Bitten refuse de retourner à Flint

Meilleur compteur des Firebirds de Flint la saison... (Courtoisie, OHL Images)

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Meilleur compteur des Firebirds de Flint la saison dernière, William Bitten est resté chez lui, dans le secteur Gloucester, en attendant une transaction.

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C'était le jour de la rentrée pour la majorité des joueurs de la Ligue de l'Ontario (LHO) lundi. William Bitten a fait partie des exceptions.

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Après avoir été repêché par le Canadien cet été, Bitten a rapidement fait savoir aux dirigeants des Firebirds qu'il avait disputé son dernier match avec cette équipe.

Robert Skinner, Archives La Presse

Meilleur compteur des Firebirds de Flint la saison dernière, le Franco-Ontarien est resté chez lui, dans le secteur Gloucester, en attendant une transaction.

Après avoir été repêché par le Canadien de Montréal cet été, l'attaquant de 18 ans a rapidement fait savoir aux dirigeants des Firebirds qu'il avait disputé son dernier match avec cette équipe. Le clan Bitten a été encore plus clair: il souhaite un échange à Ottawa, là où il pourrait jouer à la maison et peut-être même avec son frère Samuel, qui participera à son premier camp avec les 67's cette semaine.

L'agent du joueur récalcitrant gère le dossier depuis quelques mois déjà. Selon Serge Payer, William Bitten doit sortir de Flint pour s'épanouir en tant que joueur. La saison dernière, il a vécu l'enfer avec cette équipe prise en tutelle par la LHO, qui a suspendu son propriétaire pendant cinq ans. Parmi ses frasques, Rolf Nilsen a notamment congédié, réembauché et congédié à nouveau son personnel d'entraîneurs.

«Nous avons averti la ligue il y a plusieurs mois que William n'avait pas intérêt à retourner à Flint. Il lui reste deux ans à jouer dans la LHO. Il n'a pas participé aux séries éliminatoires à ses deux premières années avec cette organisation (qui était à Plymouth l'année précédente) et elle est encore en reconstruction. Il doit être mieux entouré pour développer son talent. Le club a eu des difficultés hors glace et sur la glace.»

Non seulement Bitten veut-il sortir du cirque de Flint, mais c'est précisément à Ottawa qu'il souhaite poursuivre sa carrière. «Nous voulons éviter la surenchère entre les clubs de la LHO qui voudraient avoir William. Il veut poursuivre ses études universitaires en français. Ses parents habitent ici près de l'aréna. William a eu deux bonnes familles de pension à Plymouth et Flint, mais pour le bien de sa carrière, il est important qu'il soit placé dans une bonne organisation. Nous pensons que les 67's forment une équipe prometteuse.»

Durant l'été, 67's et Firebirds ont tenu des discussions sans trouver de terrain d'entente, au grand dam de Mike Bitten, père du joueur. «Notre fils a vécu des moments très angoissants depuis deux ans. Il a vécu dans un environnement malsain. William est chanceux. Parce qu'il est le meilleur joueur du club, il a du pouvoir. Il aimerait que d'autres joueurs boudent le camp des Firebirds pour envoyer un message clair, mais il sait que ça les placerait en position difficile.»

À Ottawa, le directeur général et entraîneur-chef Jeff Brown avoue être intéressé à mettre la main sur un joueur de la trempe de Bitten, mais pas à n'importe quel prix.

«Oui, mais...»

«Nous serions fous de ne pas le vouloir. C'est un joueur formidable. En plus, il vient d'ici, mais ce n'est pas parce qu'il veut venir ici que ça va se produire. Il faut s'entendre avec les Firebirds et le prix est considérable. J'ai reçu beaucoup pour Travis Konecny l'an dernier. William est aussi bon que lui. Nous avons mis en place un bon groupe de joueurs pour l'avenir. William pourrait être ici pendant deux ans, mais il ne faut pas handicaper notre avenir à moyen terme non plus.»

Serge Payer n'a pas voulu parler des options qui s'offriront à son client si le transfert chez les 67's échoue.

«Nous verrons rendu là. Le Canadien est au courant de nos démarches. On s'en reparlera.»

Les 67's rentrent à la Place TD

Terrain de jeu du Rouge et Noir et du Fury d'Ottawa, la Place TD a accueilli ses troisièmes locataires, lundi après-midi, quand les joueurs des 67's d'Ottawa sont débarqués pour entreprendre le 49e camp d'entraînement de l'histoire du club.

L'entraîneur-chef Jeff Brown a invité 40 joueurs au camp qui a débuté avec des examens médicaux et un match intra-équipe en soirée.

Comme toute équipe de la Ligue canadienne de hockey junior, le paysage changera encore un peu dans le vestiaire des 67's. Les deux joueurs qui ont traîné le club en séries l'an dernier, Dante Salituro et Jeremiah Addison, ne sont plus là. Même chose pour les vétérans Nathan Todd, Stepan Falkovsky, Evan de Haan et Nevin Guy, mais Jeff Brown pourra quand même compter sur le retour de 11 vétérans en attaque et quatre en défensive alors que le gardien Leo Lazarev sera de retour pour une troisième saison. Le Franco-Ontarien Oliver Lafrenière, 18 ans, est favori pour devenir son adjoint. Il a connu une superbe saison dans la Ligue junior A de l'Ontario l'an dernier.

L'attaque sera menée par le Russe Artur Tyanulin, le premier choix de 2015 Austen Keating, le premier choix de 2014 Travis Barron, mais aussi par Sasha Chmelevski. L'Américain de 17 ans a été le joueur clé obtenu dans la transaction de Travis Konecny l'an dernier. Il y a quelques semaines, il a été champion compteur du tournoi international Ivan Hlinka avec 10 points en cinq matches.

«Il est la raison principale de l'échange de Konecny. Il a été blessé rapidement avec nous, donc il a peu joué ici, mais je m'attends à une excellente année de sa part. Je pense même qu'il pourrait être repêché très tôt en première ronde dans la LNH», a indiqué Jeff Brown.

L'entraîneur a souligné que les départs de certains vétérans, surtout à la défense, laisseront des trous béants, mais qu'il aimait le club qu'il avait entre les mains. «Nous avons plusieurs vétérans qui reviennent et nous avons repêché trois défenseurs dans les deux premières rondes. Pour nous, ce sont trois choix de première ronde», a ajouté Brown au sujet des Peter Stratis, Carter Robinson et Kevin Bahl.

À l'attaque, il faudra surveiller Samuel Bitten - «un vol en cinquième ronde», selon Jeff Brown -, mais aussi Kody Clark, Trevor Peca et Ethan Manderville, dont les pères Wendel, Mike et Kent ont joué dans la LNH.

Des matches intra-équipes se tiendront à la Place TD mardi et mercredi à 10h. L'entrée est libre.

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