avec 10 points.

« On peut appeler ça un quatrième trio de luxe ! Avec Ty et Declan (Smith), ça se passe bien. Nous sommes intenses et nous passons plus de temps à l'autre bout de la patinoire que dans notre zone. »

Son entraîneur, Marc-André Dumont, est bien content d'avoir écouté son contact en Ontario pour attirer l'ancien de l'école secondaire Garneau chez lui. « J'ai remarqué une énorme différence entre le Yannik de cette année et celui de l'an dernier. Il est passé d'un joueur qui luttait pour son temps de glace à un régulier de notre alignement. Il apporte beaucoup d'énergie à notre équipe. »

Anthony Beauchamp

Dumont a également eu de bons mots pour son autre produit de l'Outaouais. Pendant le camp d'entraînement, il est allé chercher Anthony Beauchamp, 18 ans, dans une transaction avec Baie-Comeau.

« Il va bien. Il patine comme le vent. Son éthique de travail est exceptionnelle. Il nous a apporté de la profondeur à un moment où nous n'étions pas certains si Pierre-Luc Dubois ou Giovanni Fiore allaient revenir. Il a bien terminé son stage midget. On s'attend à ce qu'il devienne aussi dominant vers la fin de sa carrière junior. »

Les Vikings ont une cible dans le dos

Pendant que Yannik Bertrand traverse ses meilleurs moments en carrière dans la LHJMQ à 19 ans, un autre ancien des Vikings de Casselman fait ses premiers pas au hockey junior majeur.

Âgé de 17 ans, Oliver Castleman a fait le saut directement du junior B à la Ligue de l'Ontario cette saison. L'attaquant de Gloucester a récolté un but et quatre points à ses 10 premiers matches avec les IceDogs du Niagara.

La graduation de ces joueurs n'empêche pas les Vikings de dominer à nouveau la Ligue junior B de l'Est ontarien. Les triples champions en titre ont été les derniers des 16 clubs de la ligue à perdre un match en temps réglementaire la semaine dernière. Avant d'affronter les Golden Knights d'Ottawa Ouest jeudi soir, la troupe de Michel Ruest montrait une fiche de 10-1-2 et occupait le premier rang de la division Martin.

Joueurs manquants

Ce bon début de saison est loin d'enflammer le directeur général de la dynastie du hockey junior B. «Nous n'avons pas la profondeur de nos équipes passées. Il nous manque des joueurs et notre gardien numéro un est blessé. Il n'a joué qu'un match. Son remplaçant, Seth Carter, a goalé sur sa tête depuis le début de la saison, mais est-ce que ça va durer? Nous avons été chanceux dans plusieurs victoires, mais il faut aussi dire que notre réputation gagnante aide. Nous sommes redoutés. Et il y a nos plus vieux joueurs. Ils ne veulent jamais perdre. Ils font tout pour gagner», signale Raymond Lavergne.

Ce dernier ajoute que l'objectif des Vikings ne change pas. «Quand nous commençons une saison, c'est pour gagner le dernier match de l'année.» Parce que leurs succès ont fait des jaloux au fil des ans, les Vikings doivent aussi négocier avec des adversaires qui les attendent de pied ferme partout où ils passent. «Nous avons une cible dans le dos. Tout le monde veut nous battre. C'est assez évident à part ça!»

C'est la loi de la jungle. Le plus fort gagne. À ce jour, même avec moins de profondeur dans leur alignement, les Vikings font honneur à leur réputation.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer