Un mariage Bitten/67's semble improbable

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William Bitten (à droite) arrive au camp des recrues du CH dans l'incertitude. Il attend toujours une transaction pour quitter les Firebirds de Flint.

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William Bitten ne sait pas grand-chose de son avenir. L'attaquant franco-ontarien s'est juré de ne plus jamais retourner à Flint pour représenter les Firebirds dans la Ligue de l'Ontario.

Une saison d'enfer dans cette jungle a été amplement suffisante. Il sait que son père va le conduire à Montréal mercredi pour le début du camp des recrues du Canadien. Ce qu'il ignore, c'est où il aboutira à son retour qui pourrait survenir aussi tôt que lundi.

Une chose est sûre. Ses chances de réaliser son rêve de jouer chez lui, à Ottawa, s'estompent de jour en jour. Les 67's ont bien tenté d'accommoder le surdoué en discutant avec les Firebirds, mais les négociations n'ont rien donné et l'entraîneur-chef et directeur général Jeff Brown donne l'impression d'avoir lancé la serviette.

«Il n'y a rien à rapporter. Ils (Flint) essaient d'échanger un joueur qui s'adonne à provenir d'Ottawa. Nous sommes ni près ni loin de l'obtenir. C'est un bon joueur comme il y en a plein d'autres dans la ligue que j'aimerais avoir ici. [...] Ce n'est pas parce que sa famille et son agent disent qu'ils veulent venir à Ottawa que ça va se produire. Il y a 19 autres équipes qui devraient être intéressées à un bon joueur comme lui.»

Entre les branches, on comprend que les négociations sont devenues compliquées avec les Firebirds. Premièrement, les joueurs susceptibles de changer d'adresse ne veulent pas être impliqués dans un marché avec Flint, là où l'équipe sera sous la tutelle de la Ligue de l'Ontario pendant cinq ans parce que son propriétaire, Rolf Nilsen, est suspendu.

Les joueurs qui ont fait partie des discussions auraient utilisé leur clause de non-échange pour ne pas se rapporter à l'équipe américaine. Jeff Brown a aussi indiqué qu'il n'allait pas laisser traîner le dossier en longueur. S'il n'y a pas d'entente avant le début de la saison de la LHO le 22 septembre, les 67's iront de l'avant et maintiendront le statu quo.

Au sein du clan Bitten, on espère que la Ligue de l'Ontario interviendra pour le bien du joueur. «Ce qui me déçoit dans tout le processus, c'est qu'au banquet de fin de saison, la ligue nous avait promis de faire la bonne chose pour William, a expliqué le père du joueur, Mike Bitten. Ils avaient dit qu'ils accepteraient n'importe quel marché qui allait être équitable, mais la donne a changé depuis l'arrivée d'un nouveau directeur général. Je crois que les 67's ont livré la marchandise. La ligue dit maintenant qu'elle n'aime pas que William choisisse son équipe, mais c'est ce qui se produit constamment avec London. Tous les joueurs récalcitrants aboutissent là-bas.»

Mike Bitten ajoute que la LHO se plaît à dire que l'éducation et la santé de ses joueurs sont une priorité. «Will veut étudier en Français et pour ce qui est de la santé mentale... Je ne vous cacherai pas que mon fils n'était pas loin de la dépression avec tout ce qu'il a vécu depuis deux ans. Comme parents, nous voulons lui offrir un environnement stable à Ottawa. »

La famille Bitten s'accroche toujours à l'espoir d'une entente entre Ottawa et Flint, mais tranquillement, elle se prépare à passer à son plan B. Il y aurait de l'intérêt de la part des Spitfires de Windsor qui vont accueillir le tournoi de la coupe Memorial cette année. Les Bulldogs de Hamilton, qui visent un championnat d'ici deux ans, seraient aussi hautement intéressés à l'attaquant de 18 ans. Le franc-tireur n'aura peut-être pas d'autres choix que de mettre de l'eau dans son vin.

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