La plus grosse victoire de sa carrière

Groulx promet qu'il tient beaucoup à sa médaille... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Groulx promet qu'il tient beaucoup à sa médaille d'or... même s'il ne la trouvait pas en arrivant à Ottawa.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Benoît Groulx n'a pas fermé l'oeil dans la nuit de lundi à mardi. Après avoir mené le Canada vers sa première médaille d'or en six ans, il venait de vivre les moments les plus grisants de sa carrière d'entraîneur.

«Cet accomplissement vient au sommet de la liste. Avant les conquêtes de la coupe du Président et nos participations à la coupe Memorial. Le Championnat du monde junior est une scène bien différente. Le niveau de jeu est exceptionnel», a-t-il dit à son retour à l'aéroport d'Ottawa hier après-midi.

Premier entraîneur québécois à remporter la médaille d'or depuis Jos Canale en 1994, Benoît Groulx flottait encore sur son nuage moins de 24 heures après la victoire canadienne de 5-4 contre la Russie à Toronto. Il n'avait pas encore la tête à son club des Olympiques. Il ne savait même pas où il avait rangé sa médaille. Il a fouillé ses affaires pendant quelques minutes avant de dire qu'elle devait être dans un autre sac. Il l'a finalement trouvée dans un étui à crayon à son retour à la maison.

L'entraîneur gatinois de 46 ans montrait des signes de fatigue lorsqu'il a rencontré les journalistes. «Je suis rentré dans ma chambre à quatreheures moins quart. J'étais incapable de dormir. J'ai ouvert le téléviseur et je suis tombé sur notre match. Comme entraîneur, on ne voit pas le match du point de vue d'un téléspectateur, mais laissez-moi vous dire que c'était une très bonne partie à regarder! La vitesse du jeu était incroyable.»

Stressé, le coach avant le match le plus important de sa carrière?

«Pas avec ce groupe. Ce qui était stressant, c'était les matches contre le Danemark et la Slovaquie où tout le monde s'attendait à un carnage. Un mauvais but, une punition et ça peut être 2-0 pour l'autre équipe. Ça, c'est de la pression. Contre les Russes, nos joueurs étaient prêts», dit celui qui vient d'ajouter un autre exploit à son curriculum vitae.

Premier membre des Olympiques à remporter une médaille d'or au CMJ depuis Claude Giroux, il doit cependant une fière chandelle aux deux clubs de la Ligue nationale qui lui ont prêté Anthony Duclair et Curtis Lazar. «Il faut remercier les Rangers et les Sénateurs pour ce championnat. Quand on vous prête un joueur de la trempe de Lazar avec son leadership, notre tâche est grandement facilitée. Lui et Sam Reinhart ont été tellement bons pour ce club.»

Justement, Sam Reinhart, deuxième choix du dernier repêchage de la LNH, avait envoyé un message texte à Benoît Groulx quand il a été retourné à son équipe junior à Kootenay. Reinhart avait vécu la déception de la quatrième place un an plus tôt. «Coach, nous allons gagner l'or. Quand il m'a écrit ça, je savais que nous étions en bonne posture. Quand les Rangers et les Sénateurs nous ont fourni deux autres joueurs exceptionnels, la table était mise pour un succès.»

Benoît Groulx a pressé les bons boutons pendant le tournoi où son club a été parfait. En sept matches, le Canada n'a jamais tiré de l'arrière, il a marqué 40 buts pour n'en accorder que neuf. L'entraîneur a toutefois mis l'accent sur le succès collectif. «Dans toute ma carrière, je n'ai jamais travaillé avec un si bon groupe de joueurs et d'entraîneurs. Certains avaient des rôles importants même s'ils étaient dans l'ombre. Je pense notamment à Martin Raymond qui a fait un travail impeccable pour préparer tous nos matches. Ce que je viens de vivre est exceptionnel. J'étais à la tête d'une équipe de rêve.»

Malheureusement, Groulx retombera sur terre très bientôt alors qu'il retrouvera ses Olympiques à Halifax jeudi. «J'ai beaucoup de pain sur la planche!»

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