Une relation spéciale avec Martin Brodeur

Martin Brodeur n'a joué que deux saisons sous... (Patrick Woodbury, atchives Le Droit)

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Martin Brodeur n'a joué que deux saisons sous les ordres de Burns. Mais ce fût deux saisons mémorables.

Patrick Woodbury, atchives Le Droit

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Si on oublie Boston, où il s'est débrouillé du mieux qu'il le pouvait avec Byron Dafoe comme gardien numéro un, Pat Burns a été choyé devant le filet tout au long de sa carrière.

À Montréal, il pouvait compter sur un jeune Patrick Roy qui amorçait une carrière qui l'a mené au Temple de la renommée. À Toronto, Félix Potvin a pris le relais de façon admirable. Et pour finir au New Jersey, Martin Brodeur était au sommet de son art, lui qui ira éventuellement rejoindre son ancien patron au Panthéon du hockey.

Ce dernier n'aura joué que deux saisons sous les ordres de Burns avant que la maladie le force à céder sa place derrière le banc, mais cela aura été suffisant pour établir une relation privilégiée.

« N'importe quand que tu gagnes avec un coach, tu as un lien spécial avec la personne. Pour moi, ça a été encore plus spécial, c'est devenu encore plus personnel. Quand il a été malade, on a parlé beaucoup avec sa femme, Line. Il est resté chez nous (au New Jersey) tout un été pour se faire traiter.

« J'étais au Canada pour l'été et je lui ai prêté ma maison pour qu'il soit à côté de l'hôpital. On a bâti une belle relation au fil des années, j'ai fait de la moto avec lui. On se rencontrait lors de son Bike Week, il était avec ses chums, j'étais avec les miens et on se rencontrait », se remémore-t-il.

Quand le cancer a emporté Burns en novembre 2010, et que toute l'équipe des Devils a assisté à ses funérailles à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal, Brodeur était donc particulièrement touché.

« Pour moi, Pat Burns, c'est un ami, pas juste un coach », souligne-t-il.

Et même s'il est présentement un agent libre à la recherche d'un contrat et que les Devils ont donné son poste à un gardien plus jeune en Cory Schneider après 21 ans de loyaux services, Brodeur ne manque pas de souligner que cette organisation a fait beaucoup pour aider Pat Burns alors que la maladie qui le rongeait nécessitait des traitements qui sont très dispendieux aux États-Unis.

« Les gens ne peuvent pas s'imaginer tout ce que les Devils ont fait pour lui. Je lève mon chapeau à l'organisation, car oui, tout le monde veut aider une personne qui est en difficulté, mais ils sont allés plus loin que ça encore », note Brodeur, qui a remporté 79 de ses 688 victoires en carrière en saison régulière (un record de la LNH) lors des deux saisons de Pat Burns au New Jersey.

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