La fierté d'un fils... malgré la distance

Jason Burns... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Jason Burns

Patrick Woodbury, LeDroit

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Orphelin de père en bas âge, Pat Burns n'a pas été très présent pour ses propres enfants quand ils étaient jeunes en raison de son travail d'entraîneur dans la LNH.

Son fils Jason et sa fille Maureen, qui habitent tous deux en Outaouais, ont été là pour lui lors des dernières années de sa vie, cependant, et ils seront présents à nouveau pour lui en fin de semaine à Toronto lors des festivités entourant son intronisation au Temple de la renommée du hockey, accompagnant sa veuve Line.

Comme son célèbre père à ses débuts dans le hockey à Gatineau, Jason Burns a été entraîneur au hockey mineur pendant quelques saisons, avant de prendre une pause cette année afin de consacrer plus de temps à sa famille, incluant sa fille Béatrice, âgée de trois ans.

Il dit éprouver le même genre de fierté pour l'honneur décerné à son paternel que s'il s'agissait d'un de ses rejetons, un peu comme lorsqu'il a été témoin de la conquête de la coupe Stanley par les Devils en 2003.

«En ayant été dans le hockey mineur, j'ai vu vraiment comment les parents sont avec leurs enfants, à quel point c'est intense et comment ils vivent ça à travers leurs enfants, ni plus ni moins. C'est un peu le même principe pour ça, quand ton père est impliqué. C'est ton père, tu veux qu'il gagne. Ce n'est pas comme un joueur qui performe sur la glace. Mais quand il atteint ce moment-là où il gagne la coupe Stanley, tu veux être là avec lui», a-t-il raconté lors d'une récente entrevue.

«C'était un bon moment, quand il avait la coupe dans les bras et qu'il regardait vers nous (Maureen et lui) dans les estrades, je n'oublierai jamais ça. Je me souviens qu'après les festivités, on est parti de l'aréna tous les deux. On ne s'est pas dit grand-chose, on était un peu sous le choc, 'Wow, qu'est-ce qui vient de se passer?' Quand je suis débarqué de son camion, je lui ai dit, 'Tu viens de gagner la coupe Stanley, man. Il a dit 'Oui, je sais', mais il ne semblait pas le réaliser», ajoute-t-il.

Ce sont de tels souvenirs partagés dans le monde du hockey professionnel que Jason Burns apprécie le plus, alors que Pat n'était pas très présent dans sa jeunesse pour l'élever, tâche qui a incombé à sa mère Danielle, sa deuxième conjointe, ainsi qu'à ses parents à elle.

«Je le voyais six ou sept fois par année peut-être. Ça n'a jamais été facile, quand ton père n'est pas là, tu as toujours une petite amertume en toi. Plus jeune, c'est dur à comprendre, mais quand tu vieillis, tu comprends qu'il devait travailler. Ce n'est pas un job comme les autres, mais à quelque part, c'est un job comme un autre. Il y a des vendeurs qui sont sur la route et ne voient pas leurs enfants non plus, et ils font un centième du salaire d'un coach dans la LNH», souligne-t-il.

«C'était tough, mais en même temps, j'ai vécu des affaires vraiment cool, comme faire des voyages avec ses équipes. J'étais adolescent quand il était à Toronto et j'avais mon track suit et j'allais derrière le banc et je donnais des high five au gardien substitut, Damian Rhodes, quand les Leafs comptaient», poursuit celui qui travaille aujourd'hui comme pompier à la Ville de Gatineau.

Plus tendre

L'entraîneur était reconnu comme un dur avec ses joueurs et avec les médias, mais il avait aussi son côté plus tendre. Il était pareil avec ses enfants, selon son fils cadet.

«Comme tout le monde, il avait ses hauts et ses bas. Il ne mélangeait pas trop son travail et la famille en tout cas, il pouvait être un peu bourru après une défaite cuisante, mais pas tant que ça. Il faisait ses crises à l'aréna, je pense... Quand je le voyais, il n'était pas si dur que ça avec moi. Il voyait bien que j'étais bien élevé, le chef de police ne l'appelait pas pour lui dire que je causais du trouble. Avec moi, il était bien correct. Il a peut-être été plus tough avec Maureen plus tard, mais ça, ça lui appartient», relate Jason.

Maureen Burns, qui a donné un petit-fils à Pat (Samuel) et est issue d'une première union, a décliné une demande d'entrevue pour cette série.

Pat Burns était également le beau-père des enfants de Line, Maxime et Stéphanie. Il était le plus jeune d'une famille de six enfants, son frère et ses soeurs devant être à Toronto en fin de semaine eux aussi, tout comme son cousin Robin Burns, son ancien agent qui a joué brièvement dans la LNH pour les Scouts de Kansas City et les Penguins de Pittsburgh.

Une belle fête de famille en vue, sans l'invité d'honneur malheureusement.

Mbrassard@ledroit.com

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