Le Canada dominant d'entrée de jeu

Robby Fabbri, le joueur du match pour le... (La Presse Canadienne)

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Robby Fabbri, le joueur du match pour le Canada, célèbre son premier but du match avec ses coéquipiers Anthony Duclair et Sam Reinhart.

La Presse Canadienne

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(Montréal) Benoît Groulx ne voulait pas se laisser influencer par les statistiques amassées par ses joueurs dans leur ligue respective au moment d'assembler Équipe Canada junior version 2015. Il voulait mettre l'accent sur des joueurs de classe mondiale pour pouvoir conduire l'équipe canadienne vers sa première médaille d'or en six ans.

L'opposition du Canada n'était pas la plus féroce en ouverture du Championnat mondial junior au Centre Bell, vendredi soir, mais les joueurs de l'entraîneur gatinois ont fait la démonstration de leur grande force de frappe. Ils sont sortis comme des chiens enragés pour écraser la Slovaquie par la marque de 8-0.

La Slovaquie s'est avérée une proie facile en lever de rideau. Avant le match de vendredi, elle n'avait jamais vaincu les Canadiens en neuf affrontements, mais elle leur avait donné une petite frousse au dernier Championnat mondial. Le Canada avait dû remonter le pointage pour l'emporter 5-3. Les Slovaques ne sont jamais venus proches d'inquiéter le club hôte du tournoi, vendredi.

Après neuf minutes de jeu, c'était déjà 3-0 et l'entraîneur-chef Ernest Bokros avait déjà demandé un temps d'arrêt. Après 31 minutes, les locaux menaient 5-0 et le gardien Denis Godla a dû céder sa place à David Okolicany qui n'a pu freiner l'hémorragie. À un certain point de la deuxième période, les Slovaques avaient moins de tirs au filet que de buts des Canadiens...

«On voulait connaître un bon départ. C'était la première fois qu'on jouait devant nos partisans et on voulait s'assurer de les avoir derrière nous. Il y avait beaucoup d'énergie sur notre banc en début de rencontre», a raconté le Montréalais Anthony Duclair, qui a réalisé un bijou pour inscrire le deuxième but des siens.

Tout se passait trop vite pour leurs adversaires européens. Ils n'ont pu rivaliser contre l'échec-avant soutenu, la relance rapide et les solides coups d'épaule des favoris de la foule enthousiaste qui s'est régalée du massacre sur la glace. Il faudra attendre encore au moins un autre match avant de savoir où le Canada se situe par rapport à l'élite mondiale, mais une chose est sûre, l'équipe de Benoît Groulx est en mission.

Tous les trios ont contribué aux succès de l'équipe. Jamais, elle n'a jamais levé le pied de l'accélérateur. Robby Fabbri a dirigé l'attaque avec deux buts et deux passes. Nic Petan a enregistré un but et trois points. L'espoir des Sénateurs d'Ottawa, Nick Paul, s'est aussi inscrit à la marque, tout comme Brayden Point, Max Domi et Jake Virtanen.

Étonnamment, Connor McDavid n'a pas participé au festival offensif, même s'il est considéré comme la plus grande menace offensive canadienne. Son partenaire de jeu, Curtis Lazar, des Sénateurs, a aussi été blanchi. Devant le filet, le gardien montréalais Zachary Fucale n'a eu qu'à effectuer 12 petits arrêts pour réaliser son blanchissage.

Dans le camp perdant, l'ancien des Olympiques de Gatineau, Martin Reway, n'a jamais eu l'occasion de faire un clin d'oeil à son ancien entraîneur Benoît Groulx comme il l'avait fait l'an dernier à Malmö. Celui qui a préféré faire le saut chez les pros en République tchèque cette année portait le «C» du capitaine sur son chandail. Mal entouré, le choix de quatrième ronde du Canadien de Montréal en 2013 a présenté une fiche de moins-3. Il pourra se consoler à l'idée d'avoir été choisi le joueur du match de son équipe.

Il se sentait bien vulnérable après la rencontre. «Le Canada a une très bonne équipe. Ils jouaient devant leurs partisans. On voulait les limiter à un score de 0-0 en première pour enlever l'énergie de la foule, mais nous avons été incapables de les contenir. Ils jouaient de mieux en mieux. Cette défaite est embarrassante pour moi parce que nous avions tenu les Canadiens à des matches serrés à mes deux premiers tournois.»

Reway ne pouvait dire si le Canada avait une équipe plus forte que l'an dernier, mais il pouvait dire que son club avait disputé un mauvais match. «Ils sont forts et je leur souhaite du succès jusqu'à la fin.»

Le Canada poursuivra son réchauffement samedi soir, alors qu'il croisera le fer contre l'Allemagne, inactive vendredi.

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