Entrée fracassante à Halifax

Deux buts et une première étoile dès son... (Courtoisie: Mooseheads de Halifax)

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Deux buts et une première étoile dès son premier match dans la LHJMQ. Benoit-Olivier Groulx n'a pas tardé à se faire remarquer.

Courtoisie: Mooseheads de Halifax

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Peu importe le sport, peu importe l'âge, les attentes envers un premier choix au repêchage sont parfois démesurées.

Dans la LHJMQ par exemple, le Gatinois Benoît-Olivier Groulx est débarqué à Halifax avec l'étiquette du joueur d'avenir de la franchise, mais certains pourraient oublier qu'il n'a que 16 ans et qu'il n'est qu'un joueur parmi tant d'autres dans un club en reconstruction.

L'ancien de l'Intrépide de Gatineau a toutefois bien négocié avec la pression qui accompagne son rang de sélection. Après avoir été blanchi à son premier match en carrière à Moncton, Groulx a laissé toute une impression devant plus de 7000 spectateurs à son premier match au Scotiabank Center de Halifax samedi dernier.

Il a marqué deux buts, dont celui de la victoire, en plus d'hériter de la première étoile du match dans un gain de 4-3 contre les Sea Dogs de Saint-Jean.

« C'était complètement fou. Pour vrai. J'étais déjà impressionné par l'ambiance de l'amphithéâtre à Halifax quand ils m'ont présenté sur la patinoire. Ça criait fort pendant les jeux et même pendant les arrêts de jeu. C'était mon premier match devant une aussi grosse foule. C'est comme une mini LNH là-bas. »

Sept mille personnes, c'est deux fois plus de monde dans les gradins que pour le match de la médaille d'or remportée par l'équipe canadienne des moins de 16 ans de Groulx aux Jeux olympiques de la jeunesse en Norvège l'an dernier.

Benoît-Olivier Groulx a rêvé toute sa vie de compter son premier but dans la LHJMQ. Il n'avait jamais espéré qu'il arrive aussi tôt.

« J'ai vécu de grosses émotions quand nous avons gagné la médaille d'or aux Jeux olympiques l'an dernier, mais ce que j'ai vécu à Halifax samedi, ça surpasse tout. Et de loin à part ça ! Les partisans sont déchaînés. De vrais passionnés. Je n'avais jamais vu une telle réaction après un de mes buts. Les gens se sont levés d'un seul trait. Je ne m'attendais pas nécessairement à compter dans ce match, alors vous pouvez imaginer comment j'étais excité d'en compter deux ! »

Le fils de Benoît Groulx a réalisé son exploit sous les yeux de sa mère, de son beau-père, d'un oncle, d'une tante et ses deux grands-parents du côté maternel. « J'ai célébré mon deuxième but assez fort. C'était une marque de reconnaissance pour ma mère ! Mon père n'était pas là. Il était à Tampa Bay, mais il m'avait écrit avant le match en me disant de me pas m'imposer de pression supplémentaire pour compter. »

Benoît Groulx a dirigé les Olympiques de Gatineau pendant 13 ans. Il connait un truc ou deux sur les recrues repêchées tôt à 16 ans.

« Il m'a dit que Sean Couturier avait mis 22 matches avant de compter son premier but dans la LHJMQ à 16 ans et de ne pas me décourager si je ne comptais pas tout de suite. J'ai marqué des buts avec facilité toute ma vie, alors c'est sûr que si j'avais passé 10 matches sans marquer, ça aurait commencé à me jouer dans la tête. Je savais que j'allais marquer un jour ou l'autre, mais finalement, ça s'est passé deux fois plutôt qu'une à mon premier match à la maison. J'ai bien dormi ce soir-là ! »

La carrière de Groulx est donc bien partie dans la LHJMQ. Sur les bancs d'école, l'adaptation risque d'être un peu plus ardue. « Je suis inscrit en 11e année dans une école secondaire anglaise. La majorité des joueurs de mon équipe vont à cette école. »

Loin de Gatineau, Groulx se tient quand même au courant de ce qui se passe avec ses anciens coéquipiers de l'Intrépide. Ces derniers ne l'ont pas facile cette année. Ils ont perdu leurs huit premiers matches, mais Groulx est convaincu qu'ils sauront rebondir.

« Ils ont de bons leaders avec Xavier Simoneau, Nicolas Sauvé et Alexandre Gagnon. C'est une question de temps avant qu'ils achètent le système de jeu de Martin Lafleur qui a si bien fonctionné l'an dernier. Il reste encore plusieurs joueurs qui ont gagné la Coupe Dodge bantam AAA en 2015. Ils savent gagner. »

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