Joly comptera les milles

Michaël Joly a marqué le but gagnant en... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Michaël Joly a marqué le but gagnant en fusillade los de son dernier match avec l'Océanic avant de prendre la route du Cap-Breton.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le grand-père de Michaël Joly était un auteur-compositeur-interprète. Mille après mille, popularisée par Willie Lamothe, a été sa composition la plus célèbre.

Il faut croire que le petit-fils est animé du même sens du spectacle que Gerry Joly.

Sur la glace, il a eu de don de faire bondir les partisans de l'Océanic de Rimouski pendant trois ans et demi avec des buts aussi spectaculaires que cruciaux. Rien ne pourra battre son but vainqueur en deuxième période de prolongation dans le septième match de la coupe du Président au printemps dernier, mais Joly a été fidèle à lui-même en laissant ses admirateurs en comptant le but gagnant de la fusillade vendredi soir à Rimouski.

La veille, l'attaquant de 20 ans avait appris qu'il serait échangé aux Screaming Eagles du Cap-Breton, mais que cette transaction serait officielle seulement le lendemain soir parce que l'Océanic tenait à lui donner la chance de s'offrir en spectacle une dernière fois devant ses partisans.

«J'ai vécu des moments intenses. J'ai passé une journée émotive vendredi. J'ai eu un pincement au coeur en quittant mes coéquipiers de la seule équipe que j'ai connue dans la LHJMQ. Il y a eu plusieurs larmes qui ont été versées quand je suis parti», a expliqué le franc-tireur qui approche le plateau des 100 buts dans le circuit Courteau.

Pour obtenir les services de l'homme des grandes occasions, les Screaming Eagles ont cédé un choix de première ronde et deux choix de deuxième ronde. Un choix de ces choix reviendra au Cap-Breton quand le marché des transactions s'ouvrira le 19 décembre. Pour le moment, seuls les joueurs de 20 ans ou les Européens peuvent être échangés.

Michaël Joly n'aurait pas pu demander mieux pour son dernier rappel devant ses fans que de trancher avec un but en fusillade. «J'ai été stressé pendant tout le match. Je vivais des émotions partagées. Jeudi, j'ai appris la nouvelle. Vendredi, je savais que je disputais un dernier match à Rimouski. Samedi, j'étais déjà rendu au Cap-Breton. Ça fait plusieurs choses à digérer en peu de temps.»

Au Cap-Breton, Joly pense qu'il aura une autre occasion de gagner la coupe du Président. «Les ingrédients sont là, surtout en attaque. À mon premier match dimanche, j'aurais pu compter trois buts! Je serai bien entouré à l'offensive. Parce que Pierre-Luc Dubois est un bon espoir de la LNH, il y aura beaucoup de dépisteurs sur place qui pourront me voir jouer. Ça va être une bonne expérience pour moi.»

Nouveau membre de l'équipe la plus éloignée de la LHJMQ, il aura amplement l'occasion de fredonner la célèbre chanson de son grand-père dans ses longs voyages en autobus au cours des prochains mois.

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