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Sans Pat Burns, plusieurs hommes de hockey de la région n'auraient peut-être pas pu se faire un nom.

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Après une première décennie difficile, Pat Burns a lancé la tradition d'excellence des Olympiques en les menant à la coupe du Président de 1986.

Ce fut la première d'une récolte de sept championnats de la LHJMQ au total, en plus d'une coupe Memorial alors que ses successeurs Alain Vigneault (1988), Robert Mongrain (1995), Claude Julien (1997, coupes du Président et Memorial) et Benoît Groulx (2003, 2004 et 2008) ont continué sur la voie qu'il avait tracée.

Vigneault et Julien ont également suivi ses traces jusqu'à la LNH, où on les retrouve aujourd'hui à la barre des Rangers de New York et des Bruins de Boston, respectivement. Groulx pourrait l'imiter un jour également, lui qui a déjà eu un essai dans la Ligue américaine.

«C'est drôle de constater que j'ai fait presque le même cheminement que lui. J'ai été avec les Olympiques, j'ai été à Montréal, au New Jersey et à Boston, comme lui. Il n'y a que Toronto où je ne suis pas allé alors que Pat y est passé. Le meilleur souvenir que j'ai de lui, c'est que lorsque j'ai gagné le Jack-Adams (en 2009), c'est lui qui me l'a remis. C'était un honneur de recevoir ça de lui, surtout connaissant sa situation à ce moment-là», confiait Julien récemment, lui qui, comme Burns, avait aussi fait le saut chez les professionnels en dirigeant le club école du Canadien dans la Ligue américaine (Hamilton dans son cas, Sherbrooke dans celui de Burns).

L'entraîneur originaire d'Orléans pouvait toujours demander conseil à son prédécesseur s'il en ressentait le besoin, et celui-ci était toujours prêt à l'aider. «Il m'a même déjà recommandé pour le poste d'entraîneur à Providence quand il était à Boston, il a toujours cherché à m'aider», relate Julien.

Vigneault peut dire la même chose, Burns l'ayant même sollicité à un moment donné pour être son adjoint pour un emploi qui ne s'était finalement pas matérialisé, avant qu'il n'aboutisse au New Jersey.

«Il était entre deux jobs, je ne me souviens pas trop quand. C'était dans le temps où j'avais été congédié par le Canadien et que je me cherchais du travail, j'étais dépisteur pour St. Louis. Il m'avait appelé parce que quelqu'un l'avait approché, mais finalement ça ne s'est pas concrétisé, le coach en question avait gardé sa job, je ne me souviens plus exactement c'était qui. J'aurais bien aimé travailler pour Pat, j'y serais allé, c'est certain. Deux p'tits gars de l'Outaouais ensemble, ça aurait été le fun», raconte l'entraîneur originaire du secteur Hull.

«J'ai toujours gardé contact avec Pat. Je lui ai succédé un an après l'année où ils sont allés à la coupe Memorial et il restait sept ou huit joueurs à qui il avait super bien enseigné. Par la suite, comme on venait du même coin, on se parlait souvent car il était très facile d'approche. Il était un bon mentor pour tous les entraîneurs québécois, il a ouvert bien des portes», ajoute Vigneault, qui se souvient de lui avoir même parlé au lendemain d'une bataille générale entre leurs deux clubs, quand il dirigeant les Draveurs de Trois-Rivières et que Burns était à Hull.

Benoît Groulx remonte encore plus loin avec Pat Burns, son père Gilles ayant été entraîneur-chef avec lui comme adjoint à ses débuts dans le hockey mineur à Gatineau, à la fin des années 1970. Plus tard, à sa saison recrue chez les juniors à Granby, il a eu l'occasion de se frotter aux Olympiques dirigés par Burns une dernière saison, en 1986-1987.

«Pas mal intimidant»

«Je lui parlais à l'occasion dans ce temps-là, mais pour un jeune comme moi, il était pas mal intimidant. Il avait toute une présence. Pour moi, Pat Burns, c'est celui qui, avec Charles Henry, a établi la tradition d'excellence des Olympiques. Il a fait son chemin ensuite, personne ne lui a rien donné. Il s'est ajusté aussi ensuite pour gagner la coupe au New Jersey. C'est un honneur d'être dans son bureau ici (à Robert-Guertin)», mentionne Groulx, qui a des photos de ses trois distingués prédécesseurs sur un mur de celui-ci.

«Charlie (Henry) m'a déjà dit que des trois (Julien, Vigneault et lui), j'étais celui qui coachait le plus comme Pat Burns, et j'avais pris ça comme un énorme compliment. Ça m'a grandement touché car Charlie avait un faible pour Claude et Alain aussi», relate Benoît Groulx.

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