Stage chez les juniors terminé

Jérémie Fraser, de Cantley, a connu une progression... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Jérémie Fraser, de Cantley, a connu une progression fulturante depuis deux ans.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Au sommet de sa carrière junior, Jérémie Fraser a amené la coupe du Président chez lui, à Cantley, l'été dernier. Une saison plus tard, il a mis fin à son stage junior après avoir atteint le carré d'as des séries de la LHJMQ.

Les Foreurs de Val-d'Or ont été balayés par l'Océanic de Rimouski en demi-finale la semaine dernière. Avant de rendre les armes, Fraser venait de gagner six séries éliminatoires consécutives. La dernière victoire, contre le Drakkar de Baie-Comeau, aura été mémorable. Les Foreurs tiraient de l'arrière 3-0 après trois matches et 3-0 dans le quatrième match avant de renverser la vapeur pour gagner en deuxième prolongation. Les Abitibiens ont ensuite signé trois autres victoires pour enlever la série en sept matches.

Jérémie Fraser n'oubliera pas toutes ces émotions de sitôt. «Mes deux dernières saisons ont été incroyables. Notre club a gagné six séries de suite. C'est un exploit en soit. Personne ne nous voyait en demi-finale cette année. Je suis fier de notre équipe et de moi-même. Les Foreurs ont un bel avenir alors que pour Rimouski, l'avenir, c'est maintenant. Ils n'ont que des joueurs de 18, 19 et 20 ans alors que nous avions plusieurs jeunes moins expérimentés.»

Une réputation à améliorer

Le défenseur de 20 ans aura évolué pendant cinq saisons dans le circuit Courteau. S'il a fait des pas de géants la saison dernière, il a gardé le meilleur pour la fin sur le plan individuel. Même en ratant 17 matches de la saison régulière, il a pris le deuxième rang des compteurs chez les défenseurs de la LHJMQ avec 12 buts et 56 points en 51 matches. Il n'accusait qu'un point de retard sur Nikolas Brouillard, qui a récolté 57 points en 61 parties avec les Remparts de Québec. Malgré l'élimination des Foreurs au troisième tour des séries, il occupe toujours le deuxième rang des pointeurs chez les arrières-garde avec 15 points - et 58 minutes de punition - en 16 matches des séries.

«Tout a changé quand je suis arrivé à Val-d'Or à 18 ans. Je venais de passer deux saisons avec un club des bas-fonds du classement à Bathurst et je ne jouais pas beaucoup. Mario (Durocher) m'a redonné confiance à Val-d'Or. Cette année, il m'a même donné carte blanche. Il ne m'a jamais retenu. Aujourd'hui, de la confiance, il ne m'en manque pas!»

Et maintenant, que réserve l'avenir du défenseur au caractère bouillant?

«Je ne sais vraiment pas. Je regarde du côté universitaire en ce moment. On verra s'il y aura des offres intéressantes du côté de la Ligue américaine, mais je sais que mon passé fait peur à bien des équipes. Je ne suis pas un enfant de choeur, mais j'ai aidé mes équipes à gagner. Aujourd'hui, je me rends compte qu'il est très facile de se faire une mauvaise réputation et qu'il est encore plus difficile de s'en débarrasser.»

L'ancien de l'Intrépide de Gatineau avait obtenu un essai au camp des Maple Leafs de Toronto en septembre dernier. «Peu importe l'endroit, j'en veux juste un autre.»

jfplante@ledroit.com

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