Stéphane Richer très reconnaissant

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L'ex-hockeyeur Stéphane Richer se rappelle de la grande discipline que Pat Burns imposait à ses joueurs.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Stéphane Richer aime dire que Pat Burns lui a « sauvé la vie ».

« Si Richard Beauparlant et lui n'étaient pas venus me chercher à Ripon pour jouer midget AA à Hull, peut-être que j'aurais arrêté de jouer au hockey et qui sait ce que je serais devenu alors ? », se demande-t-il.

Le hockeyeur originaire de la Petite-Nation a plus tard connu sa deuxième saison de 50 buts sous les ordres de l'ancien entraîneur des Olympiques de Hull, en 1988-1989, à sa deuxième campagne à Montréal. Mais leur histoire commune remontait bien plus loin que ça, à une saison de hockey midget avec les Citoyens de Hull.

« Il n'y avait que deux clubs midget AA dans la région et ils jouaient en Ontario à l'époque. J'étais allé au camp des Ambassadeurs de Gatineau et ils ne pouvaient garder que quelques gars de l'extérieur. Ils avaient préféré garder un gars de Buckingham et un autre de Maniwaki, si je me souviens bien. Gatineau m'a donc libéré et Hull m'a donné une chance, ils m'avaient vu jouer un match hors-concours contre eux et ils avaient peine à croire que j'avais été coupé. Ils m'avaient trouvé une famille de pension et même des commanditaires pour aider ma famille qui n'avaient pas beaucoup d'argent », relate Richer.

C'était son premier contact avec celui qui allait parfois lui faire la vie dure, mais qui l'a aussi aidé à atteindre la LNH.

« Je me souviens que ce n'était pas facile pour lui, il avait son emploi à temps plein de policier et il arrivait parfois aux pratiques en uniforme, pendant une pause. Il s'assurait que tout se passait bien, puis il retournait travailler... Quand Pat était là, il s'assurait que tout le monde soit discipliné. Il était très tough, et il martelait tout le temps aussi qu'il fallait qu'on respecte les sacrifices que nos parents faisaient pour qu'on joue au hockey. C'était très important à ses yeux et ça m'a marqué », dit-il.

Les leçons ont été bien apprises et Richer a été repêché en première ronde par les Bisons de Granby, deuxième au total, au repêchage de la LHJMQ de 1983. Une saison recrue de 39 buts et 76 points lui a ensuite valu d'être un choix de deuxième ronde du Tricolore.

Lorsque le destin les a réunis à Montréal l'espace de trois saisons, Richer a d'abord connu une saison décevante de 25 buts (un an après sa première campagne de 50 filets), mais il a aidé la troupe de Burns à atteindre la finale de la coupe Stanley perdue contre les Flames de Calgary. L'année suivante, il renchérissait avec sa deuxième campagne de 50 buts.

« Ça, c'était spécial pour Pat parce qu'il m'avait vu grandir », relate-t-il.

Mais un an plus tard, étouffé par la pression à Montréal, Richer était échangé par le dg Serge Savard aux Devils du New Jersey.

Après cinq saisons au New Jersey, dont une couronnée par leur première coupe en 1995, Richer a roulé sa bosse lors de ses dernières saisons partagées entre Montréal à nouveau (un an et demi), Tampa Bay (deux ans), St. Louis (une demi-saison), et, après une année sabbatique, Pittsburgh et New Jersey à nouveau pour 10 parties en fin de saison.

Richer a finalement accroché ses patins après la saison 2001-2002, avant que Burns ne fasse son entrée en scène avec les Devils.

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