«Beaucoup de respect pour Pat» - Jacques Martin

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Ils ont grandi sans se connaître, même si seulement quelques kilomètres et la rivière des Outaouais les séparaient.

Pat Burns et Jacques Martin devaient cependant se croiser à de nombreuses reprises dans des amphithéâtres de la LNH. Mais avant cela, leur premier contact avait été à la coupe Memorial de 1986 à Portland, en Oregon, où les Platers de Guelph dirigés par Martin ont vaincu les Olympiques de Pat Burns 6-2 en grande finale, ainsi que 3-1 pendant le tournoi à la ronde.

« C'est là que j'ai rencontré Pat pour la première fois, à la coupe Memorial, s'est rappelé récemment l'ancien entraîneur des Sénateurs et du Canadien, notamment. Par la suite, on s'est affronté souvent. On n'a jamais travaillé ensemble, mais j'ai toujours eu beaucoup de respect pour lui. Il soutirait le meilleur de ses joueurs et de ses équipes. Il était un bon stratège. »

Le Franco-Ontarien originaire St-Pascal Baylon, près de Rockland, avait eu le dernier mot à la coupe Memorial, mais Burns avait savouré sa revanche en 2003 quand ses Devils avaient éliminé les Sénateurs de Martin en sept matches lors de la finale de l'Est, en route vers la conquête de la coupe Stanley.

Ce fut certes la meilleure chance de Jacques Martin de toucher au prestigieux trophée qui lui échappe toujours, lui qui est maintenant consultant spécial au directeur général des Penguins de Pittsburgh.

« Nous avions une bonne équipe cette année-là, qui avait gagné le trophée du Président avec une récolte de 113 points en saison régulière. Ça avait été une bonne série, c'était passé proche », soupire Martin une dizaine d'années plus tard.

Une saison plus tard, après une troisième élimination aux mains des Maple Leafs de Toronto en quatre ans, celui-ci était remercié de ses services par les Sénateurs. Comme Burns, il allait plus tard avoir la chance de diriger le Canadien de Montréal.

«Il s'est battu jusqu'à la fin» - Bryan Murray

Bryan Murray a déjà eu de bonnes prises de bec avec Pat Burns derrière le banc, surtout quand lui était à Détroit et Burns à Toronto, Red Wings et Maple Leafs étant à l'époque dans la même division Norris.

Quelques engueulades

Les deux entraîneurs de l'Outaouais, l'un de Shawville et l'autre de Gatineau, avaient tous deux de bouillants caractères.

« C'est arrivé à l'occasion qu'on s'engueule l'un l'autre, c'est certain. Mais avec Pat, c'était terminé après le match et on se reparlait toujours par la suite. Nous avions des amis communs dans la région, un de ses enseignants venait de Shawville notamment, et les matins de parties, on prenait toujours un peu de temps pour jaser », se souvient celui qui avait d'abord été entraîneur des Capitals de Washington.

Le hasard a voulu que la maladie qui a emporté Burns attaque ensuite Murray, et le directeur général des Sénateurs a ni plus ni moins la même philosophie que son ancien adversaire face à la maladie.

« Pat est parti avec classe et dignité, il s'est battu jusqu'à la fin. C'est tout ce que n'importe lequel d'entre nous peut faire lorsqu'il est confronté à la maladie, il faut se battre et faire les bonnes choses pour gagner, en plus de bien traiter les gens. C'est ce que Pat a fait. Il est parti trop vite, mais sa vie a été bien remplie », a dit Murray.

Alors qu'il continue son travail malgré ses traitements pour un cancer colorectal, toujours en quête d'une première bague de la coupe Stanley, il faut rappeler que lorsque Pat Burns a gagné sa coupe en 2003, la victoire en finale a été enregistrée en sept parties contre les Mighty Ducks d'Anaheim, dont le directeur général était... Bryan Murray.

«Une carrière incroyable» - Brian Kilrea

Dans l'aile réservée aux bâtisseurs du Temple de la renommée du hockey, Pat Burns se retrouvera lundi aux côtés d'un autre légendaire entraîneur de la région, Brian Kilrea.

Intronisé il y a 11 ans, l'ancien entraîneur-chef des 67's d'Ottawa est bien heureux que celui qui a commencé à se faire un nom en dirigeant les Olympiques de Hull vienne le rejoindre, même si c'est de façon posthume.

«Je ne sais pas qui va faire son discours d'acceptation, mais je vais être très fier pour eux. J'avais rencontré Pat quand il a commencé à diriger les Olympiques, il était toujours un gentleman, doté d'un excellent sens de l'humour. Il m'avait même déjà raconté qu'il venait parfois épier nos pratiques dans les gradins du Centre municipal», confiait-il récemment.

L'homme qui compte le plus de victoires de l'histoire du hockey junior canadien (1194) est impressionné par la carrière qu'a connue son ancien rival de l'autre côté de la rivière des Outaouais.

«Sa carrière a été incroyable. Trois titres d'entraîneur de l'année, avec trois équipes différentes par surcroît. Il était très respecté dans le milieu du hockey. Pour arriver à mettre les joueurs de votre côté, c'est que vous faites les choses comme il faut», a-t-il ajouté.

Marc Brassard, LeDroit

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