Joly prêt à redevenir une recrue

Le Gatinois Michaël Joly aurait bien souhaité remporter... (Courtoisie des Screaming Eagles du Cap-Breton)

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Le Gatinois Michaël Joly aurait bien souhaité remporter la coupe du Président pour une deuxième année de suite. Son rêve a pris fin lorsque les Screaming Eagles du Cap-Breton ont été éliminés par les Sea Dogs de Saint-Jean en sept matches.

Courtoisie des Screaming Eagles du Cap-Breton

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Quand Michaël Joly s'est réveillé dans son lit à Gatineau samedi matin, la réalité l'a frappé de plein fouet.

Quatre saisons dans la LHJMQ venaient de s'envoler et son stage junior venait de prendre fin. Après avoir aidé l'Océanic de Rimouski à soulever la coupe du Président en 2015, son rêve de remporter un deuxième championnat consécutif a pris fin quand sa nouvelle équipe des Screaming Eagles du Cap-Breton a été éliminée en sept matches par les Sea Dogs de Saint-Jean au deuxième tour des séries.

«C'était dur à prendre sur le coup. J'ai adoré mes quatre dernières années, mais quand j'y pense, je me dis qu'il y a de bonnes choses qui m'attendent chez les professionnels. L'an prochain, je redeviendrai un kid. Je serai encore une recrue», a raconté le Gatinois qui fêtera ses 21 ans la semaine prochaine.

Le franc-tireur est confiant. Il n'a pas été repêché par une équipe de la LNH, mais il a été invité aux camps des Sabres de Buffalo et des Maple Leafs de Toronto en 2014 et 2015. Il s'attend à recevoir une autre invitation en 2016 même si aucune offre formelle ne lui a été soumise.

«Dans ma tête, je vais jouer dans la Ligue américaine. Je me vois poursuivre ma carrière dans un rôle offensif. La clé sera d'améliorer mon coup de patin. Je veux faire carrière au hockey. Je ne me vois pas faire autre chose. Toute ma vie, j'ai dû convaincre les dépisteurs. Mon combat n'est pas terminé.»

Joly a déjà fait mal paraître tous les dépisteurs de la LHJMQ qui l'avaient ignoré à sa première année d'admissibilité au repêchage. À 16 ans, ils l'ont tous laissé passer jusqu'en neuvième ronde sous prétexte qu'il n'était «pas un grand patineur» et qu'il était «difficile à diriger». C'est finalement l'Océanic qui a touché le gros lot puisque Joly est devenu un prolifique marqueur dans le circuit Courteau. Il a compté 128 buts et totalisé 236 points en 219 matches de saison régulière.

À son premier camp, ses aptitudes avec la rondelle avaient retenu l'attention de ses entraîneurs. Malgré son rang de sélection tardif, il s'était taillé un poste avec l'équipe. À 18 ans, il a explosé avec une récolte de 44 buts en 64 matches. À 19 ans, il s'est démarqué en comptant le but vainqueur de la finale de la coupe du Président en deuxième période de prolongation du septième match contre les Remparts de Québec.

«Quand j'y repense, j'en ai encore des frissons. Je vais me souvenir de ce but toute ma vie, mais ce qui me rend vraiment fier, c'est d'avoir gagné la coupe même si plusieurs équipes n'ont pas voulu me repêcher», a expliqué celui qui a été le deuxième marqueur du dernier tournoi de la coupe Memorial derrière Leon Draisaitl, maintenant des Oilers d'Edmonton.

Dans un groupe sélect

Joly a terminé sa carrière au deuxième rang des francs-tireurs de la ligue avec 47 buts cette année. Le #88 a aussi fait sa réputation en marquant des buts cruciaux dans les séries éliminatoires, là où il a compté 32 buts en 49 matches. Huit de ceux-ci ont été des buts gagnants, le cinquième plus haut total de tous les temps dans la LHJMQ. À titre de référence, ses 32 buts en séries le placent au 26e rang de l'histoire de la LHJMQ sur un pied d'égalité avec Claude Lemieux, Marc Saumier, Pavel Rosa et Mike Hoffman. Ses 16 buts marqués en désavantage numérique en carrière le place au 12e rang de l'histoire avec Maxime Talbot et Guy Lafleur!

«C'est plaisant d'entendre ça!», de dire celui qui passera maintenant le flambeau à son frère cadet, D'Artagnan, pour faire honneur au nom de famille Joly dans la LHJMQ. Âgé de 16 ans, D'Artagnan a terminé sa saison avec le Drakkar de Baie-Comeau.

«J'ai eu la chance de jouer contre lui deux fois cette année. Ça va être une grosse année pour lui l'an prochain.»

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