Un but qui procure une drôle de sensation

Benoît-Olivier Groulx a inscrit son troisième but dans... (Courtoisie, Mooseheads de Halifax)

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Benoît-Olivier Groulx a inscrit son troisième but dans la LHJMQ contre les Olympiques de Gatineau, l'équipe qu'il a adulée pendant toute son enfance.

Courtoisie, Mooseheads de Halifax

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Derrière le banc des Olympiques de Gatineau, Benoît Groulx était reconnu pour son sens du spectacle dans les amphithéâtres de la LHJMQ. Sur la glace, il faut croire que la pomme ne tombe jamais loin de l'arbre.

À son tout premier match devant ses nouveaux partisans à Halifax, son fils a compté ses deux premiers buts dans l'uniforme des Mooseheads. Benoît-Olivier Groulx a ensuite attendu cinq matches avant d'inscrire son troisième but dans la LHJMQ. Ce but est survenu lundi. Pas contre n'importe qui. Contre les Olympiques de Gatineau, l'équipe que son père a dirigée pendant 12 ans et qu'il a adulée pendant toute son enfance en Outaouais.

Le premier choix du repêchage de 2016 a réalisé l'exploit à 16 ans, dès son premier match en carrière contre les Olympiques. Il a saisi une longue passe du défenseur Mathieu Charlebois pour se faufiler entre les deux défenseurs gatinois à vive allure. Sa vitesse lui a donné le temps de prendre plusieurs retours avant de déjouer le gardien Mark Grametbauer.

Contrairement à son premier but en carrière à Halifax, les célébrations du Gatinois ont été plus sobres.

«C'était un but bizarre. J'ai eu le temps de prendre quatre retours. À force d'insister, la rondelle a fini par rentrer. Compter contre les Olympiques m'a procuré une sensation bizarre. Pendant le réchauffement, je regardais de l'autre côté de la patinoire. Ça me faisait drôle d'affronter l'équipe que j'ai toujours encouragée. Mon père a coaché cette équipe pendant 12 ans. Je me demandais ce qui se passait là! Après le réchauffement, je me suis calmé en me rappelant que j'étais maintenant dans la LHJMQ. Il fallait que je me débarrasse de mon état d'âme.»

Avant le match, Benoît-Olivier Groulx tenait à compter à son premier match contre les Olympiques, mais il n'osait pas trop y croire. «Je me disais que si ce n'était pas aujourd'hui, ça serait pour une prochaine fois. Les Olympiques ne représentent pas une équipe comme les autres pour moi. En même temps, j'étais content de contribuer à une victoire contre les Olympiques.»

Loin de toute l'action, Benoît Groulx regardait le match à partir de son écran et il était bien fier de son fils unique. «Je pense que maintenant, il penche plus du côté d'Halifax que des Olympiques parce que je suis là. On s'en parlait souvent de cette première partie contre les Olympiques. On savait que ça allait être spécial pour nous deux.»

La carrière de Benoît-Olivier Groulx n'est vieille que de sept parties, mais il démontre déjà qu'il aime compter dans les grandes occasions. La prochaine date importante est déjà inscrite à son calendrier. «On joue à Gatineau le 2 novembre.» Si le passé est garant de l'avenir...

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