Repêchage LHJMQ: Groulx pourrait faire l'histoire

«J'ai eu des frissons quand l'avion a atterri... (PHOTO ROCKET LAVOIE, LE QUOTIDIEN)

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«J'ai eu des frissons quand l'avion a atterri à Moncton. Je rêve au jour de mon repêchage depuis que je suis tout jeune», a confié Benoit-Olivier Groulx.

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(CHARLOTTETOWN) Quand Benoît-Olivier Groulx a respiré l'air des Maritimes jeudi après-midi, son coeur s'est mis à battre rapidement.

Son père, désormais célèbre entraîneur des Olympiques de Hull/Gatineau, était venu le chercher à l'aéroport de Moncton pour ensuite faire le trajet jusqu'à Charlottetown.

C'était le début du décompte vers une aventure qui pourrait lui permettre d'écrire l'histoire du hockey en Outaouais samedi matin. Jamais un joueur de la région n'a été réclamé au premier rang d'une séance de sélection de la LHJMQ. L'attaquant gatinois pourrait mettre fin à cette disette. Il trône au sommet de la liste des espoirs des joueurs d'âge midget.

«J'ai eu des frissons quand l'avion a atterri à Moncton. Je rêve au jour de mon repêchage depuis que je suis tout jeune. Ce moment, il semble toujours très loin quand tu es atome ou pee-wee, mais quand j'y repense, ç'a vraiment passé très vite! Je suis vraiment excité. J'entends profiter de cette journée au maximum. Je vais m'en souvenir toute ma vie même si j'ai peur d'en perdre des bouts dans toute cette fébrilité!»

En principe, l'attaquant de l'Intrépide de Gatineau devrait être le premier à monter sur l'estrade quand les Mooseheads d'Halifax lanceront la séance de sélection 2016. Leur directeur général, Cam Russell, un ancien des Olympiques de Hull, continue d'entretenir le suspense. Vendredi, il a affirmé avoir arrêté son choix sur sa première sélection, mais il n'a pas voulu dévoiler son secret.

Lorsqu'ils sont interrogés, les recruteurs de la LHJMQ sont unanimes. Ils croient que Benoît-Olivier Groulx représente le meilleur joueur disponible. Un élément pourrait changer la donne. Les Mooseheads travaillent d'arrache-pied pour soutirer le deuxième choix du repêchage au Drakkar de Baie-Comeau. S'ils devaient réussir, ils pourraient décider de choisir un produit local, le défenseur Jared McIsaac, au premier rang suivi de Groulx au deuxième rang.

La question semblait tirailler Benoît Groulx vendredi. Il demandait aux journalistes de faire leurs devoirs et de trouver l'identité du premier de classe! Mais le nouvel entraîneur-chef du Crunch de Syracuse tient à rester dans l'ombre de son fils cette semaine. «C'est la semaine de Benoît-Olivier. Je commenterai après qu'il sera réclamé. Je m'attends à être un homme émotif samedi!»

Beaux souvenirs

Benoît Groulx a déjà partagé quelques moments forts avec son fils pendant ses années à la barre des Olympiques de Hull/Gatineau. Benoît-Olivier Groulx a vu les équipes de son père célébrer trois coupes du Président et une médaille d'or au championnat mondial junior. Pendant toutes ces années, «Ben-O» était un bon joueur dans le hockey mineur, mais il ne croyait jamais devenir le meilleur espoir de la LHJMQ à 15 ans.

«J'ai vraiment commencé à me faire remarquer quand j'ai joué bantam AAA. En jouant avec Xavier Simoneau, j'ai été un des cinq meilleurs compteurs de la ligue. Plus jeune, j'étais plus dans la moyenne. Je n'étais pas excellent, mais pas mauvais non plus parce que j'arrivais toujours à jouer dans la catégorie la plus forte de mon groupe d'âge.»

À sa première année midget AAA, sous la tutelle de Martin Lafleur, il a marqué 21 buts et totalisé 51 points en 41 matches pour prendre le premier rang des compteurs chez les recrues. C'est au cours de cette dernière année que la crème est réellement remontée à la surface. Que s'est-il passé?

«J'ai connu un gros été d'entraînement où je suis également allé avec l'équipe canadienne en Finlande. Chez l'Intrépide, on m'a mis dans une position pour connaître du succès. Ça m'a permis d'évoluer au niveau où je suis rendu.»

Ce n'est qu'un début pour Benoît-Olivier Groulx. Dans deux ans, il faudra déjà penser au repêchage de la LNH. Quelqu'un a dit que ça allait «vraiment très vite»?

Avantage Groulx sur McIsaac

Benoît-Olivier Groulx ou Jared McIsaac? C'est la grande question à l'approche du repêchage de la LHJMQ samedi matin au Eastlink Center.

Les Mooseheads d'Halifax auront le premier choix. Favoriseront-ils le produit local classé deuxième par le Centre de soutien au recrutement, ou opteront-ils pour celui qui vient au sommet de la liste?

Cette semaine, LeDroit a posé la question à divers directeurs du recrutement d'équipes du circuit Courteau. Ils ont tous accordé une longueur d'avance au produit de l'Outaouais. Du haut de son 1,85 m (6' 1") et 80 kg (176 livres), Benoît-Olivier Groulx a été le meilleur compteur parmi les recrues de la Ligue midget AAA du Québec cette année. Jared McIsaac fait 1,88 m (6' 2") et 95 kg (210 livres). Il a récolté 36 points en 33 matches avec son équipe de Cole Harbour. Les deux ont été coéquipiers avec l'équipe nationale canadienne U16 aux Jeux olympiques de la jeunesse en Norvège.

Directeur de la centrale de recrutement, Carl Bouchard a comparé McIsaac à Brandon Gormley, qui a passé quatre ans dans la LHJMQ avec les Wildcats de Moncton et les Cataractes de Shawinigan entre 2008 et 2012. Jacques Carrière, des Screaming Eagles du Cap-Breton, compare Groulx à Pierre-Luc Dubois, un des meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LNH.

Pourquoi Groulx est-il préféré à McIsaac?

«Parce qu'il est plus complet comme joueur. Il va être meilleur que McIsaac dans toutes les facettes du jeu, mais les deux devraient jouer avec Équipe Canada junior un jour», répond Alain Préfontaine, du Phoenix de Sherbrooke.

Pour Danny Corneau, des Saguenéens de Chicoutimi, Groulx possède «la petite coche qui va te faire gagner». McIsaac est aussi extraordinaire à ses yeux, mais il est «plus relax». «Il va jouer dans les deux premières paires défensives de n'importe quelle équipe dès demain matin, mais Groulx a plus de chien.»

Jacques Carrière a repêché Pierre-Luc Dubois au Cap-Breton. Il assure que Groulx vient avec un coffre à outils complet. «Il a tout pour réussir: la taille, le patin, le sens du jeu, le lancer, le leadership. Il était fatigué en fin de saison parce qu'il a joué partout cette année, mais il a été très bon au Combiné de la ligue.»

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