William Bitten au coeur d'un cirque

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Une vingtaine de joueurs des Firebirds de Flint, dont William Bitten, ont remis leur démission dimanche, pour protester contre le congédiement de tous les entraîneurs de l'équipe.

Courtoisie

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Un Franco-Ontarien de Gloucester a vécu bien malgré lui la journée la plus étrange et la plus mouvementée de l'histoire de la Ligue de hockey de l'Ontario (LHO) entre dimanche et lundi soir.

William Bitten a fait partie des 24 joueurs qui ont remis leur démission à la direction des Firebirds de Flint dimanche soir après le congédiement de tous les entraîneurs du club. Moins de 20 heures plus tard, les entraîneurs avaient non seulement été réembauchés, mais ils avaient signé de nouveaux contrats de trois ans!

Meilleur compteur du club avec 23 points en 17 matches, Bitten ne pouvait pas commenter cette histoire abracadabrante lundi, mais LeDroit a parlé à Serge Payer, agent de Bitten, et Doris Piché, mère du jeune espoir de 17 ans.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Firebirds et la LHO vont sortir de cette journée avec un oeil au beurre noir. Tout a commencé dimanche quand les Firebirds venaient de revenir de l'arrière pour remporter un match en fusillade contre les Generals d'Oshawa, champions de la coupe Memorial. Malgré la victoire, les entraîneurs ont tous été congédiés. Les joueurs n'ont pas approuvé du tout. Jugeant que les congédiements étaient injustifiés, ils ont tous défilé au deuxième étage de l'aréna pour remettre leurs chandails au président et au propriétaire du club.

Au coeur même du litige, il y avait ce défenseur recrue, Hakon Nilsen, qui s'adonnait à être le fils du propriétaire Rolf Nilsen. Ce dernier trouvait que fiston n'obtenait pas suffisamment de temps de jeu. Alors, les entraîneurs ont sauté. Le hic, c'est que le jeune Nilsen a fait partie des 24 joueurs qui ont remis leur démission dimanche soir!

Devant cette volte-face et à la suite d'une intervention de Dave Branch, commissaire de la LHO, Rolf Nilsen a accepté d'infirmer sa décision et de ramener l'entraîneur-chef John Gruden et ses adjoints. L'équipe s'est même excusée pour «une erreur commise sur le coup de l'émotion» dans un communiqué lundi soir.

Selon l'agent de William Bitten, ce genre d'événement ne devrait jamais se produire dans une ligue aussi relevée. «C'est anormal, intrigant et dévalorisant pour les jeunes joueurs de voir un tel comportement. La ligue a bien fait d'écouter les jeunes et d'inciter le propriétaire à réembaucher les entraîneurs compétents. C'était le seul geste à poser.»

Serge Payer connaît très bien John Gruden, un ancien joueur de la LNH. «C'est un homme intègre qui n'aurait pas été congédié s'il ne l'avait pas été parce qu'il aurait accepté de faire ce qu'on lui demandait de faire.»

Doris Piché était à Flint pour assister aux trois derniers matches de son fils et elle était sur le chemin du retour quand la nouvelle est tombée. Elle était estomaquée. «William adore ses entraîneurs. Il y avait des larmes dans le vestiaire quand les entraîneurs ont informé les joueurs. L'équipe est jeune et en reconstruction. John faisait tout pour améliorer l'équipe. Les jeunes ont posé un geste très fort.»

Espoir de premier plan au prochain repêchage de la LNH, le clan Bitten suivra attentivement les prochains balbutiements des Firebirds. Une transaction n'est pas écartée selon Serge Payer, qui veillera aux intérêts fondamentaux de son protégé.

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