Courtisé par la NCAA, Benoît-Olivier Groulx penche vers la LHJMQ

Benoît-Olivier Groulx n'a pas encore pris sa décision... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Benoît-Olivier Groulx n'a pas encore pris sa décision finale. Mais son choix est fait à 90%, dit-il.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Toute sa vie, il a rêvé au jour où il serait repêché par une équipe de la LHJMQ.

Ce grand jour approche pour Benoît-Olivier Groulx. Non seulement portera-t-il un chandail d'une équipe du circuit Courteau à la séance de sélection de Charlottetown le 4 juin prochain, mais il n'aura pas à patienter dans les gradins du Eastlink Center.

Le centre de soutien au recrutement de la LHJMQ le considère comme le meilleur espoir parmi tous les joueurs de 15 ans de l'est du Canada. Au moment où l'attaquant de l'Intrépide de Gatineau devrait se réjouir de ce qui l'attend, il demeure un peu tiraillé. 

Pourquoi?

Il est fortement courtisé par le réseau du hockey collégial américain. Et ça, il ne l'avait jamais vu venir. Cette option ne lui avait pas vraiment traversé l'esprit avant de recevoir des offres impressionnantes de quelques grandes institutions. Certains forfaits proposés dans la NCAA feraient écarquiller les yeux de n'importe quel jeune homme de son âge.

Clarkson, Wisconsin, North Dakota et St. Lawrence ont tous cogné à sa porte. Il a écouté. Il a étudié. Il a mijoté.

«J'ai eu une phase où je me disais que ça me tentait. Mon joueur préféré est Jonathan Toews et il a emprunté la route du hockey collégial américain. Mes parents ne me poussent pas. Ils veulent que je prenne la meilleure décision pour moi, mais présentement, mon coeur balance en faveur de la LHJMQ.»

La décision finale n'a pas encore été prise, mais Benoît-Olivier Groulx signale que son choix est maintenant fait à 90%. Il est conseillé par un agent depuis deux semaines. André Ruel, de «l'écurie» Pat Brisson, a pesé le pour et le contre avec lui. Et selon l'adolescent, les avantages sont plus nombreux dans le circuit où son père a dirigé pendant 12 saisons.

«Si j'allais aux États-Unis, je perdrais deux saisons parce que je devrais jouer dans la USHL avant d'aller à l'université», a dit celui dont les droits appartiennent aux Buccaneers de des Moines dans la USHL.

Benoît-Olivier Groulx est conscient qu'il ne pourra pas négliger ses études pendant les prochaines années, mais le hockey occupe une grande place dans sa tête. «La Ligue canadienne est plus axée sur le hockey. Je sais que ça va me prendre un plan B, mais mon objectif principal est de faire carrière au hockey.»

À moins d'une transaction, c'est donc à Halifax ou à Baie-Comeau qu'il devrait aboutir dans moins de deux semaines. Ces deux villes détiennent les deux premiers choix de la séance de sélection. Peu importe sa destination, Groulx assure qu'il sera fier de s'y rendre.

«C'est sûr que j'aimerais aller dans un marché anglophone pour améliorer mon anglais, a-t-il lancé en faisant allusion à Halifax, mais les deux organisations font bien les choses et mon ami D'Artagnan Joly est à Baie-Comeau. Je serais honoré de jouer pour l'une ou l'autre de ces équipes.»

Dans sa jeunesse, il a vu son père soulever la coupe du Président à trois reprises avec les Olympiques. A-t-il déjà songé à jouer chez lui?

«J'ai toujours rêvé de jouer pour les Olympiques quand j'étais petit, mais comme mon père était encore là, je me disais que c'était devenu impossible de jouer là! Aussi, j'ai commencé à penser qu'il vaudrait mieux m'éloigner de la maison pour éviter les distractions et la pression supplémentaire qui accompagne un joueur local.»

De toute façon, il serait surprenant qu'il enfile le chandail porté par ses premières idoles. En ce moment, les Olympiques n'ont pas de choix avant le 65e rang du prochain repêchage!

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