Tourigny pourrait diriger Groulx à Halifax

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Après deux saisons au Colorado suivies d'une autre à Ottawa, Tourigny avait évalué que les portes du hockey professionnel étaient fermées pour lui en 2016-17.

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Congédié pour la première fois en 18 ans de carrière dans le monde du hockey le 13 avril dernier, André Tourigny n'aura pas chômé longtemps.

Victime du coup de balai chez les entraîneurs des Sénateurs d'Ottawa, le Mauricien de 41 ans effectuera un retour aux sources dans la LHJMQ. Ce week-end, il a signé un contrat de cinq saisons pour diriger les Mooseheads d'Halifax.

Là-bas, il pourrait renouer avec un jeune garçon qu'il connaît très bien: Benoît-Olivier Groulx. Le fils de Benoît Groulx est considéré comme le meilleur espoir du prochain repêchage du circuit Courteau. Comme le hasard fait bien les choses, les Mooseheads détiennent justement le premier choix de la séance de sélection du 4 juin.

André Tourigny et Benoît Groulx sont des amis de longue date. Benoît-Olivier a d'ailleurs évolué quelques saisons sous les ordres de Tourigny au hockey AAA d'été. Les «Estacades relève» formaient une équipe redoutable notamment avec Groulx, les jumeaux Tourigny, Xavier Bouchard et Olivier Rodrigue. Les fils de Groulx, Gilles Bouchard et Sylvain Rodrigue sont des espoirs de premier plan du repêchage 2016 de la LHJMQ. Rappelons que Gilles Bouchard a pris le relais de Tourigny à la barre des Huskies il y a trois ans et que Sylvain Rodrigue est l'entraîneur des gardiens des Oilers d'Edmonton.

«S'il fallait rassembler tous les joueurs que nous avions chez les Estacades au sein d'une même équipe dans la LHJMQ, nous aurions une puissance», a lancé Tourigny lundi.

Approché par les Olympiques

Présent au combiné de la LHJMQ qui a rassemblé les meilleurs espoirs du circuit la semaine dernière à Boisbriand, Tourigny dit avoir eu des discussions avec Benoît Groulx sur divers sujets incluant la possibilité de diriger son fils, mais il se gardait une réserve.

«Jusqu'au repêchage, je suis un membre des Huskies. Je connais la liste des meilleurs espoirs des Huskies. Je ne veux rien influencer», a dit celui qui devra vendre les actions qu'il détient à titre de propriétaire minoritaire des Huskies afin de se joindre aux Mooseheads.

Les Sénateurs doivent encore une année de contrat à Tourigny, mais l'entraîneur natif de Nicolet était hautement sollicité dans la LHJMQ et il ne pouvait pas laisser passer l'occasion de diriger les Mooseheads, l'une des franchises les plus prestigieuses de la Ligue canadienne. Parmi les autres équipes à ses trousses, il y avait les Olympiques de Gatineau où il aurait pu remplacer Benoît Groulx si ce dernier devait accéder aux rangs professionnels.

Questionné à ce sujet, Tourigny n'a pas commenté. Lorsque LeDroit lui a indiqué avoir entendu que les Olympiques l'avaient approché, il a dit: «vous avez de bons contacts».

Fin d'une association de 14 ans

En s'installant en Nouvelle-Écosse pour cinq ans, Tourigny pourra continuer à oeuvrer dans un milieu anglophone, ce qui ne sera pas mauvais pour ses trois enfants non plus. «Mes jumeaux ont encore deux années de high school à faire. Ma fille en a encore pour cinq ans. Ça va leur faire du bien d'avoir un peu de stabilité. Ils se sont promenés depuis trois ans.»

Associé aux Huskies depuis 2002, Tourigny terminera son mandat avec l'équipe abitibienne à la fin des séries de la coupe du Président avant de changer d'allégeance.

«Halifax représente un défi excitant avec une jeune équipe qui détient six des 28 premiers choix du prochain repêchage. J'aurais pu ajouter le rôle de directeur général à mes tâches ailleurs dans la LHJMQ, mais je veux remonter dans la LNH à titre d'entraîneur. Je vais pouvoir me concentrer sur cette tâche en travaillant avec Cam Russell (DG) et Bobby Smith (propriétaire).»

Après deux saisons au Colorado suivies d'une autre à Ottawa, Tourigny avait évalué que les portes du hockey professionnel étaient fermées pour lui en 2016-17. «Il y a congestion pour des postes d'entraîneurs dans la LNH et il n'y a que trois ouvertures dans la Ligue américaine. Je ne pense pas avoir de chances avec les filiales d'Ottawa et du Colorado et je ne connais personne au Minnesota.»

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